‹ Études sur le terrain houiller de CommentryChapitre 10 sur 23 · Stigmaria ficoides. Unger, Syn., pLy fos.^ p · texte numérisé non relu

Stigmaria ficoides. Unger, Syn., pLy fos.^ p

845. Corda. Beitràge zut Flora der Vorwelt p. 32, pi. 12, Ûg. 1 à 8.

852. Stiguaria fieoldes mlgaris. Qoppert, foss. fl. d. Urberg,, p. 245.

l854. Oeinlti. Darst., der fl. des Hainichen-Ebersdorfer., p. 59, pi 11, fig. 1,2.

1864. Ooeppert. Foss.fl. d. perinisc/ienForm.,p. 197, pi. XXXIV à XXXVII.

1870-1872. Sohimper., Traité de pal. végéta p. 106, pi. LXIX, fig. 1 à 13.

1881. Benault. Cours de bot fos., pi. 19 et 20.

Rhizomes épais mesurant parfois 20 à 25 centimètres de diamètre, quelquefois dichotomes, divergeant presque horizontalement dans les couches où ils sont encore en place. Ecorce épaisse, formée d'une assise interne parenchymateuse, creusée de lacunes, d'une assise extérieure plus résistante, subéreuse, portant à la surface des cavités circulaires plus ou moins profondes dans lesquelles s'engagent, par leur extrémité arrondie, des appendices cylindro-coniques, charnus, lacuneux, longs de 30 à 40 centimètres, rarement dichotomes, laissant, après leur désarticulation, des cicatrices rondes disposées régulièrement en spirales. Le diamètre des troncs et celui des cicatrices varient suivant les échantillons. La régularité des spires formées par les cicatrices est quelquefois troublée par Tintercalation de nouvelles spires et par la présence de cicatrices plus petites et elliptiques disposées irrégulièrement.

Les appendices sont parcourus par un seul faisceau vasculaire, présentant tantôt l'organisation d'un cordon foliaire diploxylé, c'est-à-dire formé d'un bois primaire centripète et d'un bois secondaire rayonnant centrifuge, tantôt celle d'un faisceau de racine tricentre.

Nous avons représenté (Pl. LXI, Fig. 7) une petite portion d'un rhizome de Stigmaria; la surface montre

les oioatrioes arrondies ombiliquées au ceoUti régulièrement en spirales ; une portion de été enlevée pour montrer le cylindre Ugneui

Ce cylindre mesure 4 œntimëtres de tùtu surfiace est marquée de reliefs fusiformes dinr vant l'axe du SHgmaria. Ce sont les moulagsti ges rayons médullaires traversant le boit ei pasAage aux cordons vasculaires se rendant i>^ trices. Dans certaines parties de I*échantiIIoD :i suivre ces cordons depuis leur sortie dabâffl leur entrée dans les appendices.

Les FiG. 2 et 3, Pl. LXII, roprésenteot dei pe de surface de Stigmaj'ia montrant des cicalri» en dessous et gainies de leurs appendices.

La FiG. 4 un moulage en creux de la «urû* Stigmaria qui a pris, sous l'influence de la pre»* terrains voisins, un aspect knorriformo par*'""''^

Provenance. — Tous les échanlillons de Sti^ que nous venons de citer proviennent de latt*^ de l'Ouest ; c'est aussi cette tranchée qui a àoc bel échantillon représenté (FiG. I).

Nous avons décrit quelques 8ig:illaire5 y/uffi*' ment à la suite des Lepidodendrées sans poure^^ nous confondions dans une même fam iHo ^egoof*-' pidodendron et le genre Sigillaire. Quelques w* pensent que les Lopidodendrons ont pu acquen-' vieillissant une couche do bois rayonnant se»""* comme celui des Sigillaires; ils s'appuient poursoC nir cette opinion sur la structure du L. vsscm^' S. vascularis de Binney qui offrent dans de jfiW tiges un cylindre ligneux primaire centripète «wiFl tement dépourvu de bois centrifuge et sur i'ixff^ l peu plus âgées une couche d'abord extrèmemeDlif"''^' puis plus importante de ce même bois.

Los genres Sigillaria et Lepidodendrononi

.ntét«««'l

iprès les caractères superficiels de Técorce ; ce sont B caractères qui maintenant servent encore à décider une empreinte portant des cicatrices doit être rangée ns le premier ou le second de ces groupes.

Si , comme je Tai dit plus haut, les Dyploxylons lu vent être rapprochés des Sigillaires par la forme gé- Srale des cicatrices foliaires, il n*en est pas de même ji Sigillària vascularis dont les cicatrices ne sont ni 3lle8 des Sigillaires ni celles des Lepidodendrons, et ous ne croyons pas que les observations faites sur la ;ructure d'une plante qui semble n'appartenir ni à l'un i à Tautre de ces deux genres, soient suffisantes pour iire admettre que le cylindre ligneux de l'un ait pu evêtir en vieillissant les caractères de l'autre.

Toutes les Sigillaires à cicatrices déterminables dont kous avons étudié la structure offrent deux bois, l'un primaire, centripète, formant un anneau continu ou une couronne de faisceaux isolés, l'autre secondaire, souvent ïrès épais, toujours continu, formé de lames ligneuses rayonnantes.

Tous les Lepidodendrons à cicatrices déterminables L. rhodumnensCj L. esnostensey Lomatophloios cras- 8icaule,etc. , ont constamment montré, quelle que fût leur taille qui dépassait de beaucoup celle des tiges de Si^ gillaria vascularisy un bois primaire unique sans trace de bois secondaire, et pourtant ils étaient bien plus âgés et auraient dû en acquérir.

Les Sigillaires et les Lepidodendrons offrent, il est vrai, un assez grand nombre de points de ressemblance dans leur organisation; la partie subéreuse de leur écorce épaisse est presque identique, mais cette région purement protectrice pouvait être la même chez les plantes sensiblement de même taille et exposées aux mêmes alternatives de sécheresse et d'extrême humidité

sans pour cela que l'on puisse conclure à va directe pour ces végétaux.

Dans les feuilles paiement on observe Is ganisation du faisceau vasoulaire unique quîkEi en leur milieu; de part et d'autr«, on tnovti même gaine formée de cellules vasîf ormes dfC contenir une réserve d'eau pour les périodes^ resse, particularité de structure qui se retrouKi dans d'autres plantes comme les SphenophyUv^ qui n'implique, selon nous, qu'une adaptatioa it nisme aux exigences du milieu et du climat

Nous considérons donc l'observation faite ua^cularta, d'un bois secondaire, comme iot pour établir que le genre Lepidodendron auqud partient pas ait pu présenter des tigea qui eue raient en vieillissant.

Genre D0LEROPHYLL.UM.

Le genre Dolerophyllum est caractérisa px feuilles circulaires, entières ou lobées, variant p«i leur forme, avec nervation très distincte. CAaqwi vure est accompagnée de nombreux filaments, jf sinueux, noirs, brillants produit par des canaoi? meux dont le contenu a été houillifîé.

Les feuilles sont presque toujours de dimi considérables, sessiles, quelquefois divisées ^' ration, le développement est oblique, courbe, le est épais et charnu. \

DOLEROPHYLLUM PSEUDOPELTATUM. Qa- \ (PL. LVII, Fia. 8 et 9, Pl. LXVIII, Fig. 1 «i

AdlanUtea glgantmu. Qœppert. Die fossiten FarnA»^

p. 221, pl. VU, 1836.

Cyoloptoria oUlqoa. Brongt. Hi&t. des Végét. foiàîii,i^\

Gyoloptoria oblata. Lindley et Hutton. die Fossil Flora^ voL III, pi. 247, 1837.

Doleroptaris pseudopeltata. Qrand'Eury. FL carb, du dépt. de la Loire, p. 195, pi. XVI, C, E, 1877.

Dolerophyllnin pseadopéttatum. de Saporta et Marion. évoluU du règne végétal, p. 68, tig. 33 à 36, 1886.

Dans cette espèce de Dolerophyllum, le développement marginal des feuilles est tel que les bords superposés sur une assez grande étendue leur donne un aspect discoïde, pelleté, de manière à faire croire que l'insertion se faisait vers le centre du limbe.

Certains organes de Dolerophyllum sont assez bien connus ; ils ont été rencontrés à l'état pétrifié par la silice.

Les feuilles, avant leur épanouissement, étaient enroulées en gros bourgeons coniques assez semblables aux bourgeons floraux des Musacées.

Sur une coupe transversale, la surface de la feuille se montre recouverte d'une épiderme dont les cellules à sections rectangulaires sont surmontées sur leur côté de poils ou de piquants, raides et aigus. L'épiderme inférieur est formée de cellules étroitement serrées, plus hautes que larges ; leur face extérieure est mamelonnée, mais ne porte pas de poils comme les cellules de répiderme supérieur.

Le mésophylle épais, parenchymateux, est parcouru par de nombreuses nervures; celles-ci sont formées d*un faisceau libéro-ligneux ofi'rant cette particularité intéressante que le faisceau ligneux est composé d'un cordon centrifuge, qu'il est diploxylé et rappelle dans une certaine mesure le faisceau diploxylé des végétaux cycadéens.

Chaque nervure, en dehors de la région libérienne formée de parenchyme libérien et de cellules grillagées, présente en dessous une bande épaisse composée de

cellules ^mmeuBâs ; ce sont cgs bandes s houilliGées qui, sur les empreintes, donnent k ces cordons de houille brillante qui acci nervures.

Les organes m&les trouvés, soit en empreis: l'état silicîGé, se composent de larges disqueî ques, peltéa, très épais.

L'épidenne supérieur présente des cellules a bles à celles des feuilles, c'est-à-dire munies ik raides, aigus; l'épiderme inférieui- est znameiocr-

Le mésophylle est parcouru obliquement par àc bes longs qui servent de loges à de gros grains è len ; ils vont en rayonnant en spirales serrées du « à la périphérie.

Les grains sont nombreux et libres dans ces ! cylindriques, ovoïdes, à parois épaisses, jn»rqnêo vant la grande direction de deux sillons. L'interie-: chaque grain est rempli de cellules à parois ^ toutes égales.

Sur les empreintes, le parenchyme de la feuiSi ces parois des loges ont laissé une couche épaisse < bouille ; au milieu de celle-ci on distingue factlem:: | disposés en lignes rayonnantes et spirales, /es gi^ de pollen rangés symétriquement et de couleur jsW

D'après un échantillon trouvé par M. Grand'Eto; l'appareil femelle des Dolerophyllum consister«fl'''1 une bractée orbiculaire et coriace épaisse atténuée e| onglet ; lo milieu do la bradée est creusé d'une alvéotij où se trouvait logée une graine à tégument parcou^i par de nombreux tubes gommeux ; ces graines, de fonvl allongée, atténuées en pointe, assez charnues, prése^/ lent les caractères généraux de celles qui forment k| genre Rhàbdocarpus que nous décrirons plus loiS' i

DescHption des échantillons figurés.

La FiG. 8, Pl. LVII, représente une feuille orbiculaire de près de 12 centimètres de diamètre, de forme peltoîde à cause de Tempiètement des bords latéraux Tun sur Tautre ; du point d'attache assez élargi rayonnent un nombre considérable de nervures courbes composées d'un faisceau libéro-ligneux et de plusieurs cordons gommeux.

Les bords sont entiers et la forme de la feuille est presque celle d'un cercle, cependant avec un peu d'attention on distingue la région où les bords de la feuille se recouvrent ; cette région présente en effet deux séries de nervures superposées qui se coupent en formant des losanges à cotés curvilignes.

Le deuxième échantillon représenté (FiG. 9) est beaucoup moins grand ; il mesure dans sa plus grande largeur 6 centimètres environ ; en bas de la figure, il présente une échancrure provenant de ce que les bords de la feuille relativement moins développés ne se recouvrent pas aussi complètement.

Les nervures présentent les mêmes particularités de structure.

Provenance. — Ces deux feuilles proviennent de la tranchée Saint-Edmond.

Enfin le troisième échantillon est figuré accessoirement sur la planche LXVIII en a.

C'est une portion d'une feuille mesurant 10 centimètres de diamètre, circulaire, les bords se recouvrent de façon à faire croire que l'insertion très visible se fait au centre du limbe.

Les nervures fortes, très nettes, plusieurs fois dichotomes, vont en rayonnant du centre à la périphérie.

L'empreinte est en partie dépourvue de houille, ce n'est que par places que l'on découvre les filets brillants

voisins des nervures et provenant de U inH des produits gommeux ou résineux qui nsa les canaux accompagnant les faisceaux vueé

Provenance. — Houillère de Montvicij. Tm puits Pochin.

Si, comme nous sommes portés à k Dolerophyllées ont eu pour org'anes de froe^i disques peltoides charnus anthérifères àiavons parlé ; ces plantes devraient /aire p l'embranchement des phanoi-ogrames, et être? côté des Cycadées dont elles se rapprocbeC constitution de leur faisceau foliaire; d'un um les grains de pollen contenus rappeUent ^ grandeur, leur couleur, leurs cloisonnements, ti seur de l'exine, coux que nous avons signal*' crits dans les épis verticillés de JUacrosUdi)^

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