PRÉFACE
Parmi beaucoup de notes, de feuilles volantes, matériaux toujours précieux, souvent utiles à tout travailleur, j'ai trouvé, comme pouvant être publiées, les pages suivantes que je n'ai point
le droit de retenir pour moi seule, puisque celui <|ui les a écrites les destinait à tous.
Sans doute on y pourra trouver bien des in- '^•orrertions, des lacunes peut-être, qui n'existeraient pas si leur auteur avait pu mettre la dernière main à ce travail qu'il aimait ; mais cette satisfaction, comme beaucoup d'autres, lui a été refusée.
Sans être indifférente à ces détails que mon
iMsuffîsance ne me permet pas de faire disparaître, je ne m'y arrête toutefois que d'une façon secondaire; et, avec témérité peut-être, mais aussi avec confiance, je livre ces pages telles quelles.
Que celui qui les lira sans intérêt me pardonne en faveur de l'intention pieuse qui me dirige; que celui que la mort a surpris, et dont elles sont la pensée réfléchie, me pardonne encore davantage ; mais, je le sais , toujours préoccupé ici-bas de ce qui pouvait être l'extension du bien et du bon, du vrai et du juste, ses lignes, à ce modeste mais sincère ouvrier du grand devoir de Dieu, ne seraient-elles que le grain de mil, si elles peuvent concourir à cette extension, sa chère âme sera, là même où Dieu Ta rappelée, plus heureuse encore, et la mienne, seulement alors, se consolera quelque peu !.. .
Marie DAVY.
Evreux, novembre 1876*