as
J ai pris la peine de vérifier tous les emplois de la racine as « être », et de constater les inconséquences et les lapsus que M. Grassmann n'a pas su éviter en les dassant. La liste en serait longue : j'en fais grâce
au lecteur, et je me borne au nécessaire, c'est-à-dire à la suppression des nuances de sens ou des particularités de construction qui ne me paraissent pas justifiées.
Telle est d'abord celle qui est catiiloguée, pour le verbe simple, sous le n° 2. Motre racine ne signifie pas par elle-même « être présent, être à portée ». Aux vers VIII, 89, 4; X, 61, 19 et 83, 6, ce sont les pronoms ayàm , iyàm « hic , liœc » , accompagnant le verbe « être » qui expriment la présence. Par exemple, ayàmasmi signifie ume voici, c'est moi)). De même, au vers VIII, 21,6, smô vayàrn sànti no dhiydii signifie exactement, non pas «nous sommes présents, etc. » , mais « c'est nous , ce sont nos prières». Il n'y a sans doute pas un abîme entre les deux interprétations : j'insiste pourtant. Le suppliant ne dit pas simplement au dieu «je suis là», mais «c'est moi qui suis là, moi, ton ami et non le premier venu». En un mot, c'est sur le pronom que porte l'affirmation, et le verbe garde purement et simplement son sens d'« être ». Le cas est autre au vers I, 55, 7 : dânàya mànah. . . dstu te. Ici, mànaït . . . (istu te est une périphrase pour dire «pense»; le verbe être y joue un rôle comparable à celui qu'il prend quand il est construit comme auxiliaire avec les participes (et d'autres mots encore). C'est à peu près de la même manière que àstaçradshat,l^ iSg, 1 , littéralement « que le cri çradshai soit ! » signifie « criez çradshat)). — La citation du vers IV, 4i, 6, est un simple lapsus puisque l'adverbe dira y est exprimé. Au
vers X, 27, 4, le locatif exprimé avec àsam dans la proposition subordonnée se sous-entend très facilement avec satàs qui répète l'idée de la proposition subordonnée dans la proposition principale. M. Grassmann a lui-même abandonné dans sa traduction le sens d\( être présent » pour le vers X, 53 , 10.
A retrancher aussi le n° y : dans Tunique exemple cité de as avec un instrumental, V, 70, i, cet instrumental est pris adverbialement.
Passons aux emplois de as avec divers préfixes.
Pour as avec (ina , je conteste le sens d'« atteindre ». Au vers TX, 70, 3, ànu est préposition, ou plutôt postposition. Dans Tautre passage allégué, I, i85, Zi, le sens paraît être «plaire à», cf. I, 182, 8, venant de ridée de conformité à la volonté, I, 67, 2, ou au désir, I, 167, 10, cf. X, 27, 17, qui serait le sens propre.
Avec àpi, si tant est que cette particule doive être réellement considérée comme un préfixe dans les formules où elle figure à côté de as y notre racine ne prend aucun sens nouveau. Celui dVêtre proche», supposé pour le vers VII, 38, 3, est parfaitement inutile : 05 y est tout simplement construit comme auxiliaire avec un participe.
Sous la rubrique abhi, il faut retrancher au moins les sens 3 et (5. Au vers II, 6 , 2 , la racine as avec abhi signifie «être au-dessus de», comme au vers II, 28, 1, par exemple, et il en est de même au vers VIII , 2 4 , 2 1 . M. Ludwig a montré dans son commentaire que M. Grassmann sétait complc-
temoiit naépris sur le vers V, 33, 3. Je joins aussi abhy.àsmàd,inms dans un autre sens que M. Ludwig. Dans une locution de ce genre (et cestiune addition à ifaire à lartiole abhi)^ abhi est une préposition <;on$b)uite avec Talittlatif , à peu près dans le méone sens que purà (cf. asmàd ahhi à asmàt para, I, 1^9, 8, tet -abhi vadhàt, X, 28, 3, à purà hàthât, VIII, 56, 5), et insistant simplement sur Tidée d éloignement marquée déjà par lablatif. La formule du vers V, 33, 3, signifie : «Puisque tes chevaux ne sont pas retenus loin de nous, faute de prières pour les atteler, monte sur notre char, etc. ».
On ne voit pas comment ni pourrait donner à as le sens de « avoir part à ». M. Grassmann , d ailleurs , se contredit lui-même en donnant plus loin nédishtïmtcuna comme régissant les génitifs ishàs et sumnàsya, IX, 98, 5, dans le sens de «le plusvoisinile». Je fkiv^i pas si loin , et je me contenterai de traduire : «Puissions -nous être les plus voisins pour le bienfait», c est- à-dire être les premiers qui recevions les dons du dieu.
Avec péri, on supprimera le sens Ix , a passer (Je temps)». Au vers VII, io3, 7, àhah est un accusatif de temps , et le régime de pari shfha est sàraJjL.
L unique emploi de sàm avec 05, II, 1 , 1 5, est une hardiesse qui s'explique par Top position de sàm et de pràti^ H tu es T/égal de tous et de chacun » : il n est pas p^rfiftis d*en conclure que sàm donne à 05 le sens d'« égaJier, atteindre ^.
à-sakra.
Evidemment synonyme de asaçcàt Pour le sens, voir ce mot.
asaca-dvish,
((Qui hait celui qui nVst pas pieux», selon M. Grassmann; «qui ne hait pas ceux qui sont pieux » , selon M. Roth dans le dictionnaire abrégé ; (( qui ne poursuit aucun ennemi » , selon M. Ludwig. Je n'essaierai pas de trouver un quatrième sens, et je pencherai même du côté du second : j'aime assez qu'une épithète des Maruts , VU! , 20, 24, rappelle , même sous forme d'apologie, que ces dieux ne sont pas toujours bienveillants. (Voir Religion védicfae, H,
p. /lOl.)
à-samdina.
((Non lié», comme àsarridita, selon MM. Roth et iGrassmann. Mais c'est dâ (( couper » , et non dâ n lier » , qui a un participe dinà, et cette racini^ s'emploie tout particulièrement pour exprimer le faiiichage de l'herbe sacrée. Maîi^ll^nant , qu'est-ce que ce barhis ((qui n'a pas été fauché», VIII, 91, i4?0n vierra plus tard; en attendant, l'épithete tridhàia, /:( triple», éveille déjà l'idée d'un barhis mythique. Aussi bieyo le vers entier est-il assez oj^scur; mais c'^t pptal se jH'éparer à l'expliquer que de cpnamencer par imposer à l'un des mots qu'on y trouve un sens de fantaisie. Quant à Finterprélation de M. Ludwig, «qui
nest pas du même jour», elle impliquerait un emploi peu ordinaire de la particule sàm.
à-sama.
((Sans pareil». Par exception, j'ajouterais un autre sens , (( inégal » , au moins pour le vers X , 7 1 , 7 :.cest d ailleurs ce que fait M. Grassmann lui-même dans sa traduction.
àsamasia-kâ'vya,
(( Dont on ne peut atteindre la sagesse » , selon tous les interprètes. Ne serait-ce pas plutôt «dont la sagesse nest pas acquise, est innée»? Ce sens parait plus conforme aux emplois de la racine aç avec scan, par exemple au vers III, 60, 2 : (( C'est par là, ô Ribhus, que vous avez acquis la dignité divine, que vous êtes devenus dieux. »
a-saçcàt, à-saçcat, à-saçcivas.
L'explication de M. Grassmann, «qui na pas son pareil » , me semble insoutenable. Je ne connais guère d'exemple d'un participe tiré dun thème de temps comme second terme d'un composé possessif. D'ailleurs, on ne peut écarter le rapprochement dû à M. Roth, de asaçcàif servant d'épithète à la vache mythique, II, Sa, 3, et du vers Vâl. 8,7, où on dit d'Indra, implicitement comparé à une vache ( « tu n'es jamais stérile » ) : néndra saçcasi dàçdshe. Reste à savoir quel est là le sens de saçcasi. M. Roth suppose, pour ce passage unique et pour les adjectifs
en question \ une racine saçc signifiant « cesser de couler )) Rien n'est plus commode , mais rien aussi n est moins vraisemblable que ce dédoublement de formes aussi caractéristiques. Il faudrait admettre , non seulement deux racines homonymes sac, mais deux racines homonymes formant un présent de la même manière, et d'une manière aussi peu ordinaire que le redoublement avec un suffixe a : car la prétendue racine saçc ne peut être qu'un redoublement de sac, puisque a-saçcàt (formé sans suffixe a) n'a pas de forme forte , et que à-saçcivas est un participe parfait. Tout vaut mieux qu'une pareille hypothèse, et faute d'autre explication, je me résignerais à traduire le passage cité « tu ne te mets pas à la suite du sacrificateur », dans le sens de(( tu n'attends pas qu'il demande ». Les adjectifs en question, appliqués comme épithètes à la vache mythique, par exemple, exprimeraient l'idée de la spontanéité avec laquelle les dons célestes préviennent les désirs de l'homme; ils auraient en somme à peu près le sens du latin lihens.
am-trip, àsu-niti.
Voir Religion védique, III, p. 72-73.
àsura.
Sur la valeur de ce mot et de ses dérivés , voir Religion védique, III, p. 70-74.
* A-insi que pour le sïmip\e saçcdt , dans trois passages, I, 42, 7; III, 9, 4; vu, 97, 4, où il désigne l'ennemi, et peut, par conséquent s'expliquer très bien par la racine sac «poursuivre».
asuryà et asmyà,
La seconde fonne est une hypothèse de M. Grassmann, fondée sur une prétendue distinction dun concret asuria, doù asuryà ^ et dun abstrait a^ar^d. Son principal argument pour modifier faccentuation de labstrait, telle qu'elle est donnée par le texte» asuryà, est que, sauf dans un seul passage, VI, 20, • 2 , ce mot devrait être lu en trois syllabes et non en quatre, asuria. Or il faudrait dabord joindre au passage soi-disant unique le vers VII, 96, 1, si Ton n*y fait pas de correction. Mais M. Grassmann a rangé sous son asuria concret quatre passages, II, 35, 2;. III, 38,7; VII, 2 1 , 7 ; X, 5o , 3 , qui semblent présenter en réalité 1 abstrait (pour VII , 2 1 , 7, en particulier, cf. V, 66 , 2) , et , dans le second et le troisième au moins, le mot ne peut être lu quen trois syllabes* D'autre part , le concret lui-même n'a que trois syllabes au vers VIII , 90 , i 2 , et il faut ajouter à ce passage le vers IX, 71, 2 (M. Grassmann en convient à peu prè3 lui-même), et le vers I, i34, 5, où asuryàt est une épithète de bKévanâf « protège-nous contre tout être démoniaque [asuryà, comme d^uha, peut s'appliquer aux démons de même qu'aux dieux ). On voit que la distinction est' illusoire. De plus, deux sens à retranchcfr : celui de « Dieu suprême *> pour le vers II, 35, 2, qui s'explique très bien et même beaucoup mieux par l'abstrait, et celui de «monde des dieux» : j'ai déjà expliqué le mot au vers I, i3/i, 5; pour le vers II, 33, 9, M. Grassmann a
lui-même abandonné ce sens dans sa traduction; enlin, au vers II, îiy, 4, les Adityas a gardent n leur propre qualité d'Asuras, comme au vers X, i Sy, 4 , les Devas «gardent» leur propre divinité.
a-senyà.
Il parait bien difficile d'expliquer ce mol autrement que wiishavyà , « à Tépreuve de la flèche » , qui se rencontre dans le même passage, X,io8, 6 : «Quand vos paroles, ô Panis, n'auraient rien à craindre des traits. . . » A ceux que cette figure étonnerait, je rappellerai que les incantations des impies et des démons sont des armes, comme les formules sacrées. Les Panis viennent justement de se vanter de leurs armes : mais Rrihaspati leur opposera Tarme de la prière , meilleure que tous les traits pour triompher des incantations.
a-skamhhanà.
«Absence d appui», selon M. Roth; «l'espace où il n'y a pas d'appui», selon M. Grassmann, X, iàg, 1. Même question que pour avcofp^ (voyez ce mol) : j'adopterai provisoirement la même solution, soit ici le sens de M. Grassmann.
àstrila-ycgvan.
«Qui rend ses adorateurs invincibles», épithète d'^gni> Vin, 43 , 1 . C'est le sens pour lequel penche M. Ludwig.
asthà.
Ce prétendu adverbe est à rayer. La forme du vers X, 48, lo, est un accusatif pluriel de asthÀn ((OS». Voir Religion védique, II, p. 459 et n. 3.
a-snâtri.
Non pas simplement (( qui ne se baigne pas » , avec M. Grassmann, mais ((qui n*est pas nageur, qui n'aime pas Teau», avec M. Roth.
à-sprita.
Epithète appliquée uniquement au Soma céleste traversant les espaces, et dans une formule consacrée, VIII, 71, g; IX, 3, 8. M. Grassmann la traduit (( invincible » , donnant pour cette seule fois à la racine spar le sens de (( vaincre ». Si elîe n'est pas simplement une fausse leçon pour àstrita que donne le Sâma-Veda , elle ne peut guère signifier que « non enlevé», comme Tentend M. Roth dans le dictionnaire abrégé, ((non conquis», cf. dhanaspjrit, ou « non sauvé » selon le sens le plus ordinaire de la racine spar. Elle exprimerait alors, selon moi, l'idée que le Soma céleste n'a pas été enlevé, conquis, délivré, mais qu'il est sorti volontairement, et par sa seule puissance , du lieu mystérieux où il était enfermé. Ce trait semblerait contradictoire avec le mythe du Soma porté par faigle, dont il est rapproché au vers VIII, 71,9. Mais jai cru pouvoir
relever déjà un autre exemple de la morne contradiclion [Religion védique y III, p. 32 4-32 5).
asmatrà.
Signifie au vers VIII , 18, 1 /i , non « parmi nous « , mais (( envers nous ».
asmadryàc.
M. Grassmann, qui note d'ordinaire les moindres nuances, aurait pu relever l'emploi de Tad verbe dans le sens de «pour nous, dans notre intérêt», aux vers VI, 19, 1 , et X , 116, 6 , et celui de ladjectif au vers VII, 19, 10, où asmadryàhco dàdato maghàni signifie « qui nous donnent, qui nous valent des présents».
asmayà.
Le neutre de ce mot, en dépit des difficultés de construction au vers X, 93, 1 4, ne peut guère être qu'un adverbe.
à-smritadhra.
«Fidèle au souvenir» plutôt que «ne trompant pas le désir». Les chantres védiques font souvent appel à l'amitié ancienne de leurs dieux.
à-smera.
Je crois avec M. Ludwig que ce mot ne peut avoir d'autre sens que « ne souriant pas ».
J. As. Extrait n'' 17. (i883. ) 16
aham-sana.
On ne voit pas trop comment ce mot aurait pu signifier «gagnant pour soi». Comme aham-pûrvà, «je suis le premier», ce composé a dû être d abord une petite phrase signifiant «je suis i ancien, sàna». Ce rapprochement donne en même temps le vrai sens de aham-pûrvà , qui doit s'entendre du temps, et non de l'espace. Il est remarquable que ce dernier mot soit appliqué dans son unique emploi au char des Açvins, I, i 8 1 , 3 , et que aham-sana, dans l'un de ses deux seuls emplois, au vers V, yS, 'î (si on admet la correction à peu près certaine qui réunit en un seul les deux mots ahàm sànà) y soit appliqué aux Açvins eux-mêmes.
àhan.
Les mots en an faisant le nominatif- accusatif pluriel neutre en âni, â, ou a, rien n*empêche que àhan ait, outre les formes àhâni et àhâ, la formé àha. En fait, M. Grassmann traduit, contre les indications de son lexique, la formule viçvéd àha du vers I, 92, 3, par «tous les jours». Dans quelques autres passages encore, par exemple VIII, 28, 1 et X, 89 , 1 3 , àha pourrait bien être, non la particule affirmative, mais le pluriel neutre de àhan.
ahanà.
Voir Religion védique, III, p. 292-293.
ahanyà.
«Diurne», comme l'admet M. Roth dans le dictionnaire abrégé (Voir Religion védique , II, 33 i).
aham-pûrvà.
Voir aham-sana.
ahar-driç.
A peu près synonyme de svardriç; signifiant a qui a l'apparence du jour » , c'est-à-dire u brillant comme le jour», et désignant les dieux. Indra est au-dessus de tous les dieux, aussi bien que des démons appelés parti et des bchandta (?), VIII, 55, lO.
ahcu^'vid.
A rapprocher de svarvid; ne signifie , ni « connu depuis de longs jours (!) », ni « qui connaît les jours » , mais «qui conquiert» ou «obtient la lumière du
jour».
àhi.
Selon M. Grassmann , le « serpent » représenterait directement l'éclair au vers X, 96, ^. Simple lapsus sans doute.
à-hita.
Le sens de «mauvais, impropre au service» serait excellent au vers VIII, 5i , 3. Mais il n'y a pas d'exemple bien convaincant du sens de « bon » pour hità dans le Rig-Veda. On peut penser à « non poussé , non lancé» (de hi) : Indra, pour vaincre, n'a pas
même besoin d'exciter son cheval ou plutôt celui de son suppliant.
ahi-bhâuUy àhi-manyii.
Cf. le suivant.
àhi-mdya.
M. Roth a modifié avec raison dans Je dictionnaire abrégé sa première interprétation de ce mot, qu'avait suivie M. Grassmann. Les dieux mêmes ont parfois le caractère démoniaque impliqué par les mâyà du serpent ou d'Ahi. Voir mon étude du mot mâyà dans ma Religion védique, III, p. 8o-83.
aJiiçashma (dans ahiçashma-sàtvan),
A interpréter dans le même ordre d'idées que le précédent.
ahy-àrshi,
Epithète des chevaux du soleil, II, 38, 3, signifiant, non pas « qui s'élancent comme des serpents », mais «qui s élancent sur le serpent» (pour le détruire). Voir Religion védique y II, p. 452.
à-hraya.
Quelle que soit l'étymologie de ce mot, deux faits sont certains, et le troisième extrêmement probable : il s'applique exclusivement aux présents, III, 2, 4; V, 79, Set 6; VIII, 8, i3;X, iky. 3; Val. 6, 8; 8, I , cf VII, 67, 6, et à ceux qui les font, VIII', 49, 16; 69, 1 3; X, 93, 9, cf. I, 74, 8, et, selon
toute vraisemblance, il renferme un a privatif. On peut donc croire quil signifie «non chiche». En tout cas le sens de «hardi» parait être purement imaginaire.
à-lirayâna.
D'après le précédent, «non chiche», comme épithète d'une divinité.
à-hri.
Aura le même sens, si, au vers IX, 54, i, il ne faut pas lire àhrayam de à-hraya,
à-hrata.
Proprement «non courbé», se dit des membres, V. S., VIII, 29; A. V., VI, 120, 3, et signifie par conséquent «non estropié». Pour le vers X, 56, 2, M. Grassmann est revenu lui-même dans sa traduction au sens de « non endommagé ». Au vers VI, 61, 8 , où notre mot sert d'épithète au torrent de la Sarasvatî , « non courbé » peut signifier « droit » ; mais les chants àhratâs,l\, 34, 6, ne peuvent être que les chants «intacts, irréprochables», à moins que ce ne soient les chants «non tortueux, sincères».
àhriita-psu.
D'après les observations qui précédent, signifiera «dont la forme est non estropiée», c'est-à-dire en somme « dont la beauté est irréprochable ».
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