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Peut-être ici quelques mots sur la contre-réformatioh

252 ÉTUDES SUR LE XVIlf SIÈCLE.

que Chapelain, quoique bien plus érudit que Boileau, n'avait pas proscrit cette imitation.

Opposition en littérature des « lettrés de la cour » et de ceux de la « ville )). (Cf. Fontenelle, dans son Ëloge de Malezieu, I, 385.) Tous les lettrés de la cour partisans des anciens, et ceux de la ville, tous modernes. Importance de cette opposition. (Cf. 1^^ Leçon : la bourgeoisie, libre penseuse; l'élite, chrétienne.)

Rivalités de personnes. Les Boileau et les Perrault. Le siècle de Louis le Grand (1687). Les Parallèles des anciens et modernes (1692, 1697). Les réponses de Boileau (1694, 1701). Qualités et défauts des deux adversaires : Boileau pédant, rogue, et insuffisant dans le sens de sa propre opinion ; ses Réflexions sur Longin. Légèreté de Perrault, et son ignorance ou sa mauvaise foi. Inutilité d'analyser les textes en détail, et intérêt d'en dégager le contenu plus ou moins clairement exprimé.

Tout le débat se ramenait en effet à trois points :

i^ Les anciens nous sont-ils supérieurs : a. eu fait ; h. par nature; et en quoi, ou pourquoi ?

2° Supposé qu'ils nous soient supérieurs, et sauf à préciser en quoi, devons-nous pour cela les imiter et ne concevoir en tout cas l'art ou la littérature que d'après eux ?

3oQu'on les imite ou non, quelle place doivent-

ils tenir dans la culture générale de Pesprit moderne, dans nos sentiments d'éducation, et, par conséquent, dans nos programmes d'études ?

Difficulté de ces questions, et impossibilité de les trancher par oui ou par non, en raison d'une infinité, d'autres questions auxquelles elles sont connexes, et dont la plus générale, comme la plus obscure, est celle du Progrès^ que Perrault lui-même ou Boileau semblent avoir à peine entrevue, mais dont il semble que Fontenelle se soit fait une idée assez juste.

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