soir
Alliyr
h. 41 ' matin
Choiak
IG
h. 7' après midi
Tybi
h. 50' soir
Mechir
h. 2' matin
Pliamenoth
h. 2G' après midi
Pharmouthi
IG
h. 14' nuit
Pachon
Ainsi dans 9 cas il y a une concordance parfaite avec les dates transmises par le document égyptien. Il n’y a discordance que pour 3 dates, puisqu’au lieu du 18 fléchir nous voyons le 17 Mechir, au lieu du 17 Pharmouthi le 16 Pharmouthi, et au lieu du 16 Pachon le 15 Pachon. Mais si nous réfléchissons que nos tables de lune, avec l’aide desquelles nous pouvons calculer les dates lunaires, reposent sur des « corrections empiriques » qui pour des époques aussi éloignées que l’an 1852/51 avant J.-C. sont très insuffisantes (de sorte que l’écart, qui n’est ici que d’un jour, ne monte en réalité qu’à quelques secondes et, vu l’incertitude du calcul à des époques aussi éloignées, peut ne pas être pris en considération) ; si nous ajoutons ensuite que les méthodes d’après lesquelles les Égyptiens déterminaient les années lunaires nous sont à vrai dire
inconnues, et que nous ne savons pas si les dates des papyrus sont des dates lunaires déterminées par calcul cyclique, nous devons reconnaître que la concordance entre les dates que nous livre le fragment de papyrus et celles qui ont été données par le calcul est tellement exacte qu’on ne peut en espérer une meilleure pour une époque éloignée de 3756 ans. Toutes les dates égyptiennes tombent dans le voisinage le plus proche des nouvelles lunes qui leur correspondent, et il n’est pas de calcul de temps dont les jours de nouvelle lune du calendrier concorderaient mieux avec les véritables nouvelles lunes. Le calendrier juif, qui est, on le sait, un des meilleurs pour les calculs de temps qui reposent sur base luni-solaire, n’ofïre pas de concordance meilleure, même si au lieu de la conjonction vraie nous choisissons la nouvelle lumière comme base des recherches.
Donc, si nous admettions qu’Usertesen III a régné plus de 30 ans, nous pourrions aussi admettre que les nouvelles lunes de l’an 1852/51 avant J. -C., conformément à la proposition de Sethe’, sont celles de l’an XXX/XXXI d’Usertesen 111; alors l’an 1876 avant J.-C. ne serait pas l’an VII, mais l’an VI d’Usertesen III, et l’an 1875 avant J.-C. serait l’année pour laquelle nous est livrée la date sothiaque, et c’est un résultat qui répondrait encore tout à fait bien à notre méthode de calcul pour les dates sothiaques. D’après la méthode ici suivie, sur la base des formules d’OppoIzer, on obtient les années 1877 à 1874 avant J. -G. comme étant ces 4 années dans les(|uelles le lever héliaque de Sirius tomba au 16 Pharmoutlii.
Si donc il est hors de doute, — et seulemen! dans ce cas, — que le document et ses dates lunaires de l’an XXX/XXXI appartiennent au roi IJsertcsen 111, nous