LA BATAILLE PS BB^COURT
puidqne ces forces n'étaient pas encore assess considérables pour les diviser dans les différentes routes, fermer ainsi tous les accès, et avoir la certitude, sans danger, de se retrouver à une bifurcation telle que celle de Ghauffbur.
Les représentants Lindet et Duroy et le général Sepher étaient donc à Mantes, occupant la route de Paris au-dessus des trois voies d'accès par lesquelles on pouvait déboucher sur cette route en venant de Pacy.
Cependant Puisaye, à Pacy, tout en conservant en appar rence Paris pour objectif, quoiqu'il eût très-vraisembla* blement l'intention de ne jamais essayer d'y parvenir, Puisaye s'occupa exclusivement de Vemon. Il avoue luimême n'avoir quitté Evreux qu'avec l'intention d'attaquer Vemon. Cette préoccupation exclusive aurait été raisonnable, si Vemon avait pu remplir une action autre qu'une action purement défensive. Puisaye pouvait ne pas le savoir, pensera-t-on, et ne devait pas s'exposer à ce que, se dirigeant sur Mantes, les forces de Vemon arrivassent à Bonnières et attaquassent les insurgés par derrière, alors qu'ils rencontreraient en tête les forces de Mantes. Cela n'est pas impossible, et pourtant Puisaye savait l'état des choses à Vemon, car il résulte de presque tous les documents que ce ne sont pas les « renseignements » qui ont manqué à l'insurrection.
Quoi qu'il en soit, c'est à Vemon que Puisaye voulait s'en prendre, et, homme de brait, il espéra peut-être un grand retentissement de la prise de Vernon, poste trèsimportant il est vrai, mais dont la chute n'eût pourtant pas réduit Paris aux abois.
A quoi s'est réduite sa démonstration sur Vernon ? Il &ut le rechercher, puisque les audacieux mensonges de
OB QÎfOK A APPELÉ
ftt liomme ont aervi de base à ceux de Wîmpfen, qni n'y it pas, de eon aide de camp, qai n'y était pas non plos, de Ijouvet, qui o'y était paa davantage, et que le toata servi de hase aussi aux histoires qui ont fait rétonnement iea acteurs de ces événements ',
t Noua sommes au samedi 13 juillet. Puisaye est â H jy\ mais comment y est-il, et depuis quand? Gar- ^■tfetnbas dit que Puisaye n'est arrivé à Evrenx qne le ^ï on le 11, et il ne se trompe pas, puisque Puisaye luiinfime avoue qu'il est parti de Caen le 10 juillet, et qu'il j^ OBt arrivé à Evreux le même jour pour y prendre le comindement ^; apparemment ce n'était pas dans la nuée, puisque les deux villes sont séparées par une disûce de 120 kilomètres, et que Je mode de locomotion cette époque, même le pluB rapide, ne permettait pK
(1) Sur tout ce qui regarde l'insurrection du Calvados, il
ii'v a nul eomple à lenir dus récits des hislorîens Je uom on de proressioa. — C'est qu'en effet, entre ceux qui ont essayé detoncher ce sujet, aucun, aans excepter même les plus hidiiles, ne s'cit donné la peine de l'âludicr sérieusement dans aucun de ses points. — Tous Euiient, ou ensemble ou séparément, les données toutes dJTenct de Louvet et de Wimpren, sans prendre le moindre soud de In apprécier, ou de les mettre d'accord entre elles . . .
Ainsi, c'est d'abord la cause du mouTement insurrectionnel, que le plus grand nombre aUribue exclusivement k l'influencfi des dépotés rérogiés, tandis que d'autres ont imaginé d'en faire comne l'œuTre personnelle de H. de Wimpfen ou même de H. de Pnisaie, son Ueulenant, double fond de notions fausses, sur lequel tous n'oDt pu que broder aussi de faux détails, en prêtant, à des personnages mal mis en scène, des actions et une conduite que ne comportaient ni ta réalité des choses, ni les convenances des intérêts ou des situttioiu. {Vaultier, Souvenirs de l'imurreclion normande, page %.)
&) Rapport de Puisaye à l'assemblée centrale du 21 juillet (793.