‹ Etudes sur le goître et le crétinismeChapitre 3 sur 50 · RÉSULTATS FOURNIS PAR LES ENQUÊTES PRÉCÉDENTES · texte numérisé non relu

RÉSULTATS FOURNIS PAR LES ENQUÊTES PRÉCÉDENTES

Une première question se présente tout d'abord avec les caractères d'une importance prédominante, soit qu'on la considère en elle-même, soit qu'on Tenvisage par rapport à l'influence que sa solution doit exercer sur la direction des travaux de la Commission.

Est-il nécessaire de recourir à une enquête générale sur le goitre et le erétinisme dans tout r Empire français ?

Il est évident qu'on ne peut résoudre cette question que par une appréciation des données obtenues, pour la France, par l'enquête de 1 851 , et, pour la Savoie, par l'enquête de 1845(1), dans leurs rapports avec les besoins de la science et de l'Administration.

(4) Rapfwrt de la Commission créée par S. M. le roi de Sardaigne pour étudier le crHittisme; Turin, 4848.

Ces besoins peuvent être rapportés, dans ce qu'ils ont de plus essentiely à quatre groupes principaux de connaissances, se résumant ainsi qu'il suit :

l"* Distribution géographique du goitre et du crêtinisme ;

^^ Détermination de l'intensité relative du goitre et du crêtinisme dans les diverses localités, quant à la proportion de nombre en général et quant aux conditions de degrés et de formes ;

3"* Détermination des conditions étiologiques dépendantes des personnes et des lieux ;

4"^ Détermination des conditions prophylactiques d'après les enseignements de l'expérience.

Quels sont les résultats acquis par suite des enquêtes française et sarde sous ces quatre points de vue ?

g L DISTRmUTION GÉOGRAPHIQUE.

En ce qui se rapporte à la distribution géographique, Tenquête sârde n'a fourni des données complètes que sur le crêtinisme.

Les 9,004 goitreux, compris dans l'enquête sarde et répartis dans diverses localités, ne représentent exactement ni le nombre ni la distribution des goitreux dans la Savoie.

Voici à ce sujet la déclaration de la Commission sarde :

c Quant à la colonne des goitreux, il est nécessaire de prévenir que

> le nombre de ceux existant dans le Royaume est bien supérieur à -» celui indiqué.

i> On n'a pas tenu compte des cas sporadiques, ni de ceux qui se

:» rencontrent dans les villages où le crêtinisme n'est pas endémique.

p On n'a annoté que les goitres plus volumineux des pays où se

> trouvent des crétins. > (Page 165.)

L'enquête française a, au contraire, principalement porté sur la déter-

ET LE CRÉTINISBIE.

mination du nombre des gottreux. Pour quelques départements, liséré, les Hautes-ÂlpeSi les Basses- Alpes, le Haut-Rhin, etc., il a été tenu compte, dans le recensement, d'une manière distincte, des crétins et des goitreux.

Mais en général la constatation de ce qui se rapporte au crétinisme a été négligée dans les documents obtenus par l'enquête, qui s'est trouvée en définitive applicable surtout au goitre.

Avec les résultats combinés de l' enquête sarde et de l'enquôte française, il serait matériellement impossible de former un tableau général de la distribution géographique du goitre et du crétinisme dans l'Empire français.

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