‹ Études sur la révolution françaiseChapitre 135 sur 198 · Tome H · texte numérisé non relu

Tome H

g dgnific&tioiis dans lesquelles tombent les BOnu dfli intrigants.

Hiis, si ooonfir d'aventures que p&t être Puisaye, il 'Mt difficile d'admettre qu'il ait eutrovu la possibilité de . ftandur 1m bairiènB de Paris, d'y entrer, de s'en rendre HMÊbn flfc' de le donûner avec trois à quatre mille îusiu'- 1, oar Ioê -tant* inum-rectionnelles n'ont jamais dépassé M dlîfi^ et n'ont jamais pu, en traversant tant de popn- Hf ni soulever ces populations, ni recruter I TdontairH parmi elles, ni eu obtenir d'antre VCpie les étapes imposées par lamenaee. La marche nlâiis de eea fbioeB se composait ponrt&nt du parcours I«nl à Oaen, de Vannes et de Rennes à Caen, de plfaliper et de. Brest à Caen, puis de Caen à Pacy. On i/Ai lôen plntAt croire au projet imputé à Puisaye, pour aOMlier oea feroes au secours de l'année vendéenne, de les ç(a){>romettn le plus possible vis-à-vis du gouvernement, de lam laisser au besoin subir un échec et de lea entraîner à chercher enlîii nu refuge dans les rangs Je rinsurrectiou vendéenne.

Mais l'année insurrectionnelle elle-même, tout m subissant le commandement de Puisaye, ne manifestait pas nne grande sympathie pour son général. On ne peut s'en prendre à ses procédés envers elle, car il ser^t ïnex&ct de dire, conmie Louvet l'a inventé, qa'il n'eût pas aaset ménagé ses forces, â 35 lieues de là, Louvet, qui se tenait à Caen et qui se trouvait probablement incommodé de la chaleur de juillet dans une année exceptionnelle ellemême, s'est imaginé que Puisaye fatiguait ses hommes BOUS les rayons du soleil de midi, et, partant de là, il a dressé un petit chef d'accusation contre Paisaye, comme

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en dressait Louvet. H y a manqué la vérité, car Poisaye n'a fait faire un mouvement à ses troupes que le matin et le soir, et n'a pas déplacé un seul homme dans Tintervalle de midi à quatre heures.

Ce qui nuisait à Puisaye, c'était la personne, les opinions et les projets qu'on lui supposait Bougon non plus, le futur Vendéen, ne paraît pas s'y être trompé, et c'est probablement comme indice d'une aversion générale qu'en écrivant à Wimpfen, il lui disait de Puisaye : € Je € vous confie qu'il n'a pas les esprits pour lui; je vous € dirai ce que je crois être la cause de cette prévention d défavorable et peut-être injuste, mais qui est presque € générale. t>

11 n'est donc pas étonnant que, dès le moment où Puisaye avait pris le commandement, il ait eu la précaution de disperser les volontaires d'Evreux € dans les « bataiUonfl étrangers, i.

Son premier soin a été de faire filer ce qui restait des forces dans Evreux, et d'y comprendre ce qui s'y trouvait encore des volontaires de cette ville.

A ce propos, et pour se rendre compte de la force à laquelle était réduite l'insurrection dans l'Eure, il n'est pas inutile de constater le nombre approximatif des volontaires, non plus du département, on a vu qu'aucun district n'avait envoyé un seul volontaire à son chef-lieu, mais du chef-lieu lui-même.

Vaultier a évalué les forces insurrectionnelles qui se sont trouvées à l'affaire de Brécourt. Il a voulu rectifier des assertions historiques, trop facilement produites. Il paraît très-rapproché de la vérité, car on ne pourra jaraaig lui trouver qu'une seule omission. Or, dans son évalua-

tion, il compte les contingenta nonn&ndB seulement pour six cents hommes, vraisembîablement en n'y compreosct pae les vigoureux Carabot^, dont il ne parle paa. Le contingent de Caen y entre pour cent cinquante hommes ap]>elé8 l'avant-garde, et le deuxirîme contingent pour ïes cent trente, plus dix-sept, partis de Caen après la revne du 7 juillet, soit ensemble im total de denx cent quatre- Tingt-dix-sept hommes, ne laissant qu'un chiffre de troii oent trois hommes, pour représenter les autres contingents normands de Vire, de Bayeux et d'Evreox. Quant i Vire, Wîmpfen, que Vaultier accuse d'avoir a caeé trop s bas, u volontairement l't systématiquement, a i>ar!« L comme avec nonchalance de Vire et de sou contingent de f Tingt-cinq hommes. Pour nous placer entre Wimpfen et Vaultier, supposons quarante ou cinquante hommes, mâia il semble qu'il n'est guère possible de supposer an-dessou de cent hommes seulement la colonne que, par exagératîoD f |)Cut-être, on a appelée soit le sixième bataillon bis du Calvados, ftoit le batuillon de Jlayoux, cnnimiindé pur Leroy, l'ancien député, futur cokmel adjudant général de ruinée royale de la Vendée. A l'époque où il en était encore temps, je n'ai pas pris d'informations à cet égard aufoès des acteurs de ces évéDements, mais, d'après lee renseignements que je viens de reproduire, il me semble certain que le contingent d'Evreox, resté le seul contingent de l'Eure, qui a pu être plus nombreux à l'origine de l'insarrection, dans l'ardeur des premiers jours, ae comprenait pas même deux cents hommes, sous la direction de Bougon,-et sons le commandement de Fuisaye au moment décisif. Quoi que l'on fasse, quoi que Ton dise, c'est i cette proportion dans sa force armée que s'est réduite la

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broyante insurrection de l'Eure, qui a occupé une place dans rhistoire de nos grands événements révolutionnaires.

Quoi qu'il en soit, voilà en ce moment, le 1 3 juillet 1 793, toutes les forces disponibles rassemblées à Pacy. Ces ont des forces destinées à marcher sur Paris ; elles en occupent la route, car Pacy est aussi sur la route de Paris à Caen, ancienne route royale, ou, pour mieux dire, route embranchée à Bonnières sur la route d'en bas, de Paris à Bouen.

Pour se diriger de Pacy sur Paris, il suffit donc de continuer à suivre cet embranchement de la route de Oaen, de l'est à l'ouest, jusqu'à Bonnières, et là, de prendre à droite la route de Paris qui forme un coude tellement marqué, qir'elle redescend du nord au sud à partir de Bonnières jusqu'à Bosny, où elle prend brusquement encore la direction de l'est à l'ouest, vers Mantes.

Mais, entre Pacy et Bonnières, à peu près à égale dis* tance de l'un et de l'autre, se trouve Ohauffour, ancienne frontière de France et de Normandie, dont la tradition s'est bien conservée à travers les siècles et semble encore former, parmi ces populations, deux nationalités distinctes, longtemps séparées par la délimitation en provinces et conservées différentes par la délimitation trop identique en départements.

Or, à Chauffour existait, et probablement existe encore, ime autre route évitant Bonnières, se dirigeant en ligne droite de Chauffour sur Rosny, en coupant l'angle formé par la route de Paris à Bonnières ou à Rouen et par la route de Bonnières à Pacy ou à Caen, en décrivant ainsi un triangle dont le sommet était Bonnières*

L'armée insurrectionnelle marchant sur Paris pouvait donc aborder la route de Bouen à Paris soit à Bonnières,

toit  BoBoy, selon la direction & pen près indifférente qn'elle prendrait à la bifurcation de Chauffoor; d'nn autre côté, la route de Chauffeur à Rosny se divisait elletnème en deux branches, et que l'on pouvait snivre aosai indifféremment, I'huc arrivant devant le château de Bosoy, et l'autre au-delà de ce grand domaine.

Assurément, si, au lendemain do 81 mai, un militaire

fidèle au gouvernement avait min son commandement an

service d'un seul fonctionnaire civil, fidèle aussi, il elît

iffl à ces deux hommes d'un peu de vigueur et d'activité,

as sortir de la légalité, pour avoir raison de quelques hommes fomentant l'ineurrection. De même aussi i

reus, le maire d^ la ville et le procureur syndic de la Vmmune, au lieu d'être réduite à fuir, y auraient mal^

ut maintenu l'autorité du gouvernement, si les officiera

la force armée qui s'y trouvait, dragons de la Manche et chasseurs, n'avaient pas tenu la conduite, tortnease d'abord, qui arait livré cette ftirce armée à l'ineurrectioD.

Mais, cette situation une fois acquise, Caen et Evreni à rinsnrrection, les forces que le gouvernement vonlait leur opposer avaient leur place marquée à Pacy. Pour le cas où Louviers, adhérant à rinsurrection, eût Tooln puseï d'nne parole bruyante à une action quelconque, les forces du gouvernement à Pacy se trouvaient couvertes par Ve^ non qui barrait la rout« d'un cdté, et elles dominaient U vallée de l'Eure au bout de laquelle se trouve Louvien, tout en fermant en même temps la rout« d'Evreox.

La Convention ne s'étont pas déterminée à recoorir i la force avant l'occupation de Pacy par les insargés. Mantes était le seul lieu convenable pour assembler des fcurces et attendre les insurgés eu marche but Paiia,

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