‹ Études sur le PéloponèseChapitre 13 sur 66 · LE MONT LVCF.F.. HISTOIRE ET MOEURS DES ARCAUIENS · texte numérisé non relu

LE MONT LVCF.F.. HISTOIRE ET MOEURS DES ARCAUIENS

Après avoir quitté Mégalopolis, « la dernière née des villes grecques', » et traversé l'Hélisson aux beaux platanes, il faut se diriger vers le nordouest pour gagner le pied du Lycée.

Sur la rive gauche de l'Alpbée, se trouve le lieu nommé anciennement liathos^ aujourd'hui liat/ijreur/ifi. Toufi les trois ans on y célébrait les nivs-

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lères de (^éiès. Non loin, était la fontaine Olyrnpias, qui cessait de couler de deux années l'une, et une source de feu qui s'élançait de la terre : phénomène volcanique qui n'a rien d'incroyable, lorsqu'on sait combien les tremblements de terre sont fréquents, depuis les hauts plateaux de l'Arcadiejus{|u'aux golfes de Corinthe et de Messénie. J>es Arcadiens prétendaient que là, et non pas en Thessalie, s'était livré le combat des dieux et des géants : c'est pourquoi, persuadés qu'un foudre de Jupiter s'était égaré au sein de la terre, ils sacrifiaient en ce lieu aux éclairs, aux orages et aux tonnerres.

Le mont Lvcée est consacré à Pan, comme le iMénale, comme toutes les montagnes de l'Aicadie, comme l'Arcadie tout entière % qui était remplie de ses temples, de ses statues, de ses autels. Pan était en Aicadie, de même qu'en Égvpte, une des principales divinités. Dans les premiers temps, il rendait des oracles, et l'on entretenait auprès de sa statue un feu éternel connue celui de Vesla '\ Il avait, ainsi que les grands dieux, le pouvoir d'exaucer les prières des mortels et d'infliger aux méchants les peines qu'ils avaient méritées; niais, plus taid, il descen-

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( Piiui. riapO. a.) 'Piiiis., Arc. XXXVII t.

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