FIN
Le texte le plus important découvert depuis 1897 est celui de quatre comédies de Ménandre, publié par Lefèvre en 1907. Une des comédies, Y Arbitrage ('EwtTpircovTeç) est conservée, sinon complètement, du moins dans ses parties essentielles. Ce qui reste de la Eajiia est moins complet. Il faut en dire autant de la IIcpixetpopivT}, dont les deux scènes finales étaient déjà connues auparavant. Le papyrus ne donne de la comédie "Hpwç que l'argument et les premiers vers. — Voir deux articles de Maurice Croiset dans Journ. des Sav. y oct. et déc. 1907 et mon art. /. des S av. y févr. 1908. Wilamowitz : Zum Menander von Catro, Léo : Bem. zu den neuen Bruchst. des Men. Parmi les autres études nous signalerons celles de, Croner, dans Litt. Central BL 1907, n° 48, de Ph. E. Legrand, dans Rev. des Et. Ane., 1907, p. 312 et 1908, p. 1, et l'excellente traduction allemande de Karl RoberL
La belle scène publiée par Grenfell et Hunt (Hibeh Papyri, 1, 1906, p. 24) et que j'ai commentée (Journ. des Sav., oct. 1906) est probablement de Ménandre;
mais je ne la crois plus tirée du Dyscoloi, à moins que cette comédie n'ait eu deux éditions
Fragments du Kolax de Ménandre (Grenfell et Ilunt. Ox. Pap., III, 1903, p. 17). — Journ. des Sav., oct. 1906.
Jernstedt avait publié en 1891 dam un écrit russe des fragments du Phasma de Ménandre dont le sujet est raconté par Donat et d'autres fragments déjà connus grâce à Tischendorff et Gôbet d'une comédie dont le personnage principal est un jeune homme atteint de spleen parce qu'il estlrop heureux et qu'il ne lui reste rien à souhaiter. Je présume qu'il était guéri par l'amour.
Fragments d'une Niobé peut-être de Sophocle (Grenfell et Hunt. Oxyr. Pap., II, 1899, p. 23).
Long fragment de VAchaion Syllogos dans Wila* mowitz Neue Dichter Fragm., II, p. 64.
On trouvera d'autres textes nouveaux dans Archiv. fur Papyr.
Ajoutons que MM. Grenfell et Hunt vont publier prochainement de beaux vers de YHypsipylé d'Euripide.
Les articles : Deux Comédies de Ménandre dans mes Études sur l'Antiquité grecque ainsi que ceux qui contiennent la première scène de YHector d'Astydamas et le Prologue d'une Comédie, dans mes Études de Litt. et de Rylhm. gr. auraient trouvé place dans le présent volume si ces fragments n'avaient été découverts après sa publication.
Page 16.
* Nous possédons un fragment considérable d'un drame d'Eschyle, probablement antérieur aux Suppliantes et appartenant à la première manière du poète. Dans ce fragment tiré d'un drame intitulé EûpwTnï $ Kspeç, Europe raconte son enlèvement par Zeus, la naissance de ses trois fils, Minos, Rhadamanthe et Sarpédon. Comme ce dernier combat parmi les défenseurs de Troie, Europe, qui connaît la bravoure de son fils, tremble pour ses jours. Son récit était sans doute précédé de la première entrée du chœur. Avant que le cadavre du héros fût apporté par les dieux de la Mort et du Sommeil, un Messager racontait probablement les hauts faits du guerrier, peut-être aussi sa fin ; le drame se terminait par la plainte funèbre. Cette tragédie si simple était elle amplifiée, comme les Perses, par l'introduction d'un personnage épisodique? Cela n'est pas impossible, mais c'est douteux.
Voir mon édition du pap. Didot, 1879 et mon article : Rev. Phil. Nouv. série, IV, p. 10-13, ainsi que les Fragm. Trag. Gr. de Nauck.
Page 25.
* Le premier chœur du Phaéthon se trouve complété aujourd'hui (W. Schubart et Wilamowitz, Gr. Dichter fragm., II, 1907).
Page 51.
# Je ne donne plus à Apollon les vers cités. Dans la 2 e édition d'Eschyle de la Bibliothèque de Teubner j'ai cru devoir attribuer les vers 679-80 aux Furies.
Page 60.
# Qu'il nous soît permis de hasarder une conjecture au sujet des fféliades, tragédie dont la matière était fournie par la fable de Phaéthon. Elle ne pouvait guère faire partie d'une trilogie. Auraitelle été jouée au théâtre de Syracuse? On sait qu'Eschyle fît plusieurs longs séjours à la cour d'Hiéron; les critiques relevaient même chez lui un certain nombre d'idiotismes sikéliotes. Le public de Syracuse était quelque peu frotté de philosophie, les comédies d'Epicharme, contemporain d'Eschyle, en témoignent. Les vers remarquables auxquels se réfère cette note pouvaient être goûtés de ce public.
Page 128.
* On n'avait pas cru le scholiaste d'Aristophane qui affirme que le déguisement de Télèphe n'avait pas été imaginé par Euripide. Les fragments de Sophocle récemment découvert dans le Pkotios de Berlin (Wilam. N. Dicht. />., II, p. 64) sont venus confirmer le témoignage du scholiaste. Chez Sophocle aussi Télèphe s'était emparé du petit Oreste. Il en était déjà de môme dans le Télèphe d'Eschyle, le scholiaste nous l'apprend. Cet accord des trois tragiques me fait croire que la fable était déjà racontée de la même manière dans l'épopée des Kypria.
Page 139.
* Ajoutons qu'Aristote (Poét., chap. 12) désigne les acteurs par ti in6 (tx^ç. Il ne me semble guère possible d'entendre avec Dôrpfeld des morceaux chantés dans l'orchestra près de la scène.
Page 139 (Addenda à la note).
* Mittheil-Athen 1897-98. Dôrpfeld cherche à établir, que la disposition du théâtre hellénistique d'Asie Mineure n'infirme pas son système, mais que ce théâtre est le type de ce que Vitrure appelle « theatrum graecorum ». — Dans le Journ. des Sav., avril, juillet et sept. 1898, G. Perrot a de nouveau exposé et discuté la question.
Page 163.
* L'explication de F. Knoke (Begriff der Trag. nach Aristot. Berlin, Weidmann, 1906, Rev. Crit., n° 24, 1907) se rapproche de celle de Goethe. Voir : G. Dalmeyda, Gœlhe et le drame antique, 1908, p. 379 et suiv.
Page 190.
* Il est curieux qu'une tragédie aussi peu respectueuse envers la déesse Héra que YHeraklès d'Euripide ait été représentée auiii 6 s. av. J.-C. aux HpaToc d'Argos (B. C. Bell., 1900, p. 287).
Page 216.
* Berlioz s'accordait, sans^oute à son insu, avec Aristote, quand il écrivait (Les Grotesques de la
Musique, p. 230): « Dire que dans un air, dans un duo, dans une scène où la passion peut et doit s'exprimer de mille façons diverses et imprévues il faut absolument que les vers soient uniformément coupés et rythmés, prétendre qu'il n'y a pas de musique possible sans cela, 'c'est prouver clairement qu'on n'a pas d'idée de la constitution de cet art; et l'application de ce système par les poètes italiens en mainte occasion où la musique la repousse n'a sans doute pas peu contribué à donner à l'ensemble des productions musicales de l'Italie l'uniformité de physionomie qu'on a le droit de lui reprocher ».
Page 281.
* Masqueray ne s'est pas occupé de la danse des choreutes, mais Eschyle lui-même décrit merveilleusement les rondes, les bonds, les élans des Furies, dans le grand chœur des Euménides. — Parmi les auteurs qui parlent, des danses de la tragédie, de la comédie, du drame satyrique, citons Lucien, Desaltatione et le morceau très instruotif de Plutarquc : Mor., p. 1122 — Voir d'ailleurs A. Muller, Bùhnenalt, p. 198-200 et 220-25. — Maurice Emmanuel (La Dans? grecque antique, 1896) s'est servi d'une méthode très ingénieuse pour faire revivre en quelque sorte les danses antiques. Il a comparé les images fournies par les monuments (surtout les vases) avec les photographies des mouvements exécutés par des danseurs vivants. Lorsque les monuments antiques présentaient un
moment caractéristique du mouvement, le chronophotographe de Marey lui permettait de retrouver la série complète des moments successifs der ce mouvement. — Espérons que M. Maurice Emmanuel pourra nous donner un second volume, dont il a déjà recueilli tous les éléments.
Pour ce qui est des masques d'Eschyle nous renvoyons le lecteur aux ingénieuses conjectures de Paul Girard : De l'expression des masques dans les drames d'Eschyle. Rev. des Et. Gr., 1894, t, VII, p. 1 et 337 et 1895, t. VIII, p. 88.