‹ Études sur le Paris d'autrefois (volume 3)Chapitre 11 sur 11 · SOI · texte numérisé non relu

SOI

de Louis XVI, il CSC vrai» n'a pas eu longue durée : les bouleversemcncs successifs remportèrent proniptement. Où retrouver aufourd'hu] les habitations de la Guimard qui y vint des preciiïcres,, de la Dinhé qui la suivit , de M'^ Dcrvicux qui se lit bâtir, au numéro 34, une charmante maison dont «l'ameublement seul valait la rançon d'un roi » f*

Il n'y avait pas que des fiîies d'Opéra :

M"*" d'Épinay quitta son habitation de la rue Sainte-Anne, voisine de celle de Lullî ''', pour

t'J Li mai&on de LuUî, située îl l'angle sudoucst des rues Sainte-Anne & des Petîts-Champaj cacnptc aujourd'hui encore ({"uatorzc fenêtres dç façade, çla({ sur une rue , neuf sur l'autre, toutes cacadr^cs de pilaj^rres & couronnées dç »c«!pt»ircs figurant des masques comiques ou de» âtcnbuu di lï musique : c'était Tune d» pLus belles du quifiitif. Lutli en laissa par t»turent la joui^Bam^c viagère à son bcau-ptw, k vieux comp-owtcuc Lambert, eoeoce lanicux au tCmp$<l<:Boilcâu,<^ui lui di^nac uac place dans son Frftia tidîmlf. A l'angle opposé s'étevaït le magnifiqtte hôtel de U comtesse Du Barij, qu'elle vint hdbitef qUjUld la mon de Louis XV lui rouvrit l'accès dç Paris, Jadis clic avait habité lUc de U Jussîcnne, n" i6. Son beaufrère Du Barry, le rùiié, lui écrivait de II pfOTÎncc où Teiiilait %on pa^s^ : «Je suis également, pour la f'Ortunc, au-dessus de ce que Vous m'avez vu ruc de la JUMÏcanc  au-dcBsous de ce que faoriis pu deveaif danâ la ru« des PctiLs-CliampR. n

vcnir avec Grî mm se loger au coin delà Chaussée (Scdu boulevard , dans cet hôtel où Mozart, chassé paf la mort de sa mère de 1 auberge des j^uatre-FiU-AyffjûiJ^^l fut si heureux, en 1 778 , de recevoir leur hospitahté. Cet hôtel, où l'artiste passî cinq mois, faisait presque face à celui dont beaucoup plus tard Rossinî , à Tautrc angle du boulevard, habita loagtcjnps le premier étage. Que rcste-t-îl de toutes ces maisons historiques? Leur disparition a devancé Ic bouleversement du quartier tout entier. Savons-nous Ou s'élevait la belle ctem.eufe qu'cdiiîa en 1772 M df Montmorens^ à ce même angle du boulevard? la pharmacie Planche, officine natale du célèbre critique, en occupait le rez-de-chausscc. VhûteidgM^'deMofaefion, duchesse d'Orléans anonyme, se trouvait au milieu de la chaussée d'Antinj, la «//occupe aujourd'hui tout l'emplacement de la maison & des jardins; on peut juger de leur étendue. Avec la marquise qui Y avait son théâtre, c'est la comédie que nous

t'-* CccLe aubcigc àa ^jiairf-Fih-AymsN, où Mczart vie tnounr sa mère en juillet 177S, ^t^t ùtmfe rue du Gros- ChcneC (partie aâuelEc de la rue duSeaticr entre les rues de Cl^ry & des Jeûneurs), en fece de la rue Ju Croissant.

trouvons ici; avec le prince dc Schwarzcnbcfg i^uï, sous l'Empire, y établit le Biègc de l'a-inbassadc d'Autriche, c'est la tragédie de la fctc offerte en iSio à l'cmpcreoi- & à la nouvelle impératrice, & de l'incendie qui en fiât le terrible dénouement.

M"" Volland, Tannic, la correspondante de Diderot, avait été, rue Sainte-Anne, la voisine de M"" d'Epinay; elle aussi quitta la butte des Moulins et vint habiter, non pas dans la chaussée d'Antin, mais quelques pas plus loin, au chemin des Percherons, une maison qui évoque le souvenir de la bourgeoisie parisienne au temps de Charles VII : Y hôtel des Psrsherons ou du Q>q. Vers 1460, c'était une élégante maison de plaisance que possédait en pleine campagne Jean Bureau, le grand maître de l'artillerie royale & l'un des champions de l'indépendance nationale à la iïd de la guerre des Anglais. Ce domaine, J. Bureau le tenait de Hugues le Coq, qui avait été prévôt des marchands quarante ans auparavant. Seule l'avenue du Coq, rue Saint- Lazare, rappelle à notre génération cet antique «hostcl des esbattcmcns» dont elle a pris la place.

\^cpaviSon deHamvre est la dernière vignette historicjue qui illustre le coin du boulevard i bien (jue modifié, enterré par la base & rehaussé d'un étage, nous avons là un curieux spécimen de l'archlteéturc parisienne aux dernlçrcs 2.nnées de Louis XIV & c'est au maréchal de Richelieu que nous en somrnes redevables. Au retour de sa campagne du Hanovre, où il s'était enrichi de tout ce qui avait manque à SCS soldats & de ce que ceux-ci avaient pillé sur rcnncmi, l'élégant viveur prétendait donner à son hôtel, qui s'étendait de la rue Saint- Augustin jusqu'au boulevard'^', une vue sur le rempart : c'est à ce caprice que nous devons le gracieux pavillon. Le peuple murmura bien un peu & baptisa la nouvelle construction du nom de la contrée d'où le maréchal avait nocoiremem rapporté ses ressources. Dans les salons du premier étage, Richelieu donnait ses soupers finsî au rez-de-chaussée, une belle salle était décorée de deuji chefe-d'ceuvrc de Michel- Ange, ïes Eickvfs, aujourd'hui au Louvre.

Tout ce côte du boulevard ne formait, 1 vrai

'') Il vivait quitta, pourcette nouvelle demeure, [a vieille miison patrimoniale Je h plice Royale.

dire, qu'une succession d'hôtels, fort beaux pour U plupart, qui y prenaient vue soit par leurs façades, sou par leurs terrasses'^'. Uliôtdde Lrt'AT avait remplace, en 1767, l*hôtcl de Gramont jeté bas pour le percement de la rue qui lui doit son nom. L'ambassade de Russie s'y établit en 1781, ^ le grand-duc Paul, qui voyageait sous le nom de «comte du Nordn, y descendît,

A quelques pas de là, à l'angle de la rue de Choiscul, s'élevait encore Xhôuide BouMerS. Le brillant Bouflicrs y demeurait, c'est dq U qu'il partit pour l'émigration. A son retour, en i8oa, il était trop pauvre pour y teotrerj il s'en consola de son mieux, ainsi que la marquise pour laquelle il avait, ik i grand'peine, pu acheter une maison de campagne près de Paris, «C'en cstassez, écrivait-il, pourlui faircoublicrqu'cllc

'" Voir sur le rempart, c'était Ik le point impotunt qui avait attiré Une Je propriétaires ans locra tiquer; nous en poumoas aoinmcr bîrn davaina^c. Carmonticllc, Fauteur comique, dans ■son proverbe La maàon Ju hoM/evant, justifie cet engouement par U bonchc du chevalier, «Je trouve le rempart tha.rraant! on n'a pii bc&oîa de sortir pour voir tout Paris ; il vient passer cous îes jours sous vos fenêtres, u

a perdu une des plosptgrcablcs maisons de Paiis, devant lacjucillc cUc pa^sc too* les jours à pied pour aller chez des amù.» C'est sur les dépendances de cet hôtcî, i langlc de la me de Choiiçul & du Ixtuleva^» que l'architcfte Bonnet clcva^ vers 1780, le bazar des Galcrùs de jer; le bazar lui-mcinc fît place» en 1875, au siège social du Ctcdît lyonnais.

Ce câtc du boulevard n'était au reste pas le seul aussi bjcn habite ; des le milieu du xviii* siècle, la ligne opposée vit élever les premiers h6iels de riches propriétaires, Lenormand d'ÉtjoJes, ud financier qui avait été le mari de la mariquise de Pompadour, habitait à l'angle du boulevard qu'occupe aujourd'hui l'hôtel de Russie, une demeure qu'il cherchait à agrandir. Il y menait un craiu assez dispendieux , grâce à sa passion pour les filles d'Opéra. La marcjuisc eût voulu l'éloigner & lui fit oflrir l'ambassade de Constantiaople ; il préférait cependant le joyeux séjour de Paris, & sa maîtresse, M"" Raimc, décida son refus. Elle avait ctc danseuse à l'Opéra, &, comme toutes ses pareilles, elle ne se piquait guère de fidélité à son amant, Il est vrai que ce dernier lui rendait

bien !a pareille, ce qui ne l'empêcha pasd'épouscr sa maîtresse après la mort de la marquise, des 1765. La malignité publique salua ce beau mariage de Tcpigramme suivante :

Pour réparer miscriam ^U£ Pû/Hfiadoar catm ,> /j Frauct, Strn mjti, plein de iorifian.ce.

ï^it/it d'épouser Rem publicam.

Lcnormand arrondit son hôtel d'cmprunLs à des terrains que possédait sur ce territoire de la Grange batelière le financier Crozat dont nous avons rencontré les millions à l'hôtel d'Evreux, que nous rencontrons un peu partouc. Ainsi agrandi, cet hôcel était assez vaste pour que Monsieur & Madame pussent vaquer en toute sécurité à leurs infidélités respeflives. Pour le luxe, il y était princier tel que l'exigeaient ces danseuses.

Quant à l'autre partie de l'hôtel, i! appartenait au duc de Choiseul, gendre du financier. C'est dans cet fmtel Je Chmml^ distind de celui de la rue de Richelieu, que le ministre disgracie descendit en 1770 quand il quitta le pouvoir, ruiné mais entouré de la considération pu-

bliquc. Ce second hôtel Choiscul subit !c son da premier : il fut aLéné, Se. le ministre ^ qui allait se trouver sans toit, vint habiter l'ancien hôtel du financier Laborde, son protégé au temps de son pouvoir'". Les jardins en étaient beaux & vastes : ce sont ccui dont l'emplacement fut morcelé successivement par le tracé des rues d'Artois (Lafïittc) & Le Peicrier. La façade de ce nouvel hôtel de Choiseul était d'une belle ordonnancCt fit la porte, monumcniaic; tel il cfait encore lorsqu'il fut affeftc, en 1S20, :\ l'administration de l'Opéra, & tous ceux qui se rappellent l'imposant édifice dévoré par l'incendie du 27 octobre 1873 ont pu en jugCT} ce qui en restait a été démoli en 1875, & seul un remarquable ftonton des sculpteurs Adam, qui décorait la façade, a été sauvé par M. James de Rothschild, De son ancienne demeure il ne restait rien i M. de Choiseul que la jouissance perpétuelle d'une loge à l'Opéra ^^'. De tous ces hôtels de la Grange batelière, le plus splcndide était celui de Daugny, un fer micr général naturellement, & qui a laissé de

"^ Voir Ifls M/moires de MahmdntbLj liv. is.

''^ Voir les Ai^maires Je M"" d'Obeskuch, 1. 11, p. 91.

--M*f log )ti —

beaux restes. Sans autre mérite que ses ccus, il lui fallait, pour faire bonne figure, une maîtresse : ce fut une médiocre adrJce de la Comédie, mais jolie filtci la Baumcnaril, dite Ga^o, tju'il choisit. C'était une vraie demeure de prince. Mats Gogo, parvenue au faîte de la prospérité, ne trouva plus digne d'elle le financier auquel elle devait tout, & prétendit aux amours aristocratiques : l'amant qu'elle prit n'avait que son blason pour toute fortune.

Quelque temps Gogo le fit vivre aux dépens du pauvre Daugny^ puiy le pot aux roses fut découvert, & le fermier chassa la fille avec son ^ucrhichm'^'' — c'était l'expression du temps. Vint ta Révolution, qui déposséda le malheureux fermier comme la plupart de ses confrères, le remplaçant par des entrepreneurs de fctcs publiques. Le marquis de Livry y installa le hai des étrangers, où l'on jouait, dansait & soupaic toujours masque. Au début, tout marcha fort bicnj puis (c'est un curieux opuscuEc de l'époque, Pa/iSe^ses/uoJeS, qui nousl'apprcfld), une société des plus mêlées s y glissa à la favcar

Voir i'urà <àf stj mtnifs. Paris, 1S03, p. lôr.

-t-t»i iro

du masque, qui fit mieux que de s'anaquer aux glaces Ik aux peiits-fours : elle emporta les colivcm'".Lavogueensouffrit, Plus tard, le vicomte Aguado rendit à rancien hûtcl Daugny une partie de son ancienne splendeur. Aujourd'hui noiisy prouvons la mairie du ix" arrondissement. La rue Cadçt cllc-mcmc peut revendiquer SCS souvenirs historiques. GtttC voie, si peu attrayante de nos jours, offrait, Il y a un siècle âc demi, un caraftcrç scmi-champctrc qui engageait plus d'un grand seigneur à s'y créer un picd-i-tcrrc i le voisinage des Porchcrons aussi donnait à cette région un caractère galant qui attirait nombre de filfes entretenues. Au numéro t6, les chercheurs trouveront encore les traces d'un ^ntel du prime de Mmaco, qui est devenu le Grand Orient de France; au numéro z^ s'élevait une «petite maison» du duc d'Orléans. Collé fait allusion dans son Jùurml à un souper grivois qu*il y fit en octobre 1749'*'. C'est dans

'" Viiir le Cslptirtrur, de Chevhier, p. i2j.

''' Il Le jeudi 16 du couiant, je soupai 'i. la petite mitson de M. lo duc de Chartres, rue Cadet. J'eus l'honneur de souper avec lui, & ce souper^ que je faîsois par raisttn , Rit aussi amusant (juc je co m ptoistju'U me scroit ennuyeux, v

cette vaste région du faubourg Sainte-Anre — tel tju'il se nommait alors — que M. Papillon delaFertc,<iiredeur des Menus-Plaisirs du roi, trouva pour son administration tout le terrain nccessairc. L.c vaatc bitimcnt qu'iE éleva avait un théâtre où Collé fit jouer ses comédies & ses parades''^. La scène en servait à la repétition des opéras A^ ballets qui devaient se jouer à la couFî enfin on y exerçait les protégés A surtout les protégées des seigneurs. Telle est l'origine de la petite salle encore existante, &qucSarrctte trouva sous sa main tjuand 11 réorganisa, dans l'hôtel voisin, VEcole de déclaniatim i^ Jt ckujt. Entre temps, la rue Bergère, qui ne comptait, en 1734, que trois m^dsons, avait fini par être l'une des rues les mieux habitées, On y remarquait plusieurs hôtels de fermiers généraux —

'" (t Je reçus uns latrc d'un M, GoijuclcE, avocat, qui m'^i:Eivait Je li part de M. le duc d« Durai pour nous invlEci, ma femme éc mt^i, \ noms crouvec \& 14 à U ceiir^- «ncatiofi de Hmi /(■' i^ul 1 été ctieiliveraeiït donne ce juur-li i i'Hôtel deîMcnas-PlaUir!! du Roi, rue Bergère... Cccic ccpiéscnUtÎQn lux le théâtre des Menu* j eu, au c«te, Un si pri3dL2>Lcuj( flucc^s <]u'c1lc 3. causé une grande fcrmeiiution danï Le public, qui demande ï cui & \ en 4u'ctlc &OLt juuéc ^ la Comédie,» (Lctirc de Cullt!, mai [766.)

car ce sont eux, les vrais rois de l'époque, que nous retrouvons panout — - dont le plus beau était celui de RauUinvtlihrs, devenu depuis Vh'thi dtK.9Ufffnont, roié par Li rue qui a pris son nom. On y admirait aassi quelques demeures aristocratiques : d'abord celle du marquis de Saint- Gcorgc.qui la revendit à Mirabeau, «l'ami de» hommes», père du grand tribun de 17891 elle appartint ensuite au comte Roger du Nord ik enfin au Comptoir d'Escamptc. La grande compagnie financière la rebâtit de fond en comble en 18791 du reste, c'était un édifice sans aucun caractère artistique, mais avec un certain «air de bonne compagnie» qu'il tenait de son origine. Purs c'ccaicot celles de M'"" de Mircpoiï, d'Argcntal, l'un des aitges de Voltaire, qui n'avait pas dédaigné de venir habiter un petit h&tel de Ce quarticfi du marquis de Jaucourt & de la comtesse de Sccpaux qui, tous deux, devaient faire quelque bruit plus tard, au temps de la guerre des chouans; enfin celle de Scnac de Meilhan, théâtre de ce souper de faux boutiquiers où se laissa attirer Restîf^'l

<'^ A l'époque où il 2Taj£ acuint l'iLpog^e de u. rifputition, i;i bautc wtâéié cILc-même commcnjAit !ï s'caqu^rii

De tous ces hôtels somptueuî, de tout le JuïÇ ik l'art q^ui les embellissaient, bien peu

Je lui & nunifcsuit li'ïUHni ptus le JAiir de rencontrer le lomancicr «ju'il ne se prèiaic gufcrc i la cuciositi?. H faillit mer de subterfuges pour l'ittîrer au sein de cette ^ûclité. Un jour de niivembre 1789, il reçut une invltatiori i dlncc de S^nac d* Mcilhan & se tendit chc^ lui rui: Bergère. A4 heures & demie, tout le monde étant arrivif , on se mit k table. Restîf fut pli.cé entre une sotte d'amazone aux mouvementii m'iles, k la voie haute, an regard assuré, ciju'on lui dit être une M"" Dents, marchande de mousseline ray^c, & une autre dimc plus timide ou plui fièie, à qui l'on ne donna point de i:[ualit^. Le; lUtr» convives étaient un petit homme propret en surtout de laine blanche, un beau garçon de ±0 a ij ans, à physionomie ouverte, un troisième un peu boiteux, & deux autres qu'il ne remaicius pas. On ciusa politlc]ue, La marcbiniie de ntousselmc rajcc demanda à diverses repdses ; n Que dit le pcupkfnElIc lit bcaucDup d'amîti<fs à R.cstif & lui demanda la permission d'alLsr le voir, ce qu'il n'eut garde de tchiscE-. Btcf^le tcpas fut du plus anîm^ï. Rciiii, d'uudinairc renfrogné & taciturne, devint foct 'éloquent àhs qu'on le mit sur le chapitre de ses ouvrages; il charma tout le monde : surtout M"" Denis, surtout l'homme ï la physionomie ouverts. — Le lendemain, voici le billci qu'il rcgm de la part de M. de Meilhan. n M™* Deni%, marchande de mousseline rayée, est U duchesse dcLuynes; l'autre dame est la comic^e de Laval; le beau fih, qui se faisait nommer Nicodtme, Mathieu de Montmorency; l'homme un peu boitcus, l'évèque d'Autun; l'homme au surtout blanc, Sicyïrs. C'«4t p-Jiir vous qucccitccimpa^nîc est venue, on m'avait char^ïf de vtius inviter, u

subsistent aujourd'hui qui nous rappellent les grandes demeures du xviii' siècle à la Grange batelière. Seul l'ancien hôtel Daugny reste comme un témoin de cette brillante époque.

Ainsi, partout où nous allons, nous ne rencontrons que quelques noms, à peine quelques pierres mutilcesparvcnucsjusqu'à nous. Chaque génération qui s'élève apporte avec elle de nouvelles aspirations, de nouveaux besoins, & ne peut bâtir à nouveaux frais que sur les ruines de ce qui l'a précédée : poussière vénérable du passé à qui nous devons du moins l'hommage d'un souvenir & d'un regret.

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