PLANCHE I
Figrire (a). — Réduction de l’oxyde de cuivre sec, à 150°C. Figure (b). — Réduction de l’oxyde de cuivre sec à 182°C.
Figure (c)}. — Réduction de l’oxyde de plomb à 240°C,
Oxyde d'Argent
La littérature signale un certain nombre de mémoires qui traitent de la réduction de l’oxyde d'argent par l'hydrogène. WouLer () indique la réduction à 100°C. et CoLsox admet une réduction très lente en présence d’eau. même à 0° C. Il est déjà mentionné dans les travaux de GLAsER, que l’oxyde serait réduit d’une façon appréciable vers 34° C.
Nos expériences successives ont été faites à des températures variables, ne dépassant pas toutefois 200° C.. qui est une «température d'équilibre pour la dissociation de l’oxyde d'argent» d'après A. KF. BENTon. Nous avons opéré avec des produits fraichement préparés et avec de l'oxyde d'argent vieux de quelques années.
L'oxyde d'argent mis en expérience à été, dans tous les cas. préparé dans l'obscurité. La chambre noire, où Fon effectuait les manipulations était éclairée par une source lumineuse filtrée sur écran jaune et écran rouge.
On traite une solution de nitrate d'argent, recristallisé dans de l'eau bidistillée par une solution de potasse pure. Le précipité obtenu. avec des liqueurs tièdes, est filtré. essoré, séché à 80-140° pendant plusieurs jours. La poudre est placée dans des flacons noirs, conservés dans une cloche à paroi noircie. On utilise la soude fondue en plaques comme desséchant.
Le produit sec est tamisé entre deux mailles consécutives de toile de soie, de façon à avoir des grains de
(1) WonLEr. — Liebigs Ann., 30, 4, 1839.