‹ Études sur la transmission de l'infection tuberculeuseChapitre 12 sur 24 · III. —— Toxine volatile · texte numérisé non relu

III. —— Toxine volatile

On attribue à chacun de ces poisons des effets pathogènes distincts. Les toxines solubles dans l'alcool

et dans l’éther sont caséifiantes; celles qui sont dis-

soutes par le chloroforme sont sclérosantes; la bacillocaséine est le facteur de la cachexie, le poison volatil enfin détermine des troubles généraux intenses et passagers. La diversité de ces toxines pose un problème important maintenant que nous savons qu’une culture de bacilles de Koch renferme bien d’autres

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éléments que ce bacille lui-même sous sa forme classique, Est-ce le bacille de Koch qui sécrète et renferme tous ces poisons, ou bien certains d’entre eux appartiennent-ils aux autres formes du virus tuberculeux ? Nous reviendrons sur les hypothèses que l’on peut

formuler à ce sujet quand nous envisagerons l'effet

pathogène de chacune des formes atypiques.

A côté des toxines que nous venons de résumer brièvement il en existe qui semblent appartenir en propre au bacille acido-résistant. Goris, à l’Institut Pasteur de Paris, a analysé l'enveloppe ciro-adipeuse du bacille que les auteurs considèrent comme le substratum de l’acido-résistance. Nous résumerons les points importants de son travail. Dans cette enveloppe il a constaté l’existence de deux substances cireuses ; l’une est du lauréate de mykol, l’autre est elle-même un mélange de deux alcools polyatomiques et des acide palmitique et stéarique. Il y a trouvé, en outre, un éther particulier, l'hyalinol, des stérols et des amino-acides. Il s’agit évidemment là de recherches encore en cours dont les résultats ne peuvent être

considérés comme définitifs, mais ne pourrait-on pas

hasarder une hypothèse ? Ces nouvelles substances qu'acquiert le virus en prenant sa forme acido-résistante lui permettent peut-être la formation de tubercules, apanage de cette variété du virus. Les résultats expérimentaux apporteraient volontiers un argument en faveur de cette manière de voir. Il y a un fait certain, c'est que l’enveloppe acido-résistante est un facteur de protection, et le bacille qui en est pourvu se

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trouve dans des conditions d'adaptation meilleures que les autres formes du virus. La forme acidorésistante ne peut se développer que dans des milieux riches en substances ternaires et quaternaires nécessaires sans doute à la formation de l'enveloppe. Bezançon et Philibert ont montré en 1926, par la méthode des coupes histologiques des voiles de cultures, que les bacilles typiques ne s'y trouvent qu’au contact du bouillon. Jamais on ne trouve de'germes acidorésistants dans les parties périphériques du voile. ni dans les zones de développement récent.

Même au temps où l'acido-résistance était une condition absolument indispensable pour le diagnostic de virus tuberculeux, on admettait le polymorphisme de ces formes acido-résistantes, S. Arloiïng et Courmont ont montré que la croissance en voiles. des cultures n’était pas forcée. Par agitation, ils obtenaïient des cultures dites homogènes où les bacilles se multipliaient isolément, Les auteurs appellent cela la forme « émulsionnable » du bacille de Koch. En 1920, R. Cerbelaud, dans une thèse de pharmacie de Paris, fait une étude pour ainsi dire botanique sur les variations morphologiques du bacille acido-résistant. En étudiant des cultures cet auteur constate Ja

- possibiilité de 18 formes de bacille de Koch, dont Îes

plus fréquentes sont les suivantes : aspect granuleux, coccobacillaire. streptobacillaire, filiforme, en Y ou en V. Toutes ces formes répondent en dehors de leur morphologie aux conditions classiques formulées déjà par Koch. L'existence des atypies mor-

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