EXA.MEIV CRITIQUE DU PRINCIPE ÉNOKCÉ SUR LE COMPLÉMENT DU BEAU
Je crois nécessaire à la perfection des chefsd'œuvre, qu'ils réveillent des idées morales. Ce principe est cependant susceptible d'être contesté, et ses fausses interprétations pourraient conduire à dégrader les arts.
Soutenir votre. principe, me dit-on, c'est demander que les beaux-arts instruisent, tandis que leur objet est de plaire. Ils viennent flatter nos sens, enchanter notre imagination, et nous bercer d'heureux songes ; si l'on exige davantage , si l'on veut qu'ils soient utiles, on les dépouille de leurs charmes ; ils répandent la tristesse et l'ennui.
Les beaux-arts, je lésais, répugnent à donner une instruction froide; ils veulent agir sur notre