‹ Études sur le PéloponèseChapitre 52 sur 66 · L'ACHAÏE · texte numérisé non relu

L'ACHAÏE

ilms en Italie, vers la i 24" o'y'"P'''*^'^ ' '*^^ tvians avaient été tués, les garnisons macédoniennes chassées, et l'Achaie était unie comme parle passé.

La constitution nouvelle fut toute militaiie. Ils élurent, non plus des magistrats pacifiques, mais des chefs de guerre, des stratèges, que l'on prenait dans chaque ville à tour de rôle '. Evidemment le temps n'était plus d'une sage administiation et d'un gouvernement modèle. Il fallait ne penser (ju'à combattre et à sauver la libeité reconquise. C'est pourquoi, quelques années après, sans craindre la tyrannie, on n'élut plus qu'un seul chef d'armée^, afin que les opérations eussent plus d'unité et de vigueur.

Sicyone, la ville la phis voisine, demanda la première à entrer dans la ligue achéenne. Ensuite ce furent Corinthe, Épidaure, ïrézène, Mégare, l'Ârcadie, Égine, Athènes. Bientôt la ligue prit une extension si grande que les Achéens proprement dits y dispaiaissaient. Mais d'eux était venu l'élan, l'exemple, le principe de vie politique ; il était juste que la gloire restât attachée à leur nom.

' Polyb. ll,c. 4;>. — Slrab., p. :i85. ' Plut., rie d'Aratus.

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