‹ Études sur la sursaturationChapitre 8 sur 23 · B. — LIQUIDES FROU>S EXPOSÉS A L'AIR · texte numérisé non relu

B. — LIQUIDES FROU>S EXPOSÉS A L'AIR

Je me sers d'un ballon disposé absolument comme le ballon 4 des expériences précédentes , à col recourbé , muni de son caoutchouc , de son compresseur et de sou tube en verre terminé en pointe. Seulement, quand l'ébuUition est sur le point d'être terminée , je plonge la pointe F dans le liquide froid soumis à l'expérience , et je fais dégager quelques bulles de vapeur; puis

i Annales de Chimie et de Physique , 8* série, t. XXIX , p. 116, ettc.iu« XXXIII, p. 584.

je ferme le compresseur et j'abandonne i*appareil au refroidissement, le liquide étant exposé à l'air par sa surface. Le lendemain , par exemple , je desserre légèrement le compresseur et je laisse rentrer peu à peu le liquide poussé dans le ballon vide d'air par la pression atmosphérique.

Les liquides sur lesquels j'ai opéré sont : l'eau distillée , l'eau de puits, l'eau de pluie recueillie sur les toits, l'alcool ordinaire (à 90 degrés de l'alcoomètre] , l'alcool amylique, l'huile d'olive. Ces liquides déterminent la cristallisation en masse , souvent au bout de très-peu de temps , excepté l'eau sous toutes ses variétés, et cependant l'eau des toits contient des substances très-complexes, des corpuscules organiques, des matières terreuses , du charbon très-divisé , etc.

On sait du reste que la couche d'huile que l'on place souvent à la surface des vases dans lesquels on veut préparer une expérience de solidification de sulfate de soude ne préserve pas longtemps ces liquides; souvent, du jour au lendemain, les solutions sont prises si les vases sont restés ouverts au contact de l'air.

§ IIL — Influence des solides.

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