De Offk. III, 21. Cf. Suet. J. Cas. xxx
4 Euripid. Ilippol, 608. Êdit. Boisson., t. II, p. lll, 342. 5. De O/'/ic. III, 29.
CICERON
la morale , mais aux croyances officielles. Bien longtemps après Ennius, après Pacuvius* et d'après Euripide^, Cicéron' y réduisait Jupiter, le dieu très-grand et très-bon, à n'être qu'une simple personnification de l'air.
Vois-tu là haut répandu partout, sans limites, cet éther qui dans sa tendre étreinte tient la terre embrassée ? Dis que c'est le plus grand des dieux, que c'est Jupiter.
Vides sublime fusum, immoderatum œthera, Qui tenero terram circumjectu amplectitur : Hune summum habeto divum, hune perhibeto Jovem.
Il serait long et fatigant de relever les emprunts faits par Cicéron à d'autres poètes grecs de divers genres et de divers âges*. Il vaut mieux insister sur la lutte honorable qu'il a quelquefois soutenue contre leur maître commun, le grand Homère *. C'était une lutte obligée: comment, citant des poètes, ne pas citer Homère, et, d'autre part, comment le citer sans le traduire soi-même? Il ne pouvait être question de transcrire la trop antique traduction de Livius Andronicus que Cicéron compare quelque part à un ouvrage de Dédale*. Celle d'Actius Labéon, qu'on croit de date ancienne, devait rebuter déjà par sa littéralité grossière et surannée. Quant à celle de Matius, dont quelques fragments nous font connaître l'élégance, un peu archaïque elle-même, si son auteur était, ce dont on doute, le C. Matius ami de César et de Cicéron', elle pouvait bien n'avoir pas encore paru®. Cicéron, selon toute apparence , se trouvait sans intermédiaire acceptable en présence du texte homérique.