‹ Études sur le goître épidémiqueChapitre 10 sur 49 · II. ACTION DES SELS DE CHAUX · texte numérisé non relu

II. ACTION DES SELS DE CHAUX

Si l'on compare les quantités de sulfate et de carbonate de chaux contenues dans les sources de l'Isère à celles dissoutes dans les eaux de la Seine-Inférieure , on reconnaîtra que les eaux de ce dernier département renferment des proportions de sulfate et de carbonate de chaux (3) plus considérables que celles du premier.

Dans le département de l'Isère, on comple 1 goitreux sur 52 jeunes gens , et 1 goîtreux sur 635 conscrits dans la Seine- Inférieure.

Le's eaux du^département de la Seine, dans l'analyse desquelles les sels de chaux ont été indiqués isolément, donnent en général par litre :

^rammrs.

Sulfate de chaux 0,200 à 0,430

Bicarbonate de chaux. . . 0,122 à 0,301 (4) , quantités bien plus considérables que celles contenues dans les eaux de l'Isère.

Le nombre des goîtreux dans le département de la Seine est de 1 sur 1,757 conscrits.

Nous croyons inutile d'ajouter de nouveaux arguments à ceux qui précèdent;» ils sont clairs et démontrent que la théorie qui attribue le goitre et le crétinisme aux eaux calcaires, devient

(1) Voir dans l'Annuaire des eaux de la France les analyses des sources, ruisseaux el rivières , page 27 à 75 , el 125 à 1!)5.

(2) Voir le rapport du docteur Aguilhon , Annales de l'Auvergne 1851 , tom. 24 , page 92.

(3) Voir les tableaux cités dans le paragraphe précédent.

(4) Voir l'Annuaire des eaux de la France , pages G4 el Cîî. Les eaux des prés Saint-Gervais fournissent par litre 0 gram. 052 de bicarbonate de chaux : celles de Belleville, 1 gram. 100 de sulfate ; celles de la Roche-Gregy, 1 gram. 470 du même sel.

CONSIDÉRATIONS PllÉLlMINxVIRES. 9

impossible pour tout homme qui, laissant de côté les souvem'rs historiques, se borne à consulter les faits (1).

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