‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 422 sur 513 · Ribbeck, p · texte numérisé non relu

Ribbeck, p

3. Epist. ad. famil. XII, 18. Cicéron n était pas si indifférent à regard des mimes qu'il le témoigne ici. Il se les rapiielle et les cite assez souvent. (Voy. Philipp. 11, 27; De Orat. Il, 61, 04, 67, etc.)

« Je me suis à ce point endurci, qu'aux jeux de notre cher César j'ai pu souffrir patiemment la présence de T. Plancus, les vers de Labérius et de Publius. »

Ego sic jam obdurui, ut, ludis Caesaris nostri, œquissimo anime viderem T. Plancum, audirem Laberii et Publii poemata.

Tautre refusant d'approuver certains ouvrages par la raison qu'il lui faudrait admirer aussi comme de beaux poëmes les mimes de Labérius.

Nam sic Et Laberi mimos ut pulchra poemata mirer'.

Revenons à l'histoire du mime et ajoutons-y, à l'époque qui nous occupe, celle de ses plus éclatants succès, deux noms encore. L'un se trouve dans cette lettre de Cicéron^, rappelée plus haut, où il menace plaisamment Trébatius des railleries de Labérius ; il ajoute a et de notre ami Valérius. » On ne sait quel est ce Valérius ; mais, d'après le sens général de la phrase, on est tenté de voir en lui un auteur de mimes. L'autre nom, Cn. Matins, désigne un personnage qui nous est mieux connu. C'était celui d'un ami de César ', un de ces officiers qui formaient en Gaule comme sa cour littéraire. Matins mêlait, en amateur que ne gêne point une vocation spéciale, deux sortes d'occupation bien disparates, une traduction en vers de l'Iliade et la composition de ce qu'on appelait des mimiambes''. Étaitce une sorte de mimes? Bothe le pense; mais M. Ribbeck

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