AVANT-PROPOS. XVII
probation pour la société ; cependant, cette approbation n'est pas sans réserve. Âinsi^ je trouve que le courage n'est pas assez excité , je trouve aussi que la fraude n'est pas assez punie ; c'est là une idée favorite , et qui se reproduit souvent sous ma plume.
La fraude cause à la société un trouble moins grave et moins irréparable que ne le fait la mauvaise violence ; et^ sous ce rapport , il paraît juste qu'elle soit moins sévèrement réprimée. Mais ce n'est pas seulement de ce point de vue qu'il faut envisager la question .
Voici des hommes qui excellent par la force et par le courage ; ce sont des qualités dont la réunion constitue l'aptitude à la violence plutôt qu'au travail.
Mais , dans l'intérêt de la société , qui est , il est vrai, l'intérêt de tout le monde , il faut que l'emploi de la force contre la volonté humaine ne soit exercé que sous la direction du pouvoir social , et au profit seulement de la communauté. Si la communauté n'en a pas besoin , le pouvoir n'utilisera pas l'aptitude de ces hommes ; or, il leur est interdit de s'en servir dans leur intérêt privé , et il ne leur reste pour ressource que le travail , œuvre où le courage est beaucoup moms profitable.
Ceci, je le répète, est réglé pour le bien de tous, et pas plus pour celui des intelligents que pour celui des autres personnes. Les hommes courageux doivent le comprendre ; leur équité doit y souscrire et se contenter
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^ la pmaaance: eat-^e laeleb^m s-nste «a ne ae révolte pa* à m parai âçectaâe? Eat-Œqalla ne sont pas ^xcitéa à rnépriMr r^iteilisence» i Sroirfw la âoeiàe iniu^Kiifflit offCTÛsœ* et i « «iiiiever enfin «ontre an. ordre ie choses cçri. biese leurs intHèts mm.
moins (Job l'équité?
On conàsame à l'Inartiim Is couraee et ]a. ûmx lajsqulla auiraioit à aotrai et mt proôteiaiBnt .çià cenx <TOi les possèdent ; ^çiand. Tuiteiliaence amt «n. antres <A ne pmdte qa a. cens, .pi Tont cw-o» m pie^ ,a«B, ne doit-m pas aoari la réduir« à Ulnaetioa?
le «is «pe les délit» de Uintelliaence sont bien plu» difficiles à préciser qne les délits matériel» ; néannoia» , la définition de Ueacroqaerie nie parait biea exioeante. Cest on réaean à larses maillas où peuvent rester les maladroitSr a»a« <P« ^«* fripoa» plus délié* traveraent «ns accident.
fe trouve aussi la loi trop iadulueute p«urles trom-
AYANT-PROMS. XIX
perles de toute nature qui faussent les transactions ; enfin, je la trouve bien impassible en face des manœuvres déboutées du cbarlatanisme.
Et qu'on ne dise pas : La crédulité seule se laisse prendre à ces ruses grossières; avec un peu d'intelligence on les évite. . • .
Les lois ne sont-elles faites qu'en faveur des intelligents? Et y si le labeur manuel auquel je suis obligé
de me livrer ne m'a pas laissé le temps d'éclairer mon esprit, faut-il que je sois la dupe de ceux qui emploient leurs loisirs à perfectionner l'art de tromper?
Enfin , je ne voudrais pas que l'artisan de fraude pût échapper à la réparation parce qu'il se sera bâté de dissiper le produit de ses manœuvres.
Pitié pour le débiteur malbeureux, de bonne foi^ victime lui-même de l'insolvabilité; mais répression contre les débiteurs frauduleux, contre tous ceux qui ont emprunté avec l'intention de ne pas rendre et qui, après avoir fait naître une confiance qu'ils ne méritaient pas , privent un créancier de son capital , un travailleur de son juste salaire.
le m'arrête. C^est en découvrant ainsi dans le cœur humain des replis qui n'ont pas été suffisamment