III. ACTION DES MATIÈRES ORGANIQUES
On a soutenu {également que le goitre devait être attribué aux matières organiques dissoutes dans les eaux potables. Deux objections péremptoires peuvent être faites à cette théorie.
1°. Les eaux de Royat , de Chamalières et de Clermont ; celles de St-Genès , de Marsat , de Mozat et de Riom, doivent être rangées parmi les eaux les plus pures. On y découvre à peine des traces de matières organiques , et cependant le « goitre est commun dans ces diverses localités.
2". Les grandes villes qui , comme Paris et Nantes , sont en grande partie alimentées par des cours d'eau qui contiennent une grande proportion de matières organiques , fournissent très-peu de goitreux.
Nous n'insisterons pas sur ces faits , nous nous proposons de revenir sur ce sujet dans un autre ouvrage.
Certains auteurs ont dit que le goitre était diî à une matière organique spéciale, d'autres à un miasme particulier.
Nous croyons inutile de nous occuper de ces assertions théoriques ; nous attendrons que leurs auteurs aient donné leurs preuves.