DONNÉES MÉTÉOROLOGIQUES
Fantassins goîlriMix.
Mars Un peu froid
Avril. .... . Température plus douce ,
Mai
Juin ,
Juillet
Août
Septembre.
Octolire. . .
Chaud à la fin
Assez chaud, avec quelques variations.
Chaleurs fortes, accablantes
Comme juillet
Chaleurs un peu moins fortes
Fraîcheurs depuis le l<f
Total
llÉSUiMÉ ANALYTIQUE.
Rappelons en quelques mots les faits saillants qui se trouvent disséminés dans l'exposé météorologique et statistique qui précède.
1°. En 1851, les mois de mars et d'avril sont chauds : trois militaires sont atteints du goîlre en avril ; les chaleurs sont (ortes pendant les mois de juillet et d'août. On compte 3 goitreux en juillet, 22 en août et 1 1 en septembre ;
2°. En 1860 , la température de l'été est Irès-élevée , le 8"^ de ligne fournit 49 goitreux pendant le mois d'août.
3". 1862 a été une année" exceptionnellement cliaude depuis le mois de mars jusqu'à la fin d'octobre : l'épidémie a commencé en avril ; elle a atteint son apogée au mois de Juillet , mais elle s'est prolongée jusqu'à la fin d'octobre.
Pendant ces trois années, les promenades et les exercices militaires ont eu lieu vers le milieu du jour ou dans la matinée; les épidémies sont arrivées dans les conditions ordinaires.
En 1868 , nous allons nous trouver en présence de résultats exceptionnels qui viennent à l'appui des idées dont nous sommes le défenseur.
L'été et l'automne ont présenté toutes les circonstances qui favorisent le développement du goitre : chaleurs très-fortes pendant les mois de mai , de juillet et d'août; un peu moins élevées en juin et en septembre , puis refroidissement rapide pendant le mois d'octobre. Ces conditions sont précisément celles qui produisent les épidémies goitreuses, et cependant, un petit nombre seulement de soldats a offert des engorgements du corps thyroïde.
Une particularité exceptionnelle nous permettra d'exj)liquer cette anomalie.
L'été ayant été très-chaud dans le centre de la France , un ordre est arrivé de Lyon qui a prescrit de consigner les soldats dans les casernes pendant le jour et de faire les exercices à six heures du matin. De cette manière, les militaires n'ont pas été exposés, à l'heure de leurs courses, à l'action d'une température par trop élevée ; les sueurs ont été moins abondantes , la soif moins vive , et le besoin de boire froid moins impérieux. Nous croyons que l'ordre dormé par le commandant du 4*^ corps a été doublement avantageux : il a démontré nettement le rôle que jouent, dans la production du goitre épidémique , les promenades et les exercices accomplis pendant les grandes chaleurs de l'été , il a en outre indiqué l'un des moyens les plus efficaces de prévenir le développement de cette maladie.
Avant de présenter au lecteur un tableau d'ensemble résumant les données statistiques et météorologiques consignées
^ans la première partie de cet article , nous devons faire remar- <]uer que l'entrée des malades à l'hôpital de Clermont a toujours été postérieure d'une , de deux ou de trois semaines , <)u développement du goitre ; aussi , bien que la majorité des entrées ait eu lieu au mois d'août, considérons-nous le mois de juillet comme étant , dans les années ordinaires , l'un des mois pendant lesquels se développent le plus souvent les engorgements du corps thyroïde.
Résumé statistique.
Goitreux observés à l'Hôlel-Dieu de Clermonl (I).
MOIS
97fi Hn lirrna
i flrh licc'iriic 1 Ulloodl Us.
i Uu Ut Hj^llU
TOTAnX
Mars. . . .
Avril. . . .
Mai
Juin ....
Juillet. . .
Aoiit. . . .
Septembre
Octobre. .
Novembre.