‹ Études sur le 18e siècleChapitre 33 sur 44 · I. l>i:LjA>ih, La6 hvinnic6 de lettres en Angleterre · texte numérisé non relu

I. l>i:LjA>ih, La6 hvinnic6 de lettres en Angleterre

et ils les ont pris pour ce qu'ils se donnaient. (Cf. ce qu'à la même date les Italiens et les Français avaient déjà fait pour la diffusion de leur littérature.)

Le grand nom de la littérature anglaise à cette date, — pour ne rien dire des comiques de la Restauration, — était celui de John Dryden, et très Anglais au fond, Dryden. dans son inspiration comme dans sa doctrine littéraire, est « tout français ». Une page d'Edmund Gosse à ce sujet (Cf. Littérature anglaise^ trad. française, p. 215-216) et généralement de l'influence, non seulement de Boileau, mais des théoriciens français en général sur la littérature européenne du xvii^ siècle. (Cf. Dryden, Préface à sa traduction de V Enéide ^)

Les écrivains anglais dits du « siècle de la reine Anne » se sont formés, comme Dryden, à l'école de Boileau. Il est, avec Malebranche, le seul homme de lettres qu'Addison ait voulu voir en passant à Paris (1699). Que si, d'ailleurs, on discutait cette influence, il resterait qu'étant de vrais scholars, de vrais humanistes, les Addison, les Pope, les Swift, etc., n'ont rien manifesté, dans leurs premières œuvres du moins, de très spécifiquement anglais, et donc, à moins de les étudier en critiques du xix^ siècle, ce qui

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