DIAGNOSTIC
Avant de parler des signes caractéristiques du goitre aigu, ■ nous croyons devoir rappeler ici les symptômes communs aux goitres endémique et épidémique.
Le siège de la tumeur, ses rapports avec la trachée artère dont elle suit les mouvements , l'absence de battements artériels sensibles dans les parties de la tumeur qu'on parvient à isoler des carotides , rendent ordinairement le diagnostic facile à établir.
Les goitres épidémiques sont caractérisés par les circonstances suivantes : Ils se sont développés en peu de temps chez des étrangers récemment arrivés dans une ville oii le goitre est endémique ou fréquent. Ils se sont manifestés, presque toujours, pendant les chaleurs de l'été ou le commencement de l'automne; ils ont attaqué un certain nombre d'individus soumis aux mêmes inQuences: à des marches forcées ou à des exercices fatigants, suivis de refroidissements du cou pendant que le corps est en sueur.
Les goitres aigus épidémiques et sporadiques peuvent offrir toutes les transitions entre l'engorgement simple de la glande thyroïde et le goitre cystique.
QuSnd le goitre cystique est suffisamment gros et isolé , la fluctuation est ordinairement manifeste et la transparence peut être constatée à l'aide d'une bougie. S'il y a doute, on peut avoir recours à la ponction avec un troquart explorateur.
Le goitre aigu diffère de la thyroïdite, en ce qu'il ne se termine jamais par suppuration ; et de plus , la douleur peu vive quand elle existe, n'offre ni le degré d'intensité , ni l'augmentation par la pression qu'on observe lorsqu'il existe une véritable inflammation (I).
(1) M. Chevalier est le seul médecin, parmi les ailleurs qui ont écrit sur le goure épidémique, qui ail décrit celle maladie sons le nom inexact de lliyroï dite. '
GOITRE ÉPIDÉMIQDE.