‹ Études sur la ventilationChapitre 78 sur 131 · EXTÉRIEURE · texte numérisé non relu

EXTÉRIEURE

les

la

en 1"

heure

salles

cheminée

Ce volume d’air de 5170m,c est un peu inférieur à celui qui se serait écoulé par les poêles munis de leurs couvercles, et qui, d’après les expériences précédentes, devait être d’environ 5619m,c,8; mais il faut remarquer que ce jour-là le vent avait tourné au sud-ouest, et nous avons vu, au n° 261, que l’influence d’un vent violent pouvait diminuer dans une proportion énorme le volume d’air que cette cheminée, trop basse et facile à refroidir, pouvait débiter, et l’abaissait même à 4230 mètres cubes par heure, tandis que dans les mêmes conditions de température intérieure et extérieure, et à la même vitesse du ventilateur par un temps calme, le volume d’air écoulé pouvait être beaucoup plus considérable.

270. Influence du mode de construction de la cheminée. — Nous avons fait remarquer que la construction de la cheminée générale d’évacuation de l’air établie en zinc, sans chemise intérieure en maçonnerie, avait pour résultat fâcheux d’occasionner un refroidissement considérable de l’air qui venait des salles, et l’on a pu voir, par l’examen des tableaux précédents, que le refroidissement de cet air, qui, dans les salles, est habituellement à 19°, pouvait être de 8 à 10°, ce qui

EXAMEN COMPARATIF

contrariait et diminuait beaucoup l’évacuation. Cet abaissement de température, en rendant plus grande la densité de l’air qui passe dans la cheminée, crée à son échappement une résistance qui favorise sa sortie par les portes, toutes les fois qu’on les ouvre, ce qui est continuel ; la cheminée, où la température est habituellement plus basse que dans les salles, n’exerce donc par elle-même qu’une très-faible action d’appel qui s’ajoute à celle que produit la température des salles, et il n’est pas étonnant que dans ce dispositif, les volumes d’air évacués par la cheminée générale ne soient presque jamais supérieurs, et se trouvent, au contraire, trèssouvent inférieurs à ceux qui sont introduits dans les poêles.

L’égalité approximative de ces deux volumes qui, sauf les circonstances accidentelles, s’observe ordinairement, ainsi que l’ont aussi constaté d’autres expérimentateurs, se trouve donc complètement expliquée et justifiée par ces réflexions.

271. Influence de la vitesse du ventilateur. — Les expériences dont les résultats sont consignés au tableau dun°26o ne sont relatives qu’au cas où la machine marchait à 62 tours, ce qui est, à la vérité, sa vitesse à peu près normale en service courant; mais il était bon de reconnaître dans quelb proportion le volume d’air qui débouche des poêles croît avec la vitesse du ventilateur ; car, s’il est à peu près vrai que dans des limites assez étendues le volume d’air que fournissent les appareils de ce genre, quand cet air débouche librement dans des tuyaux complètement ouverts, est proportionnel à leur vitesse, il n’était pas probable qu’il pût en être de même, dans le cas actuel, du volume d’air fourni par les poêles.

A cet effet, des expériences directes ont été exécutées sur le poêle n° 3 du premier étage du pavillon n° 4, en faisant fonctionner la machine à des vitesses très-différentes.

Les résultats sont consignés dans le tableau suivant :

EXPÉRIENCES FAITES LE 16 FÉVRIER 1861 SUR LE POÊLE N° 3 DU 1er ÉTAGE DU PAVILLON N° 4 DE L'HOPITAL LARIBOISIÈRE.

NOMBRE de tours de la machine en 1".

NOM de t<

Page 1