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pouvons alors laisser tomber l’hypothèse d’après laquelle en l’an VII de Usertesen III, au jour du lever de Sothis, il y avait en môme temps nouvelle lune; et nous obtenons, au lieu de l’année 1876, l’année 1875 avant J.-C. comme étant l’an VIT, et l’année 1852/51 comme étant l'an XXX/XXXI de ce roi. — Je m’inscidrai d’autant moins contre ce résultat, que nous n’avons ici qu’un an d’écart avec les dates que j’ai précédemment établies en 1902.
Ce résultat prouverait encore combien sont importantes pour nous les indications de dates lunaires, et qu’il serait téméraire de les déclarer « inutilisables pour les travaux chronologiques », simplement par des considérations de commodité, ou parce qu’elles contredisent l’interprétation nouvellement proposée de la période Sothiaque, et ensuite de ne pas en tenir compte dans nos recherches. Les dates lunaires sont pour nous un élément de chronologie pour le moins aussi important que tout autre. Ce n’est que grâce à elles que nous avons été en état de déterminer le temps de règne du roi Thoutmosis III, car la date sothiaque du 28 Epiphi sous son règne nous donne bien un point de départ très important, mais elle ne nous permet pas d’arriver à une détermination exacte que grâce au fait qu’en l’an XXIIl, le 21 Pachon, et l’année suivante, en l’an XXIV, le 3Ü jMechir, il y eut une fête de nouvelle lune. D’ailleurs on peut disputer sur un point, à savoir : doit-on entendre, par cette nouvelle lune indiquée, la véritable nouvelle lune (la conjonction vraie) ou bien la nouvelle lumière; mais dans ce cas l’incertitude n’est plus du tout aussi grande qu’elle ne l’était en laissant de cc)té ce moyen de contimle. Nous l’avons bien vu en ce ([ui concerne les deux rois Usertesen ITI et Thoutmosis ITT. Tandis que sous Usertesen 111 la date sothiaque admet
LE CALENDHIEU EGYPTIEN
encore une latitude de 4 ans au moins, l’ineertitude est, par rapport à la date lunaire, réduite à un an seulement, puisque nous avons à nous décider entre l'an 1870 avant J.-C., et l’an 1875 avant J.-C., pour l’an Ml de ce roi. Dans un cas, l’an 1882 avant J.-C. est la première année du règne d'Usertesen 111 ; dans l'autre cas, c’est l’an 1881 avant J.-C. Quant à Thoutrnosis 111, j’ai obtenu pour son temps de règne : 15U3- 144ü avant J.-C., tandis qu’Ed. Meyer, qui a également fait usage des dates lunaires, mais qui dans leur calcul part non pas de la conjonction, mais de la nouvelle lumière, reporte le règne de Thoutmosis 111 aux années 1501-1447. La différence, eu égard à une époque aussi lointaine, est beaucoup trop petite pour faire la moindre brèche à la chronologie.
Et maintenant, quel que soit le jugement porté sur mes recherches chronologiques, il est un fait certain, c'est que je suis parvenu, en appelant à mon aide les dates lunaires, à diriger la chronologie dans des voies nouvelles et plus sûres.
Et je voudrais surtout qu’on se donnât bien garde de laisser de côté les dates lunaires, telles ((ue nous les a transmises le scribe (du temple) llor-m-saf et de les déclarer « inutilisables », j)arce (ju’elles contredisent des préjugés incarnés.
Budapest, 10 janvier PJOô.
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