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Si l’on représente graphiquement ces résultats, en prenant les nombres de tours pour abscisses et les volumes d’air fournis par le poêle pour ordonnées, on reconnaît que les points ainsi déterminés sont, dans l’étendue des expériences, situés sur une ligne droite qui, prolongée, ne passerait pas par l’origine des coordonnées ; et qui montre qu’en poussant la vitesse de la machine à 68 tours au lieu de 58, le volume d’air fourni se serait accru dans le rapport de 620, à 645, ou de 1 à 1 ,04, et qu’en allant à 90 tours au lieu de 68, le volume d’air fourni par le poêle se serait accru dans le rapport de 750 à 650, ou dans le rapport de 1 à 1,154 seulement.
La même proportion devant à très-peu près s’établir pour tous les poêles, on voit que, si à 68 tours de la machine le volume d’air fourni était, sans les couvercles, de 58nl,c,54, il aurait été, à la vitesse de 76 tours, sans les couvercles, de 77m,c,61 par heure et par lit, et à celle de 90 tours, sans les couvercles, de 85 mètres cubes par heure et par lit, ou avec les couvercles, de 67m*c,55.
Cette faible influence de l’accroissement de la vitesse du ventilateur sur le volume d’air introduit par les poêles n’a d’ailleurs rien qui doive surprendre, puisque nous avons vu, par les expériences relatées au n° 258, que cet appareil ne VENT. I. 27
EXAMEN COMPARATIF
produit en moyenne que 0,15 de l’effet total de la ventilation et que 0,375 de l’effet d’introduction de l’air neuf par les poêles. Ce n’est donc que sur ces fractions de l’effet total que l’accroissement de vitesse de l’appareil pourrait agir.
272. Influence de V action simultanée de deux ventilateurs. — Non-seulement l’accroissement de la vitesse d’un seul ventilateur au delà d’une limite assez restreinte cesse d’avoir une grande influence sur le volume d’air introduit dans les salles, mais même l’emploi simultané de deux ventilateurs n’offre pas un avantage proportionné au travail moteur consommé. C’est ce que montrent les expériences suivantes de MM. Trélat et Péligot.
12 juillet 1855. Volume d’air fourni par deux ventilateurs, la machine marchant à 88 tours en 1' 42055mc
4 avril 1856. Volume d’air fourni par un ventilateur, la machine marchant à 80 tours en P. . 3581 2nic
273. Accord des résultats précédents avec ceux des autres expérimentateurs. — Il n’est pas inutile de faire remarquer que les résultats des expériences qui viennent d’être rapportées sont à très-peu près d’accord avec ceux qui ont été obtenus par d’autres expérimentateurs.
En effet, on a pu voir précédemment, aux nos 240 et suivants, qu’en ramenant tous les résultats à la vitesse de 76 tours de la machine, les volumes d’air introduits dans la salle par les poêles ont été trouvés, quand les couvercles des poêles étaient enlevés, par
M. Grassi, égaux à . 60m-c,00 par heure et par lit.
M. Trélat 73m>c,70 — —
M. Thomas 75m,c,20 — —
Moyenne générale. 70m,c,60 — —
tandis qu’à la vitesse de 68 tours seulement, nous avons trouvé un volume de 73m,c,63.
Il en est de même pour les volumes d’air écoulés par les cheminées générales d’évacuation, lesquels ont été trouvés :
Par M. Grassi, égaux à. 75m,c,04 par heure et par lit.
Par M. Trélat. ..... 68ra c,05 — —
Moyenne générale. 72m,c,45 — —
Les résultats qu’indiquent ces expériences n’ont donc rien qui ne s’accorde avec ceux des autres expérimentateurs qui ont opéré dans des conditions analogues de température extérieure ; mais ils mettent en évidence des circonstances sur lesquelles leur attention ne nous paraît pas s’être suffisamment attachée, et au premier rang desquelles je place l’influence relative des effets directs et naturels de la chaleur, ce qui les a conduits à attribuer trop exclusivement les effets obtenus à l’action des appareils mécaniques.
C’est ce qui résulte aussi des expériences de MM. Leblanc et Ser, qui, ayant opéré à des températures extérieures plus élevées et par conséquent moins favorables à l’action de l’appel, ont obtenu, à l’introduction comme à la sortie, des volumes notablement moindres que les autres observateurs.
274. Expériences sur la ventilation d'èiê . — J’ai fait exécuter, le 31 août 1861, des expériences pour constater le volume d’air qui sortait de la cheminée générale d’évacuation du pavillon n° 4, dans des conditions de température extérieure identiques à celles où, le même jour, on en avait effectué d’analogues sur les pavillons du même hôpital ventilé par appel.
Les résultats de cette expérience sont consignés dans le tableau suivant :
EXAMEN COMPARATIF
EXPÉRIENCES SUR LA VENTILATION D’ÉTÉ DANS LE PAVILLON N° 4 DE L’HOPITAL LARIBOISIÈRE, VENTILÉ PAR INSUFFLATION.
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TEMPÉF
EXTÉ-
RIEURE
lATUUE
dans la cheminée.