XX AVANT-PROPOS
explorés^ c'est en présentant la société sous des aspects nouveaux que j'essaye de motiver bien des faits qui , à la première vue, peuvent sembler injustes et abusifs.
C'est également au nom de la nécessité sociale que je recommande ces règles de conduite à nous imposées dès Tenfance par l'autorité paternelle et dont les plus importantes nous sont itérativement prescrites par la voix plus sévère de la loi pénale.
En définitive , ce sont donc les préceptes d^ la morale que j'explique et que je justifie; mais ces préceptesy la religion aussi nous les ordonne au nom des volontés divines, et n'est-ce pas affaiblir son autorité que séparer ainsi l'enseignement de la morale et l'enseignement du dogme ?
Si je croyais faire une chose contraire à l'influence de la religion, je me tairais par déférence et par devoir. Car c'est là ma conviction la plus forte; même à ne considérer que les seuls intérêts de la terre , utile et bienfaisante est l'influence de la religion , et, s'il y a dans cet écrit quelques paroles qui blessent la vérité chrétienne, je les désavoue à l'instant.
En effet, quelques efforts que l'homme puisse faire pour s'élever dans la vie intellectuelle, il ne peut abdiquer la vie? matérielle; pour penser il faut exister; pour exercer toutes les facultés de l'âme , il faut d'abord se nourrir.
Il y aura donc toujours , malgré les progrès de la