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Pour relier (ô^ coordonner fous ces éléments éparsj il eutfaUu une main forte : c'était précisément ce qui manquait le plus. Aux^stècle, les feuàataires ffanas (ù>^ petits se partageaient les débris de la puijiance publique : toute idée de nation j de droit public avait di^aru. Le seiffieur féodal pojiéaait tous les pouvoirs dans son domaine par le droit de l'épée : ilj exerçait la haute d>* bajiejuftice que symbolisait le gibet drefié à côté de sa demeure. Les dernières étincelles de lumière morale /étaient réfugiées dans les retraites de l'Église; mais cette lumière même allait en s'affaiblifiant, (â>^, à la veille de l'an mille ^ la nuit était complète. Les paffeurs des peuples étaient aup i^orants que le troupeau j (à^ peut-être plus corrompus.
Faut-il donc voir là le proffh? Peut-être était-il indi^ensable à notre société de traverser ces épreuves du sein desquelles devait germer la semence de la civilisation moderne. Le réveil
communal eff là pour témoi^er que l'âme humaine n'était pas morte; elle reparai^ait d'abord dans la commune, bientôt ce devait être dans la conftitution de la nation. Toujours, comme l'homme lui-même, le corps social eff enfanté dans la souffrance (à^ le sang.
A. travers bien des péripéties , les provinces se groupaient autour d' un noyau central, (ô^la royauté reprenait g'adueUement popjiion des pouvoirs souverains. Louis IX abolit les Justices seigneuriales (à>' le duel judiciaire; Philippe le Bel décréta la permanence du Parlement de Paris; Charles V^U créa une armée e^ des finances; Louis XI porta un coup sensible à la féodalité ylinsi naquit une nation, romaine par sa centralisation, gauloise par la vivacité de son eff rit, franque par sa papon d'indépendance, universelle par ses qualités civilisatrices.
La Rome impériale n'avait réalisé que l'unité politique; la Kome ecclésiafîique ne