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vô le ( rreur dr mémoire et comme on Ta répété trop fidèlenieiit d'api-ès lai, par lequel, dis-je, Ulysse encourage les Grecs à persévérer dans leur entreprise et à en attendre le terme prochain qu^a annoncé Calchas. Homère l'avait fait parler à peu près en ces termes:
. Prenez patience, amis, et demeurez encore, afin que nous puissions reconn; lire si Calchas nous a prédit ou non la vérité. Nous savons, vous en fûtes témoins vous tous a qui les Parques n'ont pas envové le trépas, il semble que c'était hier ou le jour d'aNant, nous savons ce qui eut lieu quand les vaisseaux des i recs se rassemblèrent dans le port d'Aulis, pour aller porter la ruine chez Priam et chez les Troyens Nous entourions un saint autel, oHrant aux immortels une hécatombe : c était près d'une fontaine, sous un be .uplatane, au pied duquel coulait l'eau limpide. Alors s'offrit à nos yeux une chose étranj^e : un draffon, au dos de rouge couleur, à l'aspect affreux, prodmt au jour par le maître de l'Olympe lui-même sortit de dessous rautel et s'élança vers le platane. Au faîte de l'arbre, sur sa dernière branche, se cachait dans le feuillage une tendro couvée de passereaux ; ils étaient huit, un neuvième oiseau c était la la mère, celle qui les avait fait naître. Le serpent, amigeant spectacle! dévora les passereaux, tandis qu alentour volait a mère éperdue se lamentant sur ses chers petits; elle-même, le serpent, d'un de ses replis, l'enveloppa, battant d^^^^ileset poussant son dernier ci i. Quand il se fut repu despeits et de lame^e le dieu qui l'avait fait apparaître en lit un signe mémorab e le fils du rusé Saturne le changea en pierre. Nous cependant, nous ét^onsfrappésde stupeur en présence de ces prodiges qm avaient interrompu l'hécatoml e. Gafchas alors, interprétant le présage nousdit: a Pourquoi, ô Grecs, restez-vous sans voix : Ceci est un "rand signe que nous montre Jupiter, le signe d'événements
Tardifs, tardivement accomplis, dont la gIo;^«/^Pt'''r^irp"''le; De même que le serpent a dévoré les enfants et la mère les huit passereaux et un neuvième oiseau celle fl^i le^^^^it fait naître, de mêaie nous, pendant un nombre égal d années, nous ne cesserons de combattre là où nous allons et dans la dixième enfin nous prendrons la ville aux larges rues. j> Voila ce qu il nous annonça et qui maintenant reçoit son accomplissement Demeurez donc tous ici, ô Grecs, jusqu'à ce que nous ayons pris la grande ville de Priam.
De la libre * traduction de Cicéron, écrite en vers bien
1. voir les notes de Heyne sur le II- livre de VIliade. Il y relève, vers par vers, les inexactitudes de cette traduction.
CICÉRON
CICERON
faits, d'un style terme, mais qui remplace le mouvement aisé, Tabandon du grec par de la raideur, je citerai le passage où est décrite la terrible scène des oiseaux dévorés par le serpent, scène si vive, si pathétique chez Homère, et frappante encore, avec quelque infériorité, chez son interprète : elle Test moins dans le tableau plus facle, plus élégant qu'en a retracé Ovide *.
Sub platano umbrifera, fons unde émanât aquaï, Vidimus immani specie tortuque draconem Terribllem, Jovis ut pulsu penetrabat ab ara ; Qui platani in ramo foliorum tegmine septos Gorripuit pullos : quos quum consumeret octo, Nona super tremulo genitrix clangore volabat...
Les derniers vers sont aussi à rappeler.
Tum Calchas haec est fidenti voce locutus : Quidiiam torpentes subito obstupuistis, Achivi? Nobis hœc portenta deum dédit ipse creator, Tarda, et sera nimis, sed fama ac laude perenni. Nam quot aves tetro mactatas dente videtis, Tôt nos ad Trojam belli exantlabimus annos, Quas decimo cadet, et pœna satiabit Achivos. Edidit haec Calchas: quae jam matura videtis.
Gomme Tlliade, l'Odyssée est représentée dans les traités philosophiques de Gicéron par un morceau qui fait honneur h son talent poétique. Il y a répété, non sans agrément, sans charme même, le chant par lequel les Sirènes cherchent à séduire Ulysse, à l'attirer dans leur île :
Viens ici, très-illustre Ulysse, honneur de la Grèce, arrête-toi près de nous, pour entendre notre voix. Nul encore, montant un noir vaisseau, n'a passé devant ce rivage sans prêter l'oreiUc aux accents doux comme le miel que nous faisons entendre, sans s'éloigner le cœur charmé et avec plus de science. Nous savons tout ce qu'ont supporté dans les champs de Troie, par la volonté des dieux, les Grecs et les Troyens ; nous savons tout ce qui se fait sur la face de la terre*.