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Études sur la Réforme française

Des amis, assurément trop indulgents, m'ont donné le conseil de rassembler quelques-uns des essais que j'ai donnés à diverses époques sur la propagation de la Réforme en France au xvi^ siècle. Avant de les livrer au public, il m'a paru nécessaire d'indiquer ici l'origine même de ces études, et de rendre visible le lien qui les unit.

En 1893, dans la leçon d'ouverture d'un cours professé à l'Université de Clermont (1), je tentais de tracer les linéaments du sujet. Reproduire l'essentiel de cette leçon, ce sera, semble-t-il, donner aux essais qui suivent, la plus logique des préfaces :

Nulle part peut-être, disais-je, la Réforme n'est plus essentielle à étudier que dans notre pays de France. En effet, l'histoire des xvi^ et xvii*^ siècles s'est faite dans des conditions telles que, sauf exception, les peuples septentrionaux et germaniques sont devenus protestants, les peuples méridionaux et latins sont restes fidèles à la vieille Eglise. La France, cjui est du Nord et du Midi, qui porte dans sa langue, dans ses institutions et dans ses mreurs, jusque dans sa littérature et dans son art, la marque indéniable d'une double origine, la France était un champ clos où Rome et l'antipapisme combattaient à armes égales. — Henri IV ne disait pas : le champ clos ; il disait : la salle de danse. — Si l'une des deux croyances avait, sur notre sol, décidément ruiné sa rivale, il paraît infi-

(1) Leçon publiée dans la Bévue des Conférences du l^'mars 1894, p, 499-505.

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