II, V
3 Pans., Ach., XXVII.
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fallait-il, surloiit dans un ^oïïe aussi liospitalier (|iie le golfe de Corintlie? Un lepli de la côle el une plage sablonneuse où l'on put tirer à sec les vaisseaux. On vovait à Pellène une statue de Minerve en ivoire et en oi-. Les habitants prétendaient (ju'elle était l'œuvre de Phidias, el (pi'il l'avait faite avant la vierge du Pailhénon. On célébrait aussi à l^ellène des jeux assez lenommés, dont Pindare fait mention ^
Le Sj'-s sé|)arait le territoire de Pellène de celui de Sicvone. C'était le dernier Heuve de l'Achaïe.
L'Achaïe justifie bien son nom primitif tl'^^'gia/e ^. Ce n'est qu'une cote, (|u'une longue lisière detenes et de rochers resserrés enlie les montagnes de l'Arcadie ou de l'Élide et la mer-. Elle s'étendait depuis la Sicyonie jusqu'au promontoire Araxe , en face de l'île de Céphallénie, c'est-à-dire sur- tout le littoral septentrional drr Péloponèse. Le pays passait pour pauvre et stérile dans l'antiquité; mais il est singulièrenrent enrichi aujourd'hiri par la cultirre du raisin de Corintlie.
Les auteurs ne nous apprennent même pas si les ^gialiens étaient de race pélasgi(jue, comme
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IIîÀXàva. Pitiil., Olvnij}.^ VII, v. 77.)
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cela parait viaisemhlable. Chassés [)nr les Ioniens, ils passèrent en Italie ot en Sicile, et y portèrent les noms des lieux cpi'ils (juiltaient {Crathis, Sé- ///uis , Sybaris, l/ontion^ P(innrnie). Les Ioniens, chassés à leur tour par les Âcliéens, allèrent en Asie, après une halte de cinquante ans dans l'Attirpie, et fondèrent , en Carie et en Lydie, douze villes, en souvenir des douze villes cpi'ils occupaientdans l'i^giale. Ces dernièies étaient, d'après Hérodote et Strabon % en allant de l'est à l'ouest : Pellène. , jE^ïk' ^ y'Ef^œ , Biini , Hélice^ j'Egiam, Rhypes , Patrœ , Pharœ , Olémis , Dyiné , Trylée. Polybe met Uontion et Céijiiéa à la place de Khypes et d'.^gse ^ .
Les Achéens, chassés eux-mêmes d'Arejos et de Lacédémone par les Doriens. avaient perdu leur loi Tisamène, petit-fils d'Agamemnon, dans la bataille qu'ils livrèrent aux Ioniens. Mais ses fds Spaiton, Daïmenès, Tellis, Léonlamènes, son frère Damasias, ses parents plus éloignés Préygènes et Patréus se partagèrent le pavs conquis et le pouvoir.
L'y^giale, qui prit de ces deinieis maîtres le nom d'Achaïe, lesla dès lors plus que jamais isolée de la Grèce et oubliée de l'histoire. Les
' ll»MO(l., 1. I , c. 145. — Sti-al)., I. MIL p. H8:-). ' Pulyb., I. Il, 0. /,!.
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Achéens, celte lace glorieuse taiU clianlee par Homère, qui étend leui- nom i\ Ions les Grecs, s'enseveliient dans le calme et l'égoïsme, indifférents même à l'invasion des Perses, jusqu'au jour où, opprimés à leur tour, ils reparurent avec tanl d'éclat aux dernières heures de la Grèce épuisée et de la liberté mourante.
Aussi la Grèce jetail-elle parfois un regard d'envie sur la sage conduite et l'heureuse situation de ce pays. A une époque inconnue, la rovauté avait été abolie ^ Le gouvernement démocratique, établi à sa place, était si habilement constitué, les affaires publi(|ues étaient administrées avec tant de simplicité et d'ordre^, que les habitants de la Grande Grèce, soulevés contre les pythagoriciens, empruntèrent aux Achéens la plupai't de leurs lois et de leurs coutumes. Les Thébains ne voulaient d'autres arbitres de leurs différends avec Sparte que les députés de l'Achaïe réunis à yEgium.
Nous avons peu de détails sur cette sage constitution de l'Achaïe. La base de la confédération politique était la plus parfaite égalité. Chaque ville possédait à peu près la même étendue de territoire, le même nondjre d'Iiabilanls, et comp-
' Le dt'iriit^i roi liiL Ogvyès.
' Strab., 1. Mil, p. {8/,. — Polyl)., I. Il, <. i 8.