‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 487 sur 513 · TuscuL I · texte numérisé non relu

TuscuL I

4. CreA'p/io<ew, fragm. IV. Édit. Boisson, t. V, p. 318, 455.

POÉSIi: LATINE. 'I "■ ^9

CICÉl^ON.

Is'omettons pas de rappeler que Cicéron a aussi reproduit, ( t en bons vers, mais pour les blâmer, les réfuter, ou bien pour les expliquer, quelques-unes de ces maximes que pouvait excuser, dans les tragédies d'Euripide, le caractère ou la situation du personnage, mais auxquels, hors de \h, leur tour sentencieux donnait une portée générale fâcheuse. Telle est celle dont s'autorise, dans les PhéniciennesS l'ambitieux

Étéocle et dont h son exemple, c'en était l'éclatante condamnation, César aimait à s'autoriser. Atlius, auteur d'une imitation des Phéniciennes, s'était probablement abstenu de la ^eproduire^ puisque Cicéron, avec une modestie qui ne lui est point habituelle, demande grâce pour la traduction qu'il est obligé d'en faire: « quos (versus) dicam, ut potero, iûcondite fortasse, sed tamenutres possit intelligi. w

Si Ton peut violer la justice, c'est pour régner: en tout 'e reste il faut être juste.

Nam si violandum est ius, regnandi gratia Violandum est: aliis rébus pietatem colas*.

Telle est encore la distinction subtile, l'espèce de rentriction mentale, par laquelle, dansl'Hippolyte *, le fils de Thésée s'excuse de ne pas tenir le serment obtenu de lui par la nourrice de Phèdre;

La bouche a juré, mais non pas l'âme.

Cicéron qui Ta mal justifiée, à mon avis, Ta bien rendue :

Juravi lingua, mentem injuratam gero'.

Terminons cette revue par des vers qu'on ne peut pas davantage négliger d'y comprendre, vers hardis, qui s'attaquaient, non plus, comme les précédents, aux principes de

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