De Lifig. lat V, 17. Voyez plus hiut, p. 381. —5. ma
telle, et je m'explique pourquoi le poète, qui voulait en ,a faire la conclusion et l'encadrement de toute son œuvre satirique, y est revenu au vers dont il s'était d'abord et le plus constamment servi, à l'hexamètre,
1^ Primo ne médium, medio ne discrepet imum.
S'il y a tant de difficulté aujourd'hui à retrouver le contenu des deux recueils dont s'est formée la collection complète des satires de Lucilius, il n'y en a pas moins à déterminer ce qui, dans ces modes successifs de publication, est du fait de Lucilius, ou doit être attribué aux grammairiens ses éditeurs, ses correcteurs, ses commentateurs. On l'a tenté cependant, et il serait long de rapporter toutes les assertions émises, sans autorités suffisantes, sur les époques probables, les auteurs présumés de tant de remaniements. On y a fait assez généralement une grande part j' J à Valérius Gaton, parce que, selon Suétone \ il avait, chez le grammairien son maître, étudié particulièrement Lucilius; que, selon Horace, ou du moins selon l'auteur de Texorde postiche ajouté à sa dixième satire, il avait corrigé les vers dû vieux poète; enfin parce que Furius Bibaculus, probablement, a dit de lui * :
Cato grammaticus, latina Siren, Qui solus legit ac facit poetas.
Cette dernière preuve n'est pas bien forte; facit poetas doit évidemment s'interpréter par ce qui, chez Suétone, précède immédiatement la citation : Docuit multos, visasque est peridoneus prœceptor maxime ad poeticam tendentibus; ut quidem apparere vel his versiculis potest. Entendre que Gaton non pas excellait à lire, k interpréter les poètes, et par là à en produire de nouveaux, mais devenait l'auteur de ce dont il n'était que Téditeur, faisait en quelque sorte les poètes auxquels il donnait ses soins, semble bien peu naturel. M. J. Becker, qui pense que Valérius Gaton a