Sur Dryden, voir VEssai de Macaulay
276 ÉTUDES SUR LE XVIir SIÈCLE.
n'était pas facile entre 1680 et 1720, nos écrivains n'en auraient rien tiré qui ne leur fût connu ou donné d'ailleurs ; et on peut donc les plaindre de n'avoir pas connu les Anglais, mais non le leur reprocher, ni même vivement le regretter. Jamais critique anglais, ou allemand^ s'avisa-t-il de faire un semblable reproche à ses nationaux? et, à ce propos, d'un faux point de vue de la critique française du dernier siècle. ^ Faut-il faire peut-être exception pour Swift? et si l'originalité, mais surtout l'amertume de sa satire passe étrangement celle de Boileau, faut-il regretter que nos écrivains ne s'en soient pas inspirés ? On répondra sur ce sujet que tout en rendant justice à Swift, comme au satirique le plus « mordant » qui se soit vu dans aucune langue, le Conte du Tonneau est bien spécial, les Lettres du Drapier plus encore, et les Voyages de Gullwer n'ont paru qu'en 1737. Voltaire les a plus d'une fois imités.