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8. Sur ces traducteurs d'Homère et sur les traductions d'Homère parCicéron, voir, dans la Bibîiotheca classica latina de Lemaire, Wernsdorff, Poetœ latim minores^ t. III, p.'474 et suivantes.

CICÉRON

CICERON

Il semble l'avoir quelquefois traduit de mémoire Od ^e.t le conclure d'une erreur relevée dans f°;i t"f JJ^ ^ Gloire par Anlu-Gelle'. Au septième livre de 1 Ijiade>, Hec or réglant d'avance les conditions d'un combat s.nguber en.re lui et celui de leurs principaux guerriers que les Grecs desicneront, et stipulant que les armes du vaincu appartiendront au vainqueur, mais que son corps sera rendu pour recevoir la sépulture, termine ainsi son discours:

Oue si ie 'etue Apollon m'accordant celte gloire, j'enlève r,rs;?armes je les porterai dans la haute II ion, je les suspendrai dVnsTe temple V dieu qui lance au loin ses traits: pour drai dans le lemp ,. j^jg^ai emporter dans vos vaisseaux, afin son corps, f^ Jf ^ '^ '^'^'''Xvelure lui rendent les derniers Tonneurf nu'.ls lui él^ent un tombeau près du large Helles- Innt et àu^un jour quelqu'une des générations tutures, dont F vlUseau d" sera près de là sur la somLre mer, puisse due. Vout le monument'^ d'un mort d'autrefois, d'.n (guerrier qui Ton ba combauant vaillamment, sous les coups de r illustre Hector Voiîà ce qu'un dira et jamais ne périra ma gloire.

Trompé par ses souvenirs, Cicérou avait prêté k l'adverssirr d'Heclor, Ajax, ces éloquente, paroles ainsi rendues par lui dans des vers corrects, mais un peu secs et un peu iro.ds.

Hic silus est vitae jam pridem lumina linquens Oui quondam Hectoreo perculsus concidit ense. Fabitur lioc aliquis; mea semper gljria vivet.

Cicéron a quelquefois mieux réussi, noîamment dans

deux morceaux, beaucoup plus étendus, p us travailles ou

parait mieux son talent de traduc.eur la facture régu-

ière et déjà élégante, sans assez de sou.ilesse encore, de ses

l^rs, uo sentiment poétique digne d'un interprète d Homère.

Dans un de ces morceaux», Cicéron a traduit une partie du Surs par lequel, audeuxième livre de l'Iliade', Ulysse, et non pas Agam'emnon, comme le lui a fait dire une nou-

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