Sat. I, X, 6.-2. Epist. ad. famil. VII
3. Cic. Epist. ad famil, XI, 28. Lauteur de cette belle lettre est-il le même que le poète? On l'a quelquefois mis en doute; on a distingué un C. Matlius, ce serait le premier, et Cn. Mattius, ce serait le second. Cette distinction n\a pas été admise par deux de nos critiques les plus distingués; en 1838, par C. Magnin, Origines du Théâtre moderne j Introduction, p. 356; récemment, en 1864, Ï86.i, parM. Boissier, articles de la Revue des Deux-Mondes ; Cicéron et ses amis, p. 328.
4. Pline le Jeune, Epist. VI, 21, en attribue à un poète comique, fort distingué, de son temps, Virginius Romanus (voyez plus haut, p. 302) . dans un passage qui peut faire comprendre à quels mérites mattendus pouvait s'élever un genre tel que le mime : <» Scripsit mimiambos tenuiter, argute, venuste, atque in hoc génère eloquentissime. Nullum est enim genus, quod absolutum non possit eloquentissimum dici.»
ANCIENNE COMÉDIE LATINE
ne paraît pas être de cet avis, puisqu'il n'en a pas fait mention dans son recueil. Mattius les écrivait dans un mètre honoré du nom d'Hipponax, scazonte hipponacteo, dit Térentianus Maurus, qui le loue d'avoir reproduit, avec le mètre, l'agrément de son modèle ^ Aulu-Gelle et Macrobe ne lui ménagent pas non plus les éloges^. Ce qui leur plaît surtout chez lui, ce sont ces recherches savantes, ces grâces coquettes de style qui, chez les auteurs de mimes de ce temps, chez Labérius, même chez Publius Syrus, paraissent avoir été une sorte de réaction contre la bassesse du genre.
Le mime ayant, à son tour, fatigué, Vatellane fut reprise avec succès, par Mummius, au temps de Tibère, à ce qu'on croit, puis il revint à la mode. Le mime et Vatellane sont la comédie de l'Empire : ils prennent la couleur de leur temps, de plus en plus licencieux, et à l'obscénité ajoutent un excès de licence impie, qui a fourni des armes à Tertullien, une cruauté sanguinaire digne des princes féroces et du lâche peuple qu'ils devaient amuser. Diane fouettée, le Testament de Jupiter, les Amours de Gybèle, les Trois Hercules allâmes, tels sont, selon Tertullien ', les titres ou les sujets de ces mimes. Nous savons, par l'historien Josèphe*et par Martial ^ qui a loué bassement de tels spectacles, que, sous Domitien, dans un mime dont le brigand Lauréolus était le héros, un supplice réel ensanglanta la scène, un condamné périt sur une croix.
Dans une histoire complète qu'on ne se propose point ici, on aurait à recueillir bien des exemples de ces honteuses, de ces affreuses prostitutions de la muse comique ; on y trouverait aussi l'occasion de la réhabiliter quelque peu, en racontant, d'après les historiens de l'Empire, comment, dans Vatellane, dans le mime, elle éleva quelquefois une voix courageuse contre la tyrannie
Malheureusement, i'e la fabula togata, de la fabula ta-