II. LES TROIS EPOQUES DE LA LIBRE PENSEE
AU XVif SIÈCLE.
/. — La Moihe le Vayer.
La Mothe le Vayer, personnage considérable dans la société de son temps. Abondance de son œuvre et son insignifiance actuelle.
Caractère général de sa philosophie : le continuateur de Montaigne. Sa manière, « sincère » ou non \ de fonder la vérité de la religion sur l'impossibilité de s'en remettre à la raison ; — sur l'impossibilité d'atteindre la vérité par les moyens qui sont ceux de la critique ; — et sur l'égale vraisemblance des contraires, on serait tenté de dire : « l'identité des contradictoires ». La religion est craie de V impossibilité d'' atteindre la vérité par une autre voie.
Si ce dessein a quelque analogie avec celui do Pascal? et qu'en tout cas il n'est autre que l'hérésie condamnée par l'Église sous le nom de Fidéisme.
Les deux ouvrages capitaux de La Mothe le Vayer. 1° Orasius Tubero (1633-1671, date incertaine), et 2^ La i>ertu des Païens (1642).