VIII
Uempire avait mis des siècles à se conffituer : il fallut dix autres siècles pour enfanter un monde nouveau. Oefi ainsi que l'humanité se jette d'un extrême à l'autre sans pouvoir jamais se fixer sur le terrain moyen dujuffcj du vrai, du rationnel Vint une réaâion désordonnée, la longie nuit ou toute notion du vieux droit di^arut. A. la centralisation succéda Vémiettement, presque la ruine du pouvoir ^ au devoir civique, une époque d'indépendance presque sans frein ^ à une philosophie savante, une scolaftique puérile; à des superiiitions mortes, une ferveur religeme qui s'égara dans l'ascétisme; ^ une lémlation méthodique, des lois de hasard ô^ de drconftance, mal conçues, mal comprises, mal ohéies; à des mœurs polies, des moeurs sauvages d>* sanfftinaires. Seule la multitude refta le lendemain ce qu'elle était la veille : malheureuse sous l'empire, eUe ne le fut pas moins sous la féodalité