Tome IL
Enfin, €t aprèa nue dernii^ri Convention onlonne lu lecture la (leiuumlo tit' MnïBe Bayle;!
la lecture dii« pièces, lea ioculp la discassion Bora contîniiûc sfli
Voilà «loue Lecoiiilro ù lu t
d'ftbord te» piôcus, luats il ant
lire cliai}ue article U'mcalputioo
a laisse enivre le mode ({iii
Lecointre reproduit diiuc la 1 coaiilioii. Quand il a lu le n" 1 Comité de sûreté gt'nérale, que naturellement : [j«s pièces' Ab quillumeiit qu'ulkts Ëunt dana g^uifmtft. Da milieu des iut^ vuie de motion d'ordre, la part4 dlargii^sant le âvo-et' qui avait i tun de» piàcoB, dit i Tj^sBembS ■ crAlLT qu'on limit les artîc <( l'appui; il parait que Leco c demande qu'il di'-dare si, oui « Lecointru déclare qu'il n'a « article, je demande qu'on pua»
O'cst ainsi déeriité; mais Camix Lei'ointre, la conSL-quence que pièce», on doive passer légêremi veut que Lecointre aoit tenu de la prwlilection à sept membres i acciucr. La ConveutioD l'ordonn tout ce que fait Locoiutre, c'e ijuaut ù l'iiiculpatiwu de l'urticli
ffMté en 68t ûne^ elle est 6crhiiiitiilé éWt deux cdiûitjâs $ » tftntôt que ^ ce péat dire line fantè commtiùe à tcmé les mcfnibtes du Cdiâité de sûi-eté génételé; "» tantôt Mnié que, par delà seul ^ue le Comité de sûreté avait ùit Mtë € rélargissèmeïit de tel ou tel individu, i> il avait reconnu que cet individu avait été incarcéré injusteïnent.
Duroy constatait, d'une pârtj qtte, dès l'article pi'einîe*, Lecointre avait reconnu une erreur, et, d'une autre pArt, qu'on arrivait, par voie de conséquence, à tourner, conti^cl la Convention, un décret bienfaisaàlt sur lés élargisdeiHents.
Mais, du débat sut le n^ 1^, résultait déjà un éelâiif'^ cissement bien plus important comme actucflité. S&ùë aucun doute, en analysant quelques-unes des inculp^ations générales formulées par Lecointre, on i^oûvait croiM qu'elles n'étaient pas même de natute à être justiflééë par des pièces, mais tout précisément l'artifice des inculpifctiotis consistait en ce que, restreintes et etppàrencè sttr la tête de quelques hommes à peu près indiqués ati liàsardj elles s'étendaient en réalité assez loin pour {ra-ppet tous les hommes qui étaient encore un obstacle à ce qiÉè Itt Révolution tombât aux mains des hommes qui voulaient en feire un moyen d'exploitatî^ pérsôunelle. Tout lé succès de la manœuvre reposait sur l'annonce de pièiSÉf*^ inconnues et des révélations qui devaient en résulter; la surexcitation de l'opinion publique, née de ce ballon d'essàîj ne pouvait être maintenue si le résultat ne répondait paâ à l'ànnoïice; on le savait bien, d'où les efforts, sous prê-^ texte de paix et de concorde, pour empécfbèr la discussion aprèÉ^ «voir lancé l'attaque. Le misérable Tallien H'oû-^ blierait pas la doctrine qu'il avait défendue avec tani
S46 icovsATioNa de lbooiktu
d'amluce : Im calomnie e»t peut-être utile en révo&tHH Mais voili qu'an premier pas de la discussion, liecoiah ne peut dire pourquoi il a accusé pr^férablenient c^tail inerabrêB dôsignéfl, et est ohUgè de gi-néraliser sur deux et taités, puis de ne rentrcindre à un Beiil; mais voilà axai cti ijtii est le point capital dana le sentiment public, qi les pièces bray amment annoncées, doot un décret ami i force d'éoergio a onlunaâ l'exliibitioa et la leotOT^ 'i
Bont pas reprise nti'es, n'existent pas '
ÀuHfti, quand on a passé pî>iiible)uent & l'article 1 on nV-n a paa milme fait remarquer l'absurdité : on s'a contenté de demander les pj^cea. Et quand Lecointre 4 clare prendre pour pièce l'annonce que Elîe Lacoste, d Comité de BÛret/-, en lutte avec Robespierre, nvaît fait de resistcnoc d'une liste de proscription déjà arrêtée,* no lui répond même pas que cela ne peut pa« concem* les accuflés, et Bourdon (do l'Oise) se contente delàired rapprochement : t C'est le proj^ de décret de Sunt-Jnil deniniidiint lat^'tc précisément de trois accusés. »
A propos de l'article 3, puis de l'urticle 4, on réclanii encore les pièces promises. Daus un moment, Lecoîutn s'écrie : Leê pièces ! c'est ce qui s't^t passé dans cett meànte. . . » Les murmures éclatent, et on le compreni bien.
Cambon devient agressif. II demande que, sur cbaqo article dont les preuves ne seront point fournies, la Con veutiou déclare que l'accusation est fausse et calom nieuse, et il renouvelle l'interiiellation, à Lecoîntre, d^ décrét^k' vainement, de déclarer par quelle prédilection i n'a porté son accusation que contre quelques membre des comités.
ACCUSATIONS DE LECOINTBE 549
Lecointre garde le silence, mais Féraud ajoute : c Le c motif de cette prédilection est dans le discours de m Saint-Just; il voulait abattre tout ce qu'il y avait « d'amis de la liberté. ]>
Tallien demande alors la parole, mais Duhem s'écrie : n Président, donne la parole à Tallien, qui a organisé, il « y a quatre jours, un 10 fructidor aux Jacobins I :»
Tallien ne demande plus la parole, et reste sous le coup des paroles de Duhem. Il est vrai que Tallien est devenu le centre d'une cohue composée d'intrigants voulant accaparer les affaires, de fripons voulant exploiter la fortune publique, de royalistes déguisés et d'agents voulant tuer la Révolution; et ces gens trouveront bien moyen de punir Dnhem de son patriotisme désintéressé et de son énergie.
Quant à présent, Tallien se trouve obligé de laisser Lecointre et ses accusations s'en aller à la dérive; aussi, à chaque article, Lecointre, interpellé de révéler les pièces et n'en produisant aucune, est-il obligé de passer sans plus de succès à l'article suivant.
Mais, à l'article 9, concernant la loi du 22 prairial, Lecointre excite l'attention générale, car il a une pièce cette fois, mais c'est le mémoire justificatif de Fouquier que l'on a vu lors de l'exposé des accusations de Lecointre. Ce mémoire ne peut incriminer que Robespierre, mais, au fond, il incrimine tout autant la Convention qui a voté la loi du 22 prairial. Le désappointement est grand, et l'indignation est grande aussi; Bourdon (de l'Oise) s'écrie : € Cela fait frémir ! Comment ! c'est un homme objet de <c l'indignation publique, et complice de Robespierre, que € .l'on va chercher pour mener à l'échafaud ceux mêmes
AOCPBATIONS DB UOOQITBE
< que HolwipieiTç ^vait déiugoés pour être ias H
Pfiartafit Ion n*^ 10, 11, 1*-! et 13 ue atmi ap|HV (l'autrea pièces que les déclarationij de Fouqnier-Tinril pyânt peuUéU'e quelque [tortue pour expliquer est coudsj vî^-ù-tIs de Robespierre, mais bien îneigniâvit^ qv/t à l'olyet des dênoDcmtioiit) faitoa par Lecointre.
Gn autre iiuniùro, le u" H, e^t aussi appuyé d'p pito qui atteste un propos tenu par Âmar on VoqIIm maiji cette pièce Qeat pa^ sigaée, ellâ est onoDyniQ '
C'est tout ! Absolument tout ! Les pièces dont on M) tgiti l'opiuiou publique u'exiateot pas. Les accuaatî^ [iroduitee par Lecgintre,etqui devaient «ervîrdeprotqg à W nouveau drame dons la Couveniion, d 'excitant HMg plus la colère. Duhem s'en prend bien parfois à ToUil «t ^ «ou prqiet d'un 10 fruotidor, mais in déclnmAtfi 7l>^li4Q Hit trouvu plue mot à dire ; lA^endre, qui perg| pout-êtrq VA danger, a'autire plue diute le débat; il rèMH ■on courage pour une meilleure occasion, et, qntuit Fréron, il veut expliquer le 10 fructidor projeté, mais M ^plication est nue maladri^âse.
Lecointre continue péniblement son éuamératiOQ su pièces- Tantôt un député demande la parole pour répoodï fkprè» que Itecoiutre aura lu les pièces justificatives di ^t, et foroe ce malheureux à déclareF de nouveau qa'i p'a pas de piècee; tantôt on l'écruae â propos de l'affain de BeuumarcbaÎB ; tantôt susui, ou lui crie dédaignenae meut : a. A un atdre article/ ou durement : c Aux pe^ maiwtaf >
ë;(4p, au soir du 13 fructidor, sur la propoeitio dfi Cafnbou, bonune tout de feu sur lee questioo^ qt
Àiccmkvmm im lboouttiie 881
•tcmehent à la droiture at à la pioliitë, la OonyfQtion rendît un décret déclarant calon^nîense raocnsation portée par Lecointre.
Mais l'explication n'était pas complète : Barère sortait du Comité de saint publie par la voie dn sort; Billand* Varennes et CoUot d'Herbois, les de9x antres accusés, pouvaient-ils bien j siéger à côté de Tallien, qui y était entré depuis le 9 thermidor? Us donnèrent leur démission. lies antres membres du comité, tels que Camot, Lindet, les deux Prieur, pouvaient-ils bien lui laisser croire qu'il •niait leur confiance? Les attaques directes de Bourdon (de l'Oise), dès la séance du 14, qui nommait Tallien et parlait tour-à«tour et de ^on usage de la calomnie et de son astuce perfide j pouvaient-elles bien autoriser Tallien à exiger la considération de ses collègues du comité?
n jugea bien lui-même sa position en donnant sa démission, pour ne pas être <l une pierre d'achoppement; » et Lecointre, interpellé, en séance publique, sur ses fonctions de secrétaire de l'Assemblée, dut les résigner.
Les détails qui précèdent sont peut-être fatigants, et par cela aussi, ont-ils l'apparence d'être oiseux. Mais c'est l'inconvénient des études qui ont pour objet de rectifier les légèretés ou les injustices de l'histoire. Si l'on veut juger sainement de la moralité des actes, il faut bien étudier leurs origines et chercher, dans des détails négligés parfois à dessein, le véritable point de départ de grands faits souvent expliqués par l'ignorance et quelquefois approuvés par la mauvaise foi. On sentira bientôt l'utilité des détails de l'accusation intentée par Lecointre.
Quant à présent, il en ressort que celui-ci n'y a trouvé
552 ACCUSATIONS DB LECOINTRB
nî une atténuation pour Fouquîer-Tînville, nî uni geance de la mort injuste de Danton ; que la faction 1 n'y a pas rencontré l'occasion évidemment chercl mettre la main sur le gouvernement, et que la Ce tien a de nouveau accepté la solidarité facile avec ce Comité de salut public, réellement attaqué sous l de trois de ses membres, et qui a sauvé la Frai la guerre intérieure et de l'invasion étrangère.
Hais, si c'est la vérité aujourd'hui, ce ne sera vérité demain, et cette misérable faction intrigante, ou avide, qui a pour grands hommes Tallien, Legeo Fréron, trouvera bien nn appoint dans les royalis dans les restes des Girondins, pour déblayer sa rou hommes incommodes qui lui barrent encore le passai
Le chapitre qui précède en demande évidemment nn autre comme complément, et pourtant ici s'arrête la mise en ordre des pages de Fauteur. Ce travail devait avoir sa continuation dans la vie écrite de M. Dupont de TEure; rintroddction en annonce le projet, mais la préface explique, hélas I pourquoi ce projet n'aura pas son exécution.
Dans cette étude des principaux faits de la grande époque, nous suivons la Convention presque jusqu'à sa fin, car nous sommes à la veiUe des journées de prairial, jours de douloureuse mémoire, où € l'assassinat fat de € bonne compagnie. S'ils n'avaient pas senti l'ambre, ils € auraient senti le sang, d dit Charles Nodier, en parlant de ces beaux assassins.
Ces jours néfastes, où la Terreur blanche ne le céda en rien à la Terreur rouge, précèdent de fort peu le Directoire, et par conséquent le Conseil des Anciens et le Conseil des Cinq-Cents. Là commence la vie politique, c'est-à-dire la vie d'honneur de celui qui fut pour l'auteur
El
tfti maître dans la vie publique, un ami dans la vie pri
on culte toujours. Il n^est donc pas étonnant qn'i]
arrêté sa plume devant cette grande figure, pour
\ W soigner Tesquisse d^une façon toute particulière.
On ne retrouve donc plus, au milieu de nombreux cuments, que des pages détachées, feuilles volantes
I r! pour faire suite à ce travail, ne devaient être étud
{ / que plus tard. Puisque, maintenant, elles ne le sei
jamais, n'est-il pas bon, même en ces jours de deuil, fouiller ces archives du souvenir, pour relever, parmi notes éparses, les seules pouvant avoir de Timportance ji ce travail, c'est-à-dire celles concernant ces deux gra mifm Q»§ rwt^Biwr qqps » fyit aim^, Pur^ ^ Bo| I4ft4efe e<i q^ qq^ e^popr^ Vm et Ymtr^ 4 fiAif, qjm
(pr^r^w^^ Vmmtm t0# m4ri4iâ^9&t i^^ A f«