‹ Études sur la réduction des oxydes métalliquesChapitre 41 sur 41 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Dans le travail précédent j'ai étudié la réduction par l'hydrogène de différents composés (oxydes, sels).

a) J'ai conduit un caleul approximatif qui m'a permis d'obtenir une équation différentielle du phénomène. L'intégration approchée par développement en série donne une expression analytique de la courbe de réduction. L'étude mathématique de la solution proposée met en évidence les principaux caractères expérimentaux rencontrés dans la suite (autocatalyse: point d'inflexion; induction où pseudo-induction au départ de la réaction). En outre, comme les courbes expérimentales enregistrées suivent constamment la cinétique de la réaction, j'ai pu par l'étude de leurs transformées logarithmiques, indiquer, dans le cas spécial étudié, un moyen de résolution des intégrales Euleriennes de seconde espèce pour une valeur quelconque de la limite supérieure de la variable.

b) J'ai pu suivre automatiquement la phase gazeuse. J'ai enregistré ses variations de volume, la pression restant constante, grâce à une modification de l'appareil type décrit par À. A. Gunrz. Cet instrument doit rendre des services très tmnporlants en physico-chimie. De construetion facile, il est stable, fidèle. Il demeure capable de suivre les réactions même les plus rapides (de quelques heures à une demie heure).

c) L'étude de loxyde de cuivre a donné quelques fornules numériques approchées de la réaction de réduction. J'ai calculé l'adsorption de l'hydrogène par le cuivre métallique, issu de la réduetion. Jai montré qu'à une température inférieure à 180°, il peut se former un sous-

oxyde au début de la réaction. De plus, et qualitativement, j'ai essayé de mettre en évidence l'hydrure de euivre susceptible de prendre naissance dans certaines conditions.

d) Une étude identique, mais plus succinte, à cause de la température de réduction élevée que mon four devait réaliser a été faite avec l’oxyde de plomb. J'ai calculé l'adsorption du plomb réduit pour l'hydrogène à 240° C.

e) J'ai poursuivi une étude aussi complète que possible de la réduction des sels d'argent. L'oxyde d'argent à donné lieu à de nombreuses déterminations. Caleul de l'adsorption de l'hydrogène par l'argent réduit, à différentes températures. Calcul de l'expression analytique approchée de nombreuses courbes.

f) J'ai déterminé la valeur de l'énergie d'activation dans bien des cas. J’ai montré le rôle important de traces d’eau présentes dans l’oxyde, aussi bien pour la vitesse de la réduction de l'oxyde que pour la nature de l'argent métallique obtenu. L'eau est indispensable à la formation d'argent réduit colloïdal.

g) La réduction du phosphate triargentique m'a permis de mettre en évidence le phosphate diargentique et de montrer l'importance de cette réaction pour la préparation de l'argent colloïdal. J'ai fait une étude de léquilibre.

h) Le pyrophosphate observé à donné lieu à des remarques semblables. J'ai pu mettre en évidence le pyrophosphate acide.

i) L'oxalate d'argent donne une réduction à température voisine de celle de sa décomposition.

j) J'ai ensuite observé la catalyse de la réaction hétérogène. J'ai fait varier: la température de la réaction.

io) EMILE BELTRAN

la pression (variations très faibles) et j'ai noté les accélérations résultantes.

k) La division des produits ne provoque pas une modification très sensible de la vitesse. Pratiquement l'état de division (grains plus ou moins gros et homogènes) ne joue pas un grand rôle dans la réaction même.

l) J'ai aussi observé l'effet de la compression et la réduction de pastilles d'oxyde d'argent. J'ai mis en évidence le rôle de l’eau tout au cours de la réaction.

m) J'ai montré l'influence capilale de l'argent métallique, employé comme catalyseur de réduction.

n) L'action de Zno est faible, ou nulle. La catalyse est pratiquement sensible dans Ia réduction du phosphate d'argent.

o) Le gel de silice ne présente aucune propriété catalvtique dans la réduction de loxyde d'argent.

Cette étude de la catalyse (métal, Zno) à confirmé lhypothèse de la réaction photolvtique et la conception de l'ionisation provoquée par les métaux.

p) J'ai complété mon travail en étudiant l'action d'une tension électrique constante sur la réaction. J'ai obtenu des résultats coneluants. L'inversion du sens de la tension augmente ou ralentit la vitesse de réaction. J’ai ealculé une formule approchée de la vitesse initiale de la réaction en fonetion de la tension appliquée.

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