‹ Études sur le terrain houiller de CommentryChapitre 11 sur 23 · eOKDAlTiSBS · texte numérisé non relu

eOKDAlTiSBS

La famille des Cordaîtées comprend les genres suiirants :

1*» Cordaïte Gr. ;

2** Dory-cordaîte Gr. ;

3** Paa-cordaïte Gr. ;

4"* ScutO'Cordaîte B. R., R. Z.

Les Cordaîtes sont caractérisés par des feuilles simples, sessiles^ entières, lancéolées, arrondies ou atténuées en pointe, quelquefois fissurées et divisées en lanières ; par des cicatrices discoïdes ou allongées transversalement laissées par la chute des feuilles ; souvent on distingue sur ces cicatrices les traces de faisceaux vasculaires qui pénétraient en grand nombre dans le limbe de la feuille et la parcouraient, suivant sa longueur, en se dichotomisant.

Les rameaux extrêmes se terminaient par un bouquet de feuilles réunies en une sorte de bourgeon gigantesque ou étalées en éventail.

La plupart des tiges de Cordaîtées ont atteint de grandes dimensions, le bois des tiges et celui des rameaux est absolument dépourvu de bois centripète et se compose de bois centrifuge rayonnant formé de trachéides ponctuées, les ponctuations pouvant être disposées sur une ou plusieurs rangées verticales. Souvent la moelle est diaphragmatique. Le liber est formé d'éléments mous , tels que parenchyme libérien, tubes criblés. L'écorce comprend généralement une assise parenchymateuse, une couche subéreuse et une zone tout à fait extérieure, munie de lames ou de bandes hypodermiques. Les organes de fructifications sont disposés en grappes et en épis ; les inflorescences sont souvent monoïques.

Le genre Cordaîte possède des feuilles sim;i&| siles, à base d'insertion épaisse et élargie lement, entières, lancéolées, arrondies au spatulées, obovales, ordinairement très grandes 90 centimètres, coriaces ; parcourues dans xowt longueur par des nervures fines égales^ qaAiz. inégales, parallèles, plusieurs fois dichotomes.

Depuis longtemps déjà, on connaissait certaic^' ties des tiges de Cordaîtes détachées^ mais Sht noms divers, désignant autant de g'enres àiSé:e leur moelle isolée, signalée par Artis (i825), dêsJ par lui sous le nom de StembergisLy fut étudiée & veau un peu plus tard par Stemberg (1831), qui <iss; le nom de Sternbergia en celui d'Artisia {!).

Ce savant a rapproché les Artisia de Euphorbiacées. Dans son prodrome (i828}, firoog^ incline à penser que ce pourrait être des Liliacées.) dans son tableau des genres de végétaux fossiles ^j. il croit qu'on a confondu sous ce nom des moelhi différentes plantes et que les Artisia de Stei n'appartiennent nullement aux Lomatophloios, coi Tavait avancé Corda (1845) (2), qui leur trouvait taine ressemblance avec la moelle cloisonnée de lOt phorbia nenfolia.

En 1837, Lindley et Hutton (3) ont décrit le Stc^l bergia approximata sans se prononcer sur ses affio^j botaniques ; en 1846, M. Williamson déclarait que ^\ n'était que des moelles cloisonnées, analogues à ceSâ^M quelques JuglandéeSy Jasminées^ Euphorbiacées^ ^\

(i) FossiL Flora der Vorwelt, vol. II, tab. 53, fîg. 1 k 9. (2) Beitrage Jur Flora der Vorwelt.

3) The Fos Flo. of Gréai Britain, 3« vol., p. 187.

jeinitz (1862) déclare avoir trouvé des Artisia mêlés t des feuilles de Cordaïtes (1).

M . Grand*Eury (2) a prouvé que cette forme de moelle, ;rès commune à Saint-Etienne, était entourée par un bois de Conifëre recouvert d'une écorce portant la Biirface caractéristique des Cordaiclsidua (rameaux de Cordaïtes) ; il a reconnu également que le bois désigné par Goeppert sous le nom de Araucarites Brandlingii possédait une moelle artisiforme, et grâce à des échantillons siliciiiés et carbonates recueillis par ce savant, de notre côté, nous avons pu constater la dépendance absolue entre la moelle cloisonnée (artisia), le bois d' Araucarites et Técorce recouvrant les rameaux et les tiges de Cordaïte.

Avant de passer à la description des différentes espèces de Cordaïtes trouvées à Commentry, nous allons dire quelques mots sur l'organisation des parties principales de ces plantes.

Moelle. — Isolée, la moelle, ou plutôt son moulage, se présente sous la forme de corps prismatique, à côtes variables en nombre, marqué de sillons transversaux, étroits, plus ou moins rapprochés, s'anastomosant quelquefois entre eux ; ces sillons sont les traces laissées par des bandes médullaires transversales qui séparaient le cylindre interne en autant de cavités complètement vides, même du vivant de la plante.

La partie de la moelle touchant au bord interne du cylindre ligneux est souvent intacte, les cloisons n'y pénétrant pas. Les cellules qui composent cette partie sont plus hautes que larges^ à parois ponctuées, tandis que celles qui forment les cloisons sont allongées trans-

(1) Diaz, p, 150, tab. XXXIV.

(2) FI. carb. dép. de la Loire, p. 249.

versalemenl et ne portent aucun omemait parois ; la vie a quitté plus tôt cette région (p qui était en contact avec le bois ; celle-ci a p pendant quelque temps le développement en l du rameau ou de la tige et ne s'est pas déchirée, que le tissu mort de la région centrale a élé de se diviser.

Bois, — Le bois de Cordaïte, connu sous lesm. D&doocylon Endl., AraucsLrites Goeppert, est cc3 de trachéides ligneuses, dont les faces latérales ;f: des ornements variés.

Le bois primaire est représenté par un certaine bre de centres trachéens en rapport avec le diaz]3àr rameau ou de la tige ; immédiatement à la suite dehors, on remarque un anneau formé de iraà^ rayées, disposées en séries rayonnantes ; l'impo de cette première zone varie suivant les écbantiR^ peut atteindre 15 ou 20 rangées de trachéides; c do sa partie interne située du côté de la moelle ^ face des îlots de bois primaire qu'aboutisse/?^ ^^ côté les faisceaux vasoulaires qui se dirig-ent de Ta^ vers les feuilles.

Les trachéides de cette zone passent graduelle à la forme de trachéides réticulées et ponctuées, \ caractérisent la 2* zone ligneuse. Cette dernière. -*7' vent d'une épaisseur considérable dans les gros troB^i est toujours formée de trachéides à ponctuatioz?^ ^ lées,disposéesen séries rayonnantes et séparées ps^^ rayons médullaires.

Les aréoles sont en contact et leur contour pr^^ une forme hexagonale. Leur centre est marqué à^ pore en forme de fente inclinée d'environ 45* reJa^^^i ment à la longueur de la trachéide; les bords de ^ fente, plus ou moins écartés, figurent une elîifse

un cercle. Dans les échantillons mal conservés, les pores occupent toute retendue des aréoles, qui ne se distinguent plus que par le réseau hexagonal formé par leurs bords épaissis. Les ponctuations sont disposées en quinconce sur deux ou trois rangées rectili-

En coupe tangentielle, les trachéides se montrent sans ponctuations ; elles sont séparées par des rayons médullaires formés de deux ou trois rangées de cellules, quand ils correspondent aux rayons principaux (ceux qui séparent les coins de bois) et d'une seule si ce sont des rayons secondaires (ceux qui sont développés dans le coin de bois lui-même) ; on compte 4 à 16 iiles de cellules sur la hauteur du rayon.

Dans les coupes radiales un peu étendues, on remarque des couches alternantes de trachéides, dont le diamètre varie entre 0°",023 et 0"™,04 ; les parois portent 2 à 4 rangées de ponctuations ; comme ces couches sont concentriques et composées de 5 à 6 fibres en épaisseur, elles indiquent des périodes d'activité différentes dans la végétation.

Le liber est composé d'éléments mous, de parenchyme libérien et de tubes criblés ; les tubes les plus anciens, souvent hypertrophiés, so sont transformés en réservoirs à gomme. Dans quelques espèces, on rencontre, en outre, des fibres libériennes.

L'écorce présente en dedans une assise épaisse, formée de cellules subéreuses, qui prend souvent une importance considérable ; plus en dehors, se trouve une autre assise, également assez épaisse, de cellules parenchymateuses, au milieu desquelles on remarque quelques cellules à gomme et des îlots de tissu hypodermique se présentant tantôt en groupes arrondis, tantôt sous forme de lames parallèles qui s*avancent plus ou moins profondément dans la couche de paren-

&66 chyme cortical ; ces îlots ou ces bandes a haut en bas, sans former de réseau ; rarem? s'anaatomoBont. A leur intérieur ou sur leurs bw^ voit souvent des réservoirs à g^omme ou à bandes hypodermiques produisent à la suri» rameaux des saillies longitudinales qui lui ia un aspect cannelé, lorsque le tissu parenchymatK tercalaire s'est desséché.

Les écorces des Cordaltes ont dû contribuer, une certaine mesure, k la formation de la hou& cause de leur épaisseur et des bandes d'hypodera

Au milieu des fragments sîliciflés de Grand'CKa renferment les rameaux, les feuilles, les fleurs de daïtes, se trouvent souvent des débris de racines, la structure offre une analogie suflisamnient gn avec celle des tiges pour cju'on puisse tes reercomme ayant appartenu à ces dernières. LiC boiî^ maire est formé de deux lames qui, en se do'vele^ se sont rejointes au centre pour constituer un iaisi' unique. Le bois secondaire, largement développe,' formé de trachéides ponctuées. Sur leurs facei!''raies se trouvent des ponctuations placées sur demtrois rangées longitudinales, indiquées souvent uai? ment par le réseau hexagonal produit par les boro»' contact des aréoles. Le diamètre des trachéides v*"* de 0"'",03 à 0'"",05 ; il est donc un peu plus coosiàin ble que celui des éléments de la tige, caractère qui ca corde avec ce que l'on observe en générsJ cbei''' plantes vivantes, quand on compare les dimeis'* relatives des fibres ligneuses de la tige avec mIIm « la racine dans un même végétal. En dehors de la p''^ tie libérienne, comme toujours assez mal conservs mais qui ne semble pas différer de la même r^ prise dans un rameau, se trouve une écorce trèsdP'' loppée ; on y remarque une première assise hcuM"**

formée de cellules rameuses ou étoilées; dans beaucoup de cas, cette partie de Fécorco n*a pas été conservée et le cylindre ligneux parait isolé, flottant, au milieu des autres parties plus résistantes de Técorce. Ces dernières se composent en premier lieu d'une couche de cellules polyédriques assez régulières ; en second lieu d'une couche épaisse de liège. L'assise génératrice du liège est indiquée par une zone de couleur plus foncée due au protoplasma qu'elle renfermait en proportions plus grandes. Cette couche épaisse de suber forme souvent autour de Taxe ligneux de la racine une enveloppe sinueuse et contournée.

Feuilles. — Les feuilles de Cordaîtes sont, comme nous l'avons dit, elliptiques, obovales, arrondies au sommet, atteignant dans les cas extrêmes près de 1 mètre de longueur sur une largeur de 15 à 20 centimètres. Ces feuilles sont très abondantes dans le terrain houiller supérieur et on les trouve en si grandes masses dans quelques bassins houillers du centre de la France qu'elles y caractérisent un étage par leur prédominance.

Très souvent à leur surface, entre les nervures, on distingue des rides transversales qui manquent dans les feuilles de Dory-Cordaîtes et dans celles de Poa-Cordaites.

Les premières feuilles de Cordaîtes ont été signalées par Sternberg (1) (1820), mais il regardait le groupe qu'il a figuré comme une seule feuille divisée, disposée en éventail ; il l'a placée parmi les Palmiers, sous le nom de FiabeHaria borassifolia.

En 1845^ Corda a décrit (2) un rameau terminé par

(1) Essai, FI. monde primitif, t. I, faso. 2, p. 31, pi. XVIII.

(2) Beîtràge zur Flora der Vorv^eltj tab. XXIV, fîg. 1.

une touffe de ces oi^ranes ; les Fio. 2 < montrent à la surface des détails de st exacts. Mais dans la constitution du bois savant n'a signalé que des vaisseaux sci range également ce rameau feuille parmi les? lariées.

Unger (1), se fondant sur la nature da boùz ment scalarifonnel et sur l'absence de rayonto laires?, place ce rameau dans l'ordre des LTrsf cées et lui donne le nom de Cordattes borasti^ D'autre part, dans son tableau des Genres ai. ■ t&ux fossiles, Brongniart, qui désigne le Flalf de Stemberg soub le nom de Pycnophyllum ^■ /bftum.le rapproche des feuilles de jVoeggeralià voisin des Cycadées et des Conifères.

M. Grand'Eury a pu rattacher d'une manière re.t ces feuilles à des rameaux qu'il a nommés Cori^ duA, lesquels sont des rameaux de Cordaites dofi^ connaissons actuellement la structure. Le nomb" feuilles de Cordaïtes que l'on trouve et i'état siliàBconsidérable ; elles se présentent tantôt mé)jio/* d'autres débris de Cordaïtes (boui^eons, graines.' meaux, etc.), tantôt superposées p&rBllèletnent len-^ aux autres en couches de plusieurs centimètres dé^ seur, affectant ainsi la même disposition que celle!? sont transformées en houille.

Des préparations faîtes dans de la houille, pu^' sant à l'extérieur uniquement formé© de fevî}!^^ Cordaïtes, laissent voir les cuticules supérieure etisS rieure sous la forme de lignes plus transparentes, f rallèles, ayant conservé le moulage très net des »I Iules épidermiques sous-jacentes ; la distance des W\ cuticules est de 0°'",07, tandis que dans les feai"*/

(1) Gênera et epecies, p. 257,

lilicifiées cette distance est de O^'^jS à 0"",7 en noyenae. Les feuilles, en se transformant en houille, >nt donc subi une réduction considérable puisque ^elle-ci n'est plus que le dixième de l'épaisseur primitive ; le parenchyme de la feuille, contracté et houillifiéy est peu distinct, mais on aperçoit assez nettement les bandes vasculaires qui forment les nervures.

Inflorescences, — La première des inflorescences de Cordaîtes a été figurée par Lindley et Hutton (1), 1833-35, sous le nom d'Antholithus pitcairnisie. Ces savants l'ont comparée à une inflorescence de Pitcairnia (Broméliacée). Grâce aux recherches de MM. Goldenberg, Dawson, Carruthers, Grand'Eury, etc., nous savons maintenant que cette inflorescence et plusieurs autres analogues ont contenu certains Carpolithes, tels que Cordaicarpus^ Cyclocarpus, etc., et qu'elles appartiennent aux Cordaîtes.

Les inflorescences de Cordaîtes se présentent sous la forme de grappes ou de régimes, mâles ou femelles séparés, se développent soit à Faisselle des feuilles, soit à une certaine distance et pour ainsi dire au hasard sur le tronc ; les graines mettaient un certain temps pour mûrir; on a trouvé des troncs dont les feuilles étaient déjà tombées et portant des inflorescences qui n'avaient pas encore atteint leur maturité.

Le Cordaianthus pitcairniae^ L.et H.(Goldenberg), est une inflorescence munie d'un axe assez robuste, portant des bourgeons floraux séparés, distiques ou opposés, sessiles ou faiblement pédicellés, ovoïdes, allongés, renflés dans leur partie moyenne, protégés par un certain nombre de bractées serrées, longues, dont les extrémités libres s'écartent en se recourbant.

(i) Fossil Flora of Great Britain, vol, II, p. 5, pi. 82.

Entre les braotéea se trouvent un ou plusietiR Dans les Cord&ianthus Lindîeyi Camith, également robuste, les fleurs sont entourées àt tées lancéolées, peu serrées, en nombre graine est fixée à l'extrémité d'un pédoncule plus ou moins recourbé ; elle est cordîforroe. t en deux pointes à son extrémité et mesure ! mètre de longueur sur 7 millimètres de largeur.

Les inflorescences siliciflées, femelles. troLie Rive-de-Gier, ont permis de pénétrer plus aTSiB les détails d'organisation; je ne rappellerai ici ^■ Cordaianthua, Grand' Eui'yi, B. R, dans leqn^ observé un axe robuste portant à sa surface ub z nombre de bractées disposées en spirale, puis axes secondaires extrêmement courts un certain nez d'ovules ; l'un de ces derniers montre deux témzic un nucelle adhérent au fond de la cavité forméepK enveloppes, la préparation passe par la section prs pale de l'ovule surpris par la pétrification au mos^ même de ta pollinisation.

Le diamètre transversal des téguments est de 3 e limètres, leur hauteur de 6 millimètres ; le nuceile sure i°'",5 en hauteur et O"",? ea largeur; de sa!» partent deux faisceaux vasculaires qui, après s'être courbés, montent à droite et à gauche, dans le [à principal de la graine appliqués contre le tégunuc externe. A la partie supérieure du nucelle se ïoil chambre pollinique ; dans son intérieur on distinp-f nettement deux grains de pollen bien conservés dans le canal pollinique, long de 3 millimètres, qui surmonte le nucelle, deux autres grains, l'un à la do l'autre, en voie de pénétrer et de rejoindre les deux premiers.

Lé tissu du canal semble s'élargir sur la passade àa grains ; il est vraisemblable en effet que leurintroduc- (

tion dans la chambre poUinique était déterminée comme elle Test souvent de nos jours chez les Gymnospermes par une gouttelette liquide sécrétée par le nucelle qui , en se desséchant et se retirant à mesure dans la chambre poUinique, y entraînait les grains tombés sur le micropyle.

Le canal poUinique est formé par des cellules dont le grand axe est perpendiculaire à la direction du canal ; vers l'extrémité supérieure elles sont au contraire comprimées et déplacées par le passage des grains. Ceux-ci offrent distinctement une division cellulaire de rintine, commencement de formation du prothalle mâle.

Le nucelle ne renferme pas encore de sac embryonnaire à cause de sa jeunesse ; cet organe, de même que chez les Gymnospermes actuels, n'apparaissait que tardivement dans le nucelle des Cordaites et seulement après l'arrivée du pollen dans Tovule.

De même que les inflorescences femelles, les inflorescences mâles ont été rencontrées dans les magmas siliciiiés de Grand'Croix et on connaît la structure de quelques-unes d'entre elles; nous n'en décrirons que les deux formes suivantes comme exemple :

CORDAIANTHUS PENJONI. B. R.

Cône mâle d'environ 1 centimètre de longueur, renfermant un nombre variable de fleurs disposées en spirale sur un axe assez robuste, au milieu de bractées stériles ; les fleurs sont formées de deux ou trois étamines, qui se composent d'un filet, sorte de bractée légèrement modifiée portant trois ou quatre anthères ; ces anthères, libres en dessus, sont soudées à leur base, mais il n'est pas rare de les trouver désarticulées et isolées du filet. La déhiscence se faisait longitudi-

nalement par la séparation de la loge en deu quoiques-unes sont encore ferznées et pleines ëe de pollen. Les cellulea qui forment les ptrô anthères sont épaisses, rectang-ulaires et p«rai»a posées sur une seule rangée.

Cotte espèce est caractérisée par un nombre considérable de fleurs disposées en spirale sur 3 pourtour de l'axe, comme les bractées stérile elles ne sont qu'une modiflcation ; l'axe du tinue en une sorte de prolongement terminé eopM circulaire, sur les bords duquel se trouve lu d'étamines de différents âges; les plus internes plus courtes, par conséquent les plus jeunes.

CORDAIANTHUS SAPORTANUS. B. B.

Les inflorescences qui rentrent dans ce type«' rencontrées isolées sous la forme de bourgeons i^ leux, composés de bractées stériles qui forciM" sorte d'involucre floral. Sa longueur est d'enrironif limètres; au centre on remarque plusieurs grt^l d'anthères réunies par quatre à leur base et sappofi' par un court filet. Les anthères sont allongées, fus?^ mes, légèrement arquées et gonflées par de notnl** grains de pollen; elles se désarticulaient par^'i" de quatre. Le filet était parcouru à son centre p« cordon vasculaire qui se divisait en quatre petites b!>i chos se terminant au-dessous de chaque loge.

Dans cette espèce, comme l'on voit, les étamï* étaient toutes groupées au centre du cône. /

Pollen. — Les grains de pollen de Cordaites di*) minés dans les rognons siliceux paraissent avt»''*! répandus à cette époque en aussi grande profusio" fl la poussière fécondante de nos Conifères acUiell«^ |

Lorsque le grain est encore contenu dam Yas^ i

ses dimensions sont 0""",09 et 0'"'",05 suivant le grand et le petit axe de l'ellipsoïde de révolution dont ils affectent la forme. La surface extérieure de Texine est finement réticulée. Le grain échappé de l'anthère possède des dimensions un peu plus grandes 0™°',12 et 0"*™,07 ; il y a donc eu un accroissement linéaire d'un tiers environ ; Tintine, comme nous l'avons déjà dit, offre une particularité remarquable ; dans ceux qui ne sont pas encore libres, elle se présente sous la forme d'une petite sphère occupant une portion de la cavité de l'exine. Souvent on ne distingue qu'une masse homogène dans son intérieur, mais souvent aussi, même avant que les grains ne soient sortis de l'anthère, on reconnaît une division cellulaire plus ou moins avancée, division qui s'accuse davantage dans les grains à l'état de liberté et surtout dans ceux qui ont séjourné pendant quelque temps dans la chambre poUinique. Il semble donc que les grains de pollen, lors de leur sortie de l'anthère, n'étaient pas encore aptes à eflectuer la fécondation, qu'ils avaient besoin d'une certaine évolution pendant leur séjour dans la chambre poUinique ; la division cellulaire du prothalle mâle commencée dans l'anthère s'y continuait, pendant que le sac embryonnaire se formait dans le nucelle et se garnissait d'archégones.

Dans le pollen vivant on a depuis longtemps constaté Texistence de nucleus ; ces nucleus ne s'entourent pas d'une membrane, tandis que ceux des Gordaîtes s'environnaient d'une enveloppe. On sait pourtant que les grains de pollen des Cupressinées des Abiétinées ont une intine qui se divise en deux, trois ou quatre cellules, que dans les Cycadées le même phénomène a été observé : c'est donc un curieux exemple d'atavisme. Cependant il y a une différence importante à noter, c'est que, dans les grains de pollen vivant où ce phénomène

de division cellulaire a été remarqué. Tune d^ les prend un accroissement prépondérant et deTÎsis point de départ du tube poUinique, tandis que das^ grains de pollen fossiles examinés même dans la csmm bre pollinique, toutes les cellules sont ^ales et ssM blent être équivalentes ; jusqu'ici on n*a pu coosâsn l'existence d'aucune production analogue à un tube»! Unique. 1

La chambre poUinique, découverte pour la presâ*l fois dans les graines fossiles de Saint-Etienne et abss-l vée dans toutes les graines de cette époque, avait àm\ un rôle dont l'importance est indiquée par la oonstafift et le développement qu'elle affecte ; elle offrait ua ^\ aux grains de pollen qui sans cela auraient été empestés par les pluies si fréquentes à cette époque ; ece^j imparfaits, ils pouvaient continuer à s'y développer ai attendre, après cette sorte d'incubation, le moment fs-l vorable à la fécondation.

Graines. — Les graines de Gordaïte se distingue^ par les caractères suivants : I

Les téguments sont au nombre de deux. '

Le plus externe est de consistance charnue, quelque fois parcouru par des cellules allongées, fîbreu8es,pa^ semées de canaux à gomme ou à tannin.

Le plus interne au contraire est formé de cellules fortement lignifiées et rappelle la coque dure de nos fruits à noyau. Très souvent cette dernière enveloppe seule a persisté, l'autre a disparu par l'effet de la poiu^ riture ou de tout autre cause.

Les ovules sont orthotropes, dressés, le sommet du nucelle est toujours occupé par une chambre poUinique plus ou moins développée, le canal pollinique s'engage souvent dans le tube micropylaire des enveloppes extérieures.

Lorsque la graine est développée, la chambre et son Anal ne se voient plus guère que comme une petite nasse brune sphacélée, placée au-dessus de Tendos* lerme.

Dans aucune des graines de Cordaîte je n'ai renconré d'embryon, même dans celles qui paraissaient avoir itteint un développement complet. Ce fait, qui parait extraordinaire, peut trouver son explication dans cette observation que, dans plusieurs plantes de nos jours, les Ceratozamia entr 'autres, T embryon ne se développe que lorsque la graine a été placée dans le sol depuis un certain temps. Il est possible que beaucoup de graines houillères aient présenté d'une manière générale et plus complète cette particularité qui ne se rencontre que rarement à l'époque actuelle.

Les grains de pollen se conservaient un temps très long dans la chambre poUinique ; pendant qu'ils y achevaient leur développement, apparaissaient successivement, le sac embryonnaire, Tendosperme, les corpuscules et les téguments extérieurs s'achevaient. Dès lors, le travail interne de croissance de la graine subissait un arrêt, arrêt qui cessait lorsque celle-ci venait à trouver un terrain convenable pour germer. Il est à remarquer que le travail de la fécondation était suspendu plus tôt que dans les Ceratozamia, mais pour reprendre ensuite dans les mêmes conditions.

Les graines trouvées à l'état silicifié, parfaitement constituées à Textérieur, quant aux téguments, ont été conservées dans l'état de développement qu'elles possédaient au moment où elles ont été détachées et amenées dans les eaux siliceuses ; ces dernières étaient incapables d'en réveiller la vie latente ou d'en favoriser révolution interne, elles n'ont pu que nous marquer le point précis où le développement s'était arrêté dans ces graines, et nous ne devons pas le regretter puis-

qu'elles nous ont permis de surprendre «âai intéressant de leur histoire.

La disposition des faisceaux vasculûres graines de Cordaîte oiTre quelques particularc: fessantes; ils sont tous placés dann le planpnic la graine et forment deux systèmes, l'un extrâe rapport à la coque ligneuse, l'autre qui lui b» rieur.

Le faisceau chalazien s'élève tout d'abord jaê^ base du nucelle; là, il se divise en deux bract^'l^ s'incurvant à droite et à gauche, vers le bets, tnn le noyau et montent ensuite des deux côtés te plan principal jusque vew le micropyle entre i« téguments; ces deux branches forment le preoJe-' tèmc.

Le second prend naissance immédiatement au-tle du premier à la base du nucelle dans lequel il p^' et forme, en «'irradiant, une espèce de cupule i* laire incomplète dont les ramilications s'élèvent rieurement au sac embryonnaire ; cette or^anÂ'' générale des graines de Cordaîtes a une certaine* logio avec celle des Cycadées si on ne considère tp» premier système vasculaire, maison diflere comiat reste de la plupart des graines vivantes connueîj^ qu'ici, si on remarque que le deuxième système/* tre dans le nucelle lui-même et monte à mî-hauteut la graine entre l'épiderme du nucelle et la membc^ du sac embryonnaire.

Voici la description des principales espèces de C^ daîtcs trouvées à Commentry :

CORDAITES LINGULATUS. Gh.

(PL. LXIV, Fia. là 10) OordaltflR llngolatua. Orand'Eury. Flore ca.rb. de U l^'"'

Feuilles de dimensions très différentes, suivant l'âge , louvant atteindre 10 centimètres de largeur et 60 cenimëtres de longueur, toujours élargies et très obtuses M sommet, obovées, à nervures nombreuses, presque igales, distantes de 0""",6 ; couche de cellules en palislade bien caractérisée et formée de deux à trois rangées, bandes hypodermiques en même nombre que les nervures.

La portion primaire du faisceau vasculaire a ses trachées tournées du côté de la face inférieure de la feuille et un arc de vaisseaux ponctués qui le contourne représente les restes de la partie exogène du cordon foliaire ou secondaire.

La FiG. 1 représente l'extrémité d*une branche portant un bouquet de dix feuilles étalées offrant les caractères généraux de l'espèce, mais non encore complètement développées ; les nervures sont très nettes, sensiblement égales ; la couche de houille formée par le limbe est assez épaisse ; celles qui paraissent plus étroites avaient une partie de leurs bords enroulés dans la roche.

Proî;enance. — Tranchée de TEspérance dans le banc des roseaux.

Nous avons représenté (Fia. 2 et 4) deux feuilles isolées entières, à contour supérieur elliptique ; la base d'insertion est élargie. Les nervures sont également très distinctes. La Fie. 3 est un autre échantillon un peu plus âgé, déchiré au sommet et montrant une base d'attache très nette.

Proî;e7iance. — Ces deux échantillons ont été trouvés dans la tranchée de Forêt, de 13 à 20 mètres audessus de la Grande Couche.

Sous les FiG. 5 et 6 on voit une feuille de la même espèce entièrement développée et mesurant 60 centimètres de longueur. On n'a figuré que les deux extré-

mités ; la partie supérieure est îrr^Tiliérem»: que, fissurée, marquée de fines nervures fid égales ; la partie inférieure est longuemeoi cà marquée également de nervures, mais un pîil grosses que celles de la partie supérieure; labK tache est assez élaigie; une couche dehouillet;. formée par le tissu de la feuille, recouTre las» nous avons représenté (Fm. iO) les détails de sa de l'épiderme ; trois bandes hypodermiques, qniB pondent à autant de faisceaux vasculaires pliR dessous d'elles, sont séparées par deux ou trots : plus grêles dans les régions du limbe où eh écartées de O^^jS à O'-.e. Quand elles sont « plus rapprochées, on ne voit plus entre elles debt surnuméraires.

Prowenance. — Tranchée Saiot-Edmond-

CORDAITES FOLIOLATUS. Gh.

(Pl. LXV.FiG.l)

Cordaitm loUolatos. Orand'Eury. FI. carb. dép. Loin.? pt. XXI.

Feuilles petites, assez épaisses, élarg-ies désls^ un peu atténuées vers le sommet ovale et obtus; o» gués, de 5 à 10 centimètres de longueur, parcourus* des nervures fines et serrées. /

L'échantillon figuré est formé d'un bouquet defeuM au nombre de 7 à 8, étalées en éventail et proIwi^W encore fixées h un rameau engagé dans la roche; «m mesurent 7 à 8 centimètres de longueur et î cenOiD' très de largeur dans la partie du limbe la plus déveli! pée. La couche de houille qu'elles ont laissée indiÇ* que leur parenchyme avait une certaine épaisseur

Provenance. — Tranchée de rEspérancedansleb»i= des roseaux.

CORDAICLADUS ELLIPTICUS. Gr.

(Pl. LXIV, FiG. 11)

Z^ordaioladiis elliptlons. Grand 'Eury. loc, cit.^ p. 243, pl. XXVII, flg. 5 et 6.

Branches plus ou moins fortes, portant des cicatrices elliptiques, allongées transversalement, disposées régulièrement en spirale, proéminentes au-dessus de la surface de l'écorce, souvent marquées de cicatricules disposées en arc concave en dessus ; ces cicatricules sont les traces des faisceaux vasculaires pénétrant dans la feuille. Les cicatrices sont accompagnées latéralement de deux lignes de décurrence les reliant à Técorce ; celle-ci est unie, marquée de temps à autre, entre les cicatrices, de sortes de verrues allongées verticalement, épaisses, ayant laissé une couche de houille de 1 & 2 mil^ limètres.

L'échantillon figuré en partie mesure plus de 30 centimètres de longueur ; il est recourbé à sa partie inférieure ; rectiligne au contraire, à son autre extrémité, les cicatrices atteignent 8 millimètres suivant la grande diagonale et 4 environ suivant le petit axe ; elles sont plus rapprochées en haut qu*en bas du rameau ; aucune feuille n*y était attachée.

Provenance. — Tranchée de Forêt.

Genre ARTISIA. Sternbero.

Comme nous l'avons dit plus haut, ce genre comprend les moelles cloisonnées de Cordaïte, genre que nous conservons dans l'impossibilité où Ton est d'attribuer ces portions de végétaux à leurs espèces respectives. Le nombre d'Artiaia recueillis à Commentry est considérable; nous décrirons les espèces suivantes, qui sont les plus remarquables.

ABTISIA COSTATA. Nov. spociei.

(Pl. LXV. Fia. 2)

Moelle volumineuse mesurant 6 centimètni mètre marquée de côtes longitudinales b inégales, interrompues pardes cloisons t qui donne aux côtes l'aspect d'une série disposés en lignes verticales. Les côtes largeur de 7 à 8 millimètrâs et font une saillie f d 3 millimètres ; l'intervalle qui les sépare offre ém trois séries verticales de mamelons plus petits q*.: j lent des côtes beaucoup moins développées tp premières ; celles-ci paraissent avoir été au nom^ 14 autour de la moelle.

La distance des diaphragmes est d'envïroo S< mètres ; ils sont généralement parallèles eniR ^ quelques-uns s'atténuent de façon à se terwis^r: deux autres voisins et à paraître comme une tze amincie d'une côte qui serait intercalée. Tous sott' diqués par des sillons transversaux profonds.

Provenance. — Puits Saint-Augustin.

ARTISIA COBD. 0TT0NI9. Obinitî. Speciw.

(Pl. LXV, Fl8. 3)

Afti«U. Species, Qeinitz. Dyas oder die Zechstein fannS^ und d&s Rothliegende, p. 160, pl. XXXIV, flg. 5.

Nous rapportons à l'espèce figurée par Geinitz ot une variété de cette dernière l'Artisia dont nous tSo: donner la description : cette moelle diaphragmatitl* se rencontre dans les couches permiennes (DyMJ s* périeures de Naumbui^, dans la Wetterau, on mêiV temps que le Çordaltes Ottonis Geinitz, et pourrail.!"' conséquent, lui avoir appartenu.

L'échantillon de Commentry mesure 24 centimètres ) longueur ; il est aplati ; suivant le grand axe de Talatissement, il atteint 55 millimètres et 35 millimètres iivant le petit , sa surface ne présente pas de côtes omme Tespèce précédente, mais seulement des inégatés dues vraisemblablement à la compression subie par échantillon ; la surface devait être par conséquent à »eu près lisse ; les diaphragmes semblent avoir été ninces et être venus se raccorder au cylindre ligneux ;ans prendre sur leurs bords une épaisseur compara- )le à celle de VA. costata. Aussi ne sont-ils marqués lur Téchantillon que par de minces bandes houillifiées, lu lieu de l'être par des sillons profonds. La distance 3ntre eux varie de 2 à 5 millimètres ; leur parallélisme est beaucoup moins fréquent, et les entrecroisements beaucoup plus nombreux.

Une couche de houille de près de i millimètre d'épaisseur et qui a conservé l'organisation du bois recouvre la moelle sur une grande étendue.

Provenance. — Tranchée de TEspérance.

ARTISIA APPROXIMATA. Lindlky et Hutton.

(Pu LXV, Fia. 4)

Stemberfcla angnlosa. Artis, AntédiL phytol t. 8.

Stembergia approximata. Brongt. prod. p. 137.

Stembergia approximata. Lindley et Hutton. Fos. FI. of

Great. Britain. vol. III, p. 187, tab. 226. Artisia approximata. Grand'Eury. FL car5. de la Loire, p. 247.

Les moelles trouvées à Commentry et appartenant à cette espèce sont fortement aplaties ; elles mesurent, suivant leur grand diamètre, 3 centimètres, et 2 ou 3 millimètres sur leur petit. Malgré cette déformation, la trace des diaphragmes est restée très nette; ils sont représentés par des sillons transversaux profonds, les

côtes qui les séparent sont arrondies et comme dans VArtisia Ottonis; Ieupdistsac«a] ron 2 millimètres.

Le plus souvent ils conservent un paraUëlisif lier et ce n'est que de loin en loin que l'on rte des cloisonnements intercalaires.

Une couche de houille à structure conservée. une assez grande partie de l'échantillon.

Prouenance. — Tranchée Saint-Edmond.

ARTISIA TRANSVERSA. Artis.

(Pl. LXV, Fiq. 6J

Stentbersla transrtna. Artia. Antediluv. phyloiofi

pl. 8.

ArtiaU traturersa. Or., loc. cit., p. 2i8.

Moelle cylindrique mesurant 6 centimètres de il tre.

Sillons transversaux laissés par les diaphrv profonds, distants de 3 à 4 millimètres environ, bleraent parallèles, quelquefois anastomosés ; lest^ qui les séparent sont aplaties ; elles présentent et ^ milieu une arête peu saillante, mais assez visible? côtes longitudinales sont peu développées et pl» irrégulièrement ; sous ce rapport il ne peut nulles: être confondu avec l'A. cost&ta. dont les relie/s \^ tudinaux sont hien plus proéminents et les sillons tw versaux bien plus profonds.

Une couche de houille de plusieurs millimètres d'i paisseur recouvre une partie de la moelle.

Prouenance. — Tranchée Saint-Edmond.

L'échantillon figuré mesure un diamètre plus gn» que celui représenté par Artis, mais il en of&e tousls caractères ; du reste, M. Grand'Eury en signale à Etienne qui dépassent 10 centimètres.

ARTISIA ALTERNANS. Nova species.

(Pl. LXV,Fig. 6)

Moelle cylindro-conique, légèrement recourbée à son extrémité inférieure, coupée par des diaphragmes rég^ulièrement parallèles, mais inégalement distants ; alternativement, ou de deux en deux, les diaphragmes sont plus rapprochés, de façon que les côtes qui les séparent sont, alternativement ou de deux en deux, d'épaisseurs fort différentes et mesurent 3 à 4 millimètres ou 1 millimètre seulement. Extérieurement, la moelle se montre comme formée de disques superposés inégaux.

Les sillons laissés par les diaphragmes sont très accusés. Les côtes, fortement en saillie, portent vers leur milieu une petite crête très nette.

Comme cette portion de moelle appartient à une base de tige, son diamètre varie de 25 à 5 millimètres. Les diaphragmes deviennent, au bas de l'échantillon, à peu près équidistants, environ 1 millimètre ; par conséquent, les côtes sont sensiblement égales.

L'épaisseur de houille qui accompagne la moelle est fort considérable et indique une plante de grande taille.

Provenance. — Tranchée de Forêt.

Lindley et Hutton ont figuré, L c. (Pl. 224) un ArtU sià renversé qui rappelle dans une certaine mesure celui de Commentry.

C'est également une base de Cordaîte, mais on n'y distingue pas d'alternance dans l'écartement des diaphragmes ; en outre, les côtes sont aplaties et non surmontées d'une crête médiane.

ARTISIA VARIANS- l<fo-r. specie*.

(PL. LXV, Kio. 7}

Moelle splstie mesurant 3 centÏEnètres de présentant, comme dans î'espèco précédente, de? renées dans la distance des diaphragmes, mai* a plus accusées.

Ceux-ci sont toujours parallèles sans sucnne tomoae.

Leur distance reste sensiblement ctyostante pœ une série d'une dizaine de cloison nennents, puû écartemont varie assez brusquement ôt donne lieu côtes beaucoup plus larges, à la suite ti&sqaeSa retrouve une nouvelle série de diapluragrines reprw leur premier écartement.

Si on se reporte & la Fio- 7, au bas on remarq* fin d'une série de diaphragmes dont la distance «si^ 2 millimètres environ ; dans le haut, une série de *: dont la distance est sensiblement de 2 miHïmètres «* lement; leur intervalle est occupé par sept côtes bei^] coup plus épaisses variant de 4 à 8 millimètres ; <!&' d'entre elles sont séparées par deux autres plus petits de i°°,5 environ. Le milieu des côtes est paicost par une crête plus ou moins saillante en rapport sw leur dimension ; une couche épaisse de houille reoouW une partie de l'échantillon et à droite et h gauche de b moelle on voit nettement l'empreinte larg'e de 1 o^^' ( mètre laissée peir le cylindre ligneux.

Cette moelle diaphr(^fmatique ne peut être conAa- \ due avec aucune de celles que nous avons décrites rt forme une espèce distincte.

Proven&nce. — Tranchée de l'Ouest, coupe du ^' \ sard à 2 ou 3 mètres au-dessus de la 2* couche.

Genre DORY-CORDAÏTE. Gr.

-Oordaitet« Grand'Eury. FI. carb. Loire^ p. 214.

Parmi les feuilles de Cordaîtes, M. Grand'Eury en a distingué un certain nombre présentant des caractères spéciaux assez importants pour qu'il ait pensé devoir oréer un groupe à part indépendant des vrais Cordaîtes. Les feuilles qui appartiennent à ce groupe sont de longueurs très variables suivant les espèces et Tâge, toujours de forme lancéolée, très minces, recouvertes de nervures fines, égales, parallèles, très serrées.

Suivant le même savant, certaines graines désignées sous le nom de Samaropaia et que nous étudierons plus loin au chapitre des graines leur appartiendraient, si on s'appuie sur ce fait que les Samaropsis sont extrêmenrient fréquents là où se trouvent les feuilles de Dory- Cordaite.

Ces plantes sont très répandues à Saint-Etienne ; à Rive-de-Gier, elles l'emportent en nombre sur les vrais Cordaîtes ; elles paraissent donc être plus anciennes que ceux-ci.

DORY-CORDAITES PALMAEFORMIS (Pl. LXVI, Fig. 1 à 7)

Noeggerathia palmaeformis. Gœpp. Fos, Flor. d. permisch. p. 157, pl. XXII, fig. 2.

Oordaites palmaeformis. Grand'Eury, loc. cU.^ p. 214, pi.

Feuilles simples, symétriques, nervures fines, parallèles, égales, plus serrées sur les bords, un peu plus fortes au milieu, inégales et anguleuses vers la base. Suivant Tâge, leur longueur varie de quelques centimètres à 80 et leur largeur peut atteindre 10 centimètres, mais toutes sont élargies dès la base et longuement lancéolées au sommet terminé en pointe.

Nous avons représenté (Pio. 1^ un bouquet de de Dory-Cordaîte que nous rappor-toDs s celle l'échantillon est réduit de moitié, J&s feuilles 20 à 24 centimètres de longueur et 3 à 4 centici: laideur ; presque dès la base elles prennent a^a lancéolée, aiguë vers le sommet.

Prorenance. — Tranchée de For^t à SO au toit de la couche.

La feuille que l'on voit (Fio. 2 et 3^ est longue i centimètres et atteint 5 centimètres d&ns ss plus $3 largeur ; elle diSère assez de l'espèce Gourée piw pour constituer une variété ; en etîet, la- base estai rapidement élargie et le limbe s'étire en lame dis: côtés sont légèrement concaves au lieu d'être rec gnes ou un peu convexes comme dans l'espèce ^f^ partie supérieure est plus elliptique, moins pointu rappelle la terminaison arrondie des feuîlleâ d& Oi:à tes.

Mais les nervures sont plus fines, plus serrées ^ chez ces derniers ; c'est ce motif qui nous a fiait re^t der cette feuille comme appartenant à une variété ±^ Dory-Cordaîte voisine du pa.lmœform.is.

Provenance. — Tranchée Saint-Edmond.

L'échantillon représenté (Fiq. 4 et 5} atteint 4 i cecËmètres de long et 6 de large. La base est assez foitfment dilatée, les bords de la feuille sont légèremts convexes sur toute son étendue, le limbe est longsi^ ment lancéolé et terminé en pointe. La pellicule de houille qui recouvre une grande partie de l'échaDtiUoi montre en dessus et en dessous (Fia. 6 et 7} (gi la structure de l'épiderme et les fines stries loi nales de la surface.

Cette feuille esttrèsvoisinede celle figurée (Pi Fia. 4} par M. Grand'Eury.

Provensince — Tranohée Saint-Edmond à 21 mètres au toit.

DORY-CORDAITES AFFINIS. Gr.

(Pl. LXV, Fig. 8, 9, 10, il)

Cordaites affinis. Gr., loc. cit., p. 215, pl. XVIII, fig. 6 et 7. Cordaltea Ottonia. Geinitz. Dyas, pl. XXXV, fig. i.

Feuilles de même forme que les précédentes, mais plus minces et plus délicates, marquées de nervures plus iîneS; plus généralement égales et serrées, longuement lancéolées, à bords souvent repliés en dessous.

La Fig. 8, de grandeur naturelle, montre un bouquet de dix feuilles étalées en éventail, longuement lancéolées ; le limbe de quelques-unes est fissuré àTextrémité ou déchiré transversalement sur la longueur. Cette particularité indique que la feuille était plus mince, moins résistante que dans l'espèce précédente.

Provenance — Tranchée Saint-Edmond à 8 mètres au toit de la couche.

La feuille représentée (Fig. 9) nous parait une variété du D. affinis ; elle diffère de l'espèce type par des nervures un peu plus marquées, par ses bords rectilignes qui s'écartent régulièrement l'un de l'autre jusqu'à une distance de 9 centimètres de la base, puis cessent de s'écarter assez brusquement pour se rapprocher ensuite vers l'extrémité de forme moins lancéolée que d'habitude.

Provenance. — Même que ci-dessus.

L'échantillon de la Fig. 10 mesure 35 centimètres de longueur, 7 millimètres seulement de large à la base et 25 millimètres dans la région la plus étalée du limbe. Les côtés sont rectilignes divergents jusqu'à 18 centimètres de la base ; ils s'incurvent alors lentement et

leur légère courbure donne à la feuille une i

cernent lancéolée.

Proven&nce — Tranchée de Forêt.

Genre POA-CORDAJTE. G«.

PoA-CordaitM. Or. toc. ciL, p. 222.

Feuilles étroites, linéaires, très long-tiGs, léi atténuées et obtuses au sommet, nei'vur'es ég»î' pies, parallèles, partant toutes de sa ha^e charnues. Sur 1 centimètre de larg^eur seuiemeat peuvent atteindre 40 centimètres de longrueur.

M. Orand'Eury les a trouvées encore attachées rameaux grêles ou à des tiges conservant la rnéai^gueur.

Les cicatrices laissées par les feuilles sur l&s sont transversales, un peu arquées, beaucoup d^' épaisses que celles laissées par les feuilles cfe Corù tes ; on y distingue quelquefois une li^ne de pï^ correspondent aux faisceaux vasculaires,

POA-CORDAITBS LINEABIS. Gr.

(Pl. LXVII, Fifi. 1 et :^

Hoaggerathia palmaflfbrmis. Qeinitz. d. vervt. Steink-

Sacftsen.pl. XXII, fig.7.

PoB-Cordaltealinearli. Or., loc cit., p. 225, pl. XXIII.

Feuilles linéaires mesurant de 5 à 10 millimètres it longueur très variable, 3 à 30 centimètres, atténuées, obtuses, parcourues par des nervures égales, ou al«^ nativement un peu plus fortes et plus faibles.

Le rameau de la Fia. 1 est terminé par un bouqu^ garni de 14 h. 15 feuilles; leur longueur est environ 10 & il centimètres sur une largeur & peu près d'un centi* mètre ; les bords sont droits, presque parallàles; l'ei-

trémité est obtuse, comme tronquée ; les nervures sont fines, égales, parallèles.

Provenance. — Tranchée de Forêt.

La feuille représentée (Fia. 2) mesure 145 millimètres ; elle est entière, la base d'insertion est curviligne, Textrémité opposée est ovale, le limbe parait avoir eu la même largeur sur toute son étendue. Si vers le bas il parait un peu plus étroit, c'est que les bords se sont repliés en dessous ; les nervures sont fines, parallèles et égales.

Provenance. — Tranchée de Forêt.

POA-CORDAITES ZAMITOIDES. Gr.

(Pl. LXV, Fig. 12, 13)

Poa-Gordaitet Zamitoides. Gr., loc, c^^, p. 225, pl. XXIV, fig. 3.

M. Grand'Eury a décrit comme variété du Poa-Cordattes linearis le P. zamitoides; peut-être y a-t-il là plus qu'une variété.

En effet, les feuilles de ce dernier sont plus courtes, plus minces, plus Gnement striées, rappelant, comme le fait remarquer M. Grand'Eury, les pinnules de certains Zamites.

L'échantillon que nous avons figuré offre neuf feuilles attachées à Textrémité d'un rameau ; elles sont disposées en spirale et non dans un même plan comme chez les Zamites, longues de 28 millimètres, larges de 5^ légèrement atténuées à la base et au sommet, arrondies à l'extrémité supérieure, parcourues par des stries longitudinales serrées ; on en compte 5 à 6 par millimètre. Le rameau qui les porte est large à peine de 2 millimètres.

Provenance. — Tranchée Saint-Edmond.

POA-CORDAITES BXPANSUS.N. ■] (Pl. LXVI, Fia. 8 à 10)

Feuilles longues de 30 centimètres environ, S dès la base, qui mesure 12 & 13 millimètres. «uit pas 20 millimètres dans la partie la plus limbe, parcourues par des nervures fines seirées, intermédiaires entre les nervures de* Cordaîtes et celles des Poa-Cordaïtes, extréflûïÉ Heure arrondie et rappelant la forme des feu2!s ces derniers, couche de bouille mince montrant (Fi quelques détails des cellules éptdermiques et dess Ces stries sont, comme l'on sait, formées Iep!a>f vent par des bandes hypodermiques, destinées à àys une rigidité plus ou moins grande au limbe; dut: Poa-Cordïùtes, elles sont beaucoup moins accesa que dans les feuilles de Cordaîtes.

Provenance. — Tranchée Saint-Edmond.

POA-CORDAITES PRAELONGATUS. N. specie».

(PL. LXVII, Fia. 3 et i)

Feuilles de très grandes dimensions ; les Fia. 3 1 appartiennent & une même feuille incomplète dodi portion restante mesure plus de 50 centimètres ; a pte grande laideur est de 2 centimètres, bords rectîiigDS sensiblement parallèles, nervures fines, serrées, limh peu épais, fissuré par places.

Les dimensions beaucoup plus grandes que celles di toutes les espèces que nous avons signalées ou qui od été rencontrées à Saint-Etienne ne permettent pas d* confondre cet échantillon avec elles et nous ont engigf h la considérer comme une espèce à part.

Prot;enance. — Tranchée de l'Espérance.

Geni-e CORDAI ANTHU 8. Gr.

Les inflorescences mâles et femelles des Gordaîtes ont été réunies, comme nous l'avons déjà dit, sous le nom de Cordaianthus et nous avons fait connaître les traits principaux de leur organisation. Nous décrirons ici quelques unes des inflorescences assez nombreuses trouvées en empreinte à Commentry.

1^ Inflorescences femelles,

CORDAIANTHUS BACCIFER. Gr.

(Pl. LXVII, Fig. 5)

Cordaianthus baccifer. Grand'Eury, loc. cit., p. 230, pl. XXVI.

Epis portant des graines plus ou moins apparentes, obtuses ou acuminées à l'aisselle de bractées ou de feuilles légèrement modifiées en forme d'écaillés ; ces graines sont solitaires, sessiles ou placées à l'extrémité de petits rameaux axillaires très courts. Il n'est pas possible jusqu'ici de rapporter à une espèce déterminée les difféients Antholitbes connus* Celui que nous représentons (Fig. 5} otTre un axe robuste mesurant 7 à 9 millimètres de diamètre et long de 70 millimètres ; il est incomplet et brisé aux deux extrémités ; sur les deux côtés se voient un certain nombre de graines encore attachées, oblongues, hautes de 8 millimètres environ et larges de 6 ; une couche épaisse de houille occupe la place de l'axe et celle des graines dont les téguments, dur et charnu, ont contribué pour une large part à sa formation.

On ne voit aucune bractée insérée sur l'axe, circonstance due à cette particularité qu'elles se détachaient avant la maturité complète des graines, et l'échantillon,

si on en juge d'après ta grosseur des crames, r une inflorescence déjà âgée.

Provenance. — Banc des roseaux.

CORDAIANTHUS SUBGERMARIANUS. Gr. Sperâ (Pl. LXXIII, Fig- 30>

OordaUDtbna Oennarlaniu. Oœppert, die fossile Hrpertnischen Formation, p. 270, pi. L.XIV, Gg. 14.

CordsUnthut •abgarmariuiDi. Grand'Eury, loc- âipi. XXVI, fig. 10.

Axe de l'inflorescence robuste, droit ou légêra coudé au-dessous de l'insertion des gT^ines, ri rapprochées, entourées h. la base d'un certain do bractées écailteuses, aiguës, graines obloei acuminées. Tégument extérieur marqué de stries' vergentes vers le sommet, arrondi et éabancK' base.

L'Antholithe figuré était peu avancé. L'axe ne m* que 1 ,5 à 2 millimètres de diamètre ; sa course ca nueuse.

Lee graines, longues de 10 millimètres et J*S*' 7, sont acuminées au sommet, fîxées à l'axe J^' rameau très court et le S&rcotesta a laissé une co»' de houille traversée par des canaux convergents le sommet; cotte structure particulière de l'enveK' la plus extérieure rappelle celle des Rhabdocarpus 1' nous étudions plus loin et est due à la présence v' cette partie de la graine de canaux résineux oai^ nin.

Provenance. — Banc des roseaux.

CORDAIANTHUS ACICULARI3. N. apeciet. \

(Pl. LXXIH, Fig. 31) '

Inflorescence longue de 9 à 10 centimètres, aiei^'i Burant 4 à 5 millimètres à ta base, graines en^'^ i

e braotées nombreuses soudées à la base et se diviant en minces lanières longues de 10 à 12 millimètres ; raines oblongues, légèrement aouminées, longues à ^eine de 3 à 4 millimètres.

CORDAIANTHUS MAJOR. N. species.

(Pl. LXXII, Fig. 33 et 34)

Axe très épais mesurant 6 à 7 millimètres de dianëtre, ayant laissé une assez forte proportion de houille, portant des bourgeons volumineux, rapprochés, formés le bractées coriaces, imbriquées, à côte médiane saillante, terminées en pointe ; longs de 2 centimètres et larges de 8 millimètres, assez semblables aux bourgeons Bilicifiés de OrandCroix que nous avons décrits (1) sous le nom de Cordaianthus Willidmsoni et renfermant un certain nombre d*ovules placés à Taisselle des bractées. Les bourgeons silicifiés étaient détachés, d'une gpcosseur un peu plus faible, mais cette particularité s'explique par l'état moins avancé de F inflorescence.

Provenance. — Tranchée de Forêt.

ANTHOLITHUS NOEGGERATHI. N. species.

(Pl. LXVII, Fîg. 6)

Inflorescence longue de 14 à 15 centimètres, axe robuste mesurant 5 à 6 millimètres à la base ; d'abord rectiligne, il est recourbé à une hauteur de 8 centimètres ; cette déviation peut être accidentelle et le résultat d'une cassure ; le long de la partie dressée se trouvent des bractées et des graines écrasées dont il est difficile de reconnaître la forme.

(l) Nouvelles archives du Muséum, II, 2* série. — Slructure comparée de quelques tiges de la Flore carbonifère, p. 312, pl. XVII, fig. il et 12.

Dans la partie recourbée, au contraire, ssd biraotées épaisses écailleuses, mais quelque ^] géea, on remarque un certain nombre de gués de 8 millimètres environ, larges de 4. bau sommet, marquées de côtes longitudinais être au nombre de six et rappelant certu£« poly^nes que nous décrivons plus loin souflii Hexagonocarpus cr&ssus.

Cette inflorescence ne nous paraît pas devs rapportée aux Cordaîtes à cause de la forme è nés.

Provenance. — Tranchée de Korét.

2* Inflorescences mâles.

CORDAIANTHUS GRACILrS. Gh.

(Pl. LXXlll, FiG.32)

Oordaiaathaa grullla. Grand'Eui7., loc. cit., p- iX, J^^ flg. 7.

Inflorescences petites, déliées, délicates, à as.t flexucux, portant de petits bourgeons globulemi ou moins espacés et situés à l'aisselle de bractéa' culaires

La PiG. 32 représente un rameau sur lequel»' un certain nombre de cicatricules laissés ptir dess? nés appendiculaires détachés, un rameau îeiwi encore adhérent à droite ; Taxe de l'infloresceniï ■ très grêle, flexueux; il porte un certain nontàKbourgeons globuleux, formés de bractées courtes, et* leuses, entre lesquelles «e trouvaient vraisemb!»'*'*'''^ les étaminos que la houillification a fait disparsiP) ces bourgeons sont plus inégalement répartis que a*' le spécimem figuré par M. Grand'Eury et îorioi^' l'extrémité une sorte de glomérule; les bractéesM»^ selle desquelles ils se trouvaient ne sont pltisvù^ sur notre échantillon. j

Provenance. — Tranchée de Forêt, 8* étape sud aest.

CORDAIANTHUS FERTILIS. N. species.

(Pl. LXXIII,FiG. 35)

Inflorescence composée présentant un axe principal lettement coudé, long de 4 centimètres environ ; à chaun des coudes sont insérés des axes secondaires légeement recourbés allant en diminuant de longueur régulièrement du bas au haut de Tinflorescence ; chacun le ces petits axes porte un bourgeon composé de bracées écailleuses plus ou moins écartées et entre les- |uelles on distingue encore de nombreux grains de pollen.

Provenance. — Tranchée de TEspérance.

ANTHOLITHUS MINUS. N. species.

(Pl. LXXIII, Fig. 36)

Inflorescence de petite taille composée d*un rameau grêle, long à peine de quelques centimètres et de 1 millimètre de diamètre sur lequel s'insèrent des ramules distiques extrêmement tenus, atteignant 14 à 15 millimètres ; le long de ces ramules on voit un nombre considérable de petits bourgeons globuleux formé de bractées minuscules entre lesquelles étaient placées les étamines.

Provenance. — Tranchée de Forêt,

Il n'est pas possible jusqu'ici de rapporter à des Cordaites connus les différentes inflorescences dont nous venons de donner la description ; à Gommentry, elles ont été trouvées détachées et isolées ; par conséquent, il n'y a pas de rapprochement à tenter. Cependant M. Grand'Eury regarde l'espèce désignée sous le nom de CordaianthiLS gracilis comme les inflorescences

m&les des Poa-Cordaîtes à cause de la c leur gisement.

A la suite de ces inflorescences, nous ques graines qui appartiennent aux Cordaîtéei. 1 vant pour un chapitre spécial celles qui Appâta & d'autres familles.

Genre CORDAICARPUS Gr.

Oardlooarpu. Brongt, Prodrome, p. 79, 174. Oyoloearpnt Gœppert et Fiedler, Uber die fo&s. Frv^

Steink, p. 291.

Joidania. Oœppert et Fiedler, foc. cit., p. 2S8.

Graines cordiformes , comprimées, plus i

échancrées à la base, formées de deux tégumeotsr l extérieur, mou, charnu, S&rcotesta ; l'autre, iDi?ri^ Endotesta, dur, coriace, lignoux, composé de aia fortement incrustées. Amande d'un aspect plus <.w forme souvent que la graine entière.

Faisceau chalazien donnant naissance à deux sy^^ vasoulaires; l'un extérieuràTendoteafa et formé de t branches montant dans le plan principal de la gn= jusqu'au mîci'opy/e; l'autre, qui lui est intérieur nètre dans l'intérieur du nucelle et s'élève plus ou n«i haut le long de la membrane du sac embryonnaire'

CORDAICARPUS EXPANSUS. Brongt.

(Pl. LXXII, Fis. 1 et ?)

Cardiooarpnfl exputavs. Brongt, Graines fossiles titidfi*

p. ih, pl. I.

Oordaicarpat expanms. Grftnd'Enry, loc. cit., p. 237, pl Cardiocaipon rsniforma. Geinitz, Dyas, p. 145, pi. X^A

flg. 16. '

Graines volumineuses quand elles sont compU^e^i c'est-à-dire quand elles ont conservé le Sarcotesta ci*""

jui les recouvre et qui atteint 6 à 7 millimètres d'épaisse uir, cordiformeS) aplaties, plus larges que hautes ; les graines silicifiées qui appartiennent à cette espèce stttei^ent 40 à 42 millimètres en hauteur et dépassent 43 millimètres en largeur. Leur épaisseur est de 20 à S2 milimètres ; elles sont acuminées au sommet.

Le faisceau chalazien se distribue comme nous

l' avons indiqué plus haut ; il n'est pas rare de trouver

l'endosperme conservé montrant vers son sommet

deux corpuscules placés dans le plan principal de la

^aine.

La quantité de houille laissée par les téguments sur les empreintes est considérable. Les deux graines, dépourvues de leurs téguments, que nous avons figurées mesurent 3 centimètres de large sur 25 millimètres de haut.

Provenance. ^ Tranchée de TEspérance, banc des roseaux.

CORDAICARPUS SCLEROTESTA. Brongt,

(PL. LXXII, FiG.3)

Carâiocarpns sclerotesta. Brongt, Graines silicifiées fossiles, p. 47., pi. 2.

Cyclocarpon Ottonis ? Geinitz, Dyas, pi. XXXIV, Fig. 6, 7.

Graines cordiformes à peu près aussi hautes que larges; la graine figurée mesure 24 millimètres de hauteur et 25 de largeur. Téguments beaucoup moins épais que dans Tespèce précédente; par conséquent ayant laissé moins de houille, graines acuminées au sommet, échancrées à la base.

Les graines silicifiées qui se rapportent à cette espèce ont montré : les deux systèmes vasculaires caractéristiques, un nucelle terminé en une sorte de mamelon cylindre-conique renfermant une chambre pollinique de

faible dimension et un endosperme conta corpUBoules, un endot&sta. fortement ligcAl! épais, mais un sarcotetta- très peu dêreli^ t donc ce dernier tégument qui prenait las portance.

Provenance. — Tranché© de l'Espérance.

C0RDAICARPU8 IRREOTJLARIS. N. «pe«« | (Pl. LXXII. F-ig. A)

Graine dépourvue de ses téguments, baatt i| millimètres, large de 22 et épaisse de 13 Ttm Faisceau chalazien ayant laissé à la basé nset preinte irrégulièrement elliptiq^ue mesurant p mètres suivant le grand axe et 3 suivant le petit.fl au sommet, inégalement développée à droiteetfp de la ligne joignant le mioropyle et la chalaicM si la graine sessîle sur l'axe de l 'inflorescence ait^ gênée dans son développement du côté supérieur i

Provenance. — Tranchée de l'Espérance.

CORDAICARPUS EXIHIUS. On.

(Pl. LXXII, FiG. 5)

Oord&ioarpns exindoi. Or., loc. cit., p. 238, pf, XXVI.^'t

Graine ovoïde, sans rehords corresponiianto w r principal, non éohancrée à la base, atténuée su **/ met obtus, d'où partent de fines stries rayonnante^ enveloppe charbonneuse présentant des ioég^ \ M. Grand'Eury estime que ces graines rondes, bsI' , rêne, étaient entourées d'un involucre k \ahsse;'!^ . qui a été figurée mesure 19 millimètres de hauteW 17 de largeur. \

Prouenance. — Tranchée de Forêt. 1

CORDAICARPUS DISCOIDEUS. N. speciea.

(PL. LXXII, FiG. 6, 7)

Oraines cordiformes^ recouvertes d'une assez faible touche de houille, échancrées à la base, légèrement BI.CU minées au sommet, hautes de 23 millimètres ; larges de 18 à 20 millimètres et épaisses de 4 millimètres; elles portent un peu au-dessous du milieu de leur hauteur une cicatrice circulaire large de 7 millimètres souvent encore garnie de houille et qui semble avoir été le point d'attache de la graine suspendue ainsi par une partie ne correspondant pas à Téchancrure, c'est-àdire à la chalaze.

ProvensLUce. — Tranchée de l'Espérance.

CORDAICARPUS ACUMINATUS. N. speoieei.

(PL. LXXII, FiG. 8)

Graine dépourvue de ses téguments, échancrée à la base à bords latéraux rectilignes, très nettement acuminée au sommet, haute de 13 millimètres, large de 14 et épaisse de 5 millimètres.

Même provenance.

CORDAICARPUS BIGNIONIOIDES. Goeppert et Fidler.

(PL. LXXII, FiG. 9)

Jrordaniabignlonioldes. Qoeppert etFiedler. I7&er dte fossilen. Fruchte der Steink, p. 289, tab. 28, fig. 38, 39, 40.

Carpollthes Stembergi. Corda Verhandl, der Gesellschaft der Vaterl. M. inBOhmen, p. 407, tab. 4, fig. 3.

Graines dépourvues de leur enveloppe, cordiformes, échancrées à la base, légèrement acuminées, à bords latéraux arrondis, larges de 12 millimètres et hautes de 13; nous ne rapprochons ces graines de l'espèce dé-

crite par Fiedier qu'avec doute , les tégum^ complètement disparu.

Même provenance.

CORDAICABPUS MAJOR. Bbomst.

(Pl. LXXII, Fis. 10, U)

OudlOGuponmitJii^ Brongt, prodrome, p. 87, 174. Cftrdioeupvs Ootbimi. Geinitz. Ueber Org. Ueb^nn

der Steink, Von Lanjeac, (jahrbucli 1870, fig. Oardioosrpiu m^Jor. Gruid'Eury, loc cit., p. S35, jil

flg. 16.

Graines cordiformes, dépourvues de leurs tégn échancréea & la base, plus larges que hautes, en hauteur 10 millimètres environ et 13 à 15 en Ur3 à forme bombée et à borda tranchants.

Même provenance.

CORDAICARPUS PUNCTATU3. Oh.

(PL. LXXIi, FiG. 15, 16)

0<Nrâalc*rptii pnnotatiii. Orand'Bur)>,toc ctl.,pl.xXVI,fi£

Graines discoïdes mesurant 16 à 18 mîUimèlre^ diamètre, couche de houille épaisse formée parl'f dotesta et mamelonnée d'une façon particulière; c«' irrégularité superficielle rappelle celle du Cardiocarf^ augtistodunensis silicifié dont VEndolesta est at» d'un as.sez grand nombre de lacunes qui paraisse^ avoir contenu des matières résineuses ; ce dernier p» sente un tégument extérieur charnu que l'on ne prf distingfuer sur les échantillons en empreinte; cesdeis espèces sont fort voisines si elles ne sont pas identiques,

Procenance . — Tranchée de Forêt et tranohé» Saint-Edmond.

CORDAICARPUS NUMMULARIS. Brongt.

(PL. LXXII, FiG. 12, 13 et 14)

Cyclocarpus nummularis^ Brongt. Végét, silicif,, p. 15, pi- IV.

I^ous donnons (FiG. 12) la coupe d^une graine silicifiée provenant de Grand'Croix avec un grossissement de 3 diamètres ; les dimensions réelles de la graine sont 17 millimètres en hauteur, 15 en largeur et 7 en épaisseur. Sa forme est discoïde, légèrement échanorée à la base et acuminée au sommet. Les graines de cette espèce ne sont pas rares à Commentry et nous avons tenu à en faire connaître l'organisation interne.

Sur la FiG. 12, qui est une coupe longitudinale passant par le plan principal de la graine «t intéressant la chalaze et le micropyle, on reconnaît facilement les détails suivants : a, le tégument externe de la graine ou sarcotesta ; &, le deuxième tégument placé au-dessous ou endotesta ; c/i, le faisceau vasculaire de la chalaze et en c la membrane du sac embryonnaire.

Sur la FiG. 13, qui est la région micropylaire, vue sous un grossissement de 20 diamètres, on reconnaîtra facilement les parties suivantes. L*épiderme e p, formé de cellules prismatiques, dont la grande dimension est dirigée perpendiculairement à la surface ; a, le Sarcotesta, composé de cellules polyédriques à parois peu résistantes, formant un tissu charnu analogue au tissu qui entoure le noyau dans celles du Ginkgo. La macération, où les larves d'insectes ont souvent fait disparaître cette partie do l'enveloppe. Le noyau ou endotesta a' est composé de cellules à parois fortement épaissies et souvent peu distinctes à cause de cet épaississement ; à Textérieur de Vendotestaj dans une sorte de rainure creusée suivant le plan principal de la

graine, se trouve en /'une des deux bandes nao: partant de la ohalaze et s'élovant entre les deci: ments jusque vers la rég:ioD micropylaire; en « * l'extrémité du canal micropylair-e. Lie nucéllee^n sente par l'un de ses épidémies fy détaché as ' derme interne de Vendotesta, et par celui c ^ trouve en contact avec la membrane du sac era^; naire.

Dans la Fi6. 14, on peut remartjuer les deoit ments a a', recouverts extérieurement par l'é^ e p, la chalaze c h. Le faisceau vasculaire cliahi qui pénètre k Is base de la graine, arrivé en o, ^'i et se di>ise en deux systèmes, le pi-emier fon» deux branches qui s'incurvent, passent entre les ii téguments et s'élèvent de part et d'autre f dans le^ principal de la graine pour aller jusqu'à la régicai oropylaire ; le deuxième, formé d'un plus^andW bre de branches, produit une sorte de cupuJe s'étenMj dans le nucelle et, appliquée contre la paroi if^W embryonnaire, on voit en f une branche détachée de aj deuxième système; ce système, composé àshcasàiti rayonnantes enveloppant la base du sac embryoanaii* s'élève à peu près au tiers de sa hauteur. Dans ï'édi»| tillon figuré, l'endosperme et les corpuscules n'étwsi/ pas conservés.

Prouenance — Gisements silïcifiés de GrandCroi

COBDAICARPUS ORBICULARIS. Bronot.

(PL, LXXII, FiG. 34. 39, 42)

C&rdiocArpus orbicularis, Brongt. Graines fos. gilicifUH' p. 59, pi. VU, fig. 1. 2,4. I

Graines volumineuses , sensiblement aphénqosf! ( hautes do 30 à 32 millimètres, larges de ' épaisses de 31 à 33 millimètres. Souvent déforméespv

éorasement des téguments, ces derniers sont peu épais; V^ndotesta et le sarcotesta réunis atteignent, dans les ^jraines silicifîées, 2 millimètres d'épaisseur.

Sur les empreintes, Tépaisseur de la houille, qui représente ces deux enveloppes, est assez mince et ne dépasse pas quelques dixièmes de millimètres, aussi le plus souvent elle est fracturée et fendue, quoique la gxaine ne soit pas complètement déformée. L'organisation interne est celle des graines de Cordaïtes ; cependant, les faisceaux vasculaires composant le système interne forment autour du sac embryonnaire une sorte de cupule et s'élèvent plus haut dans Tintérieur du nucelle.

Provenance. — Tranchée de Forêt.

Les graines que nous venons de décrire peuvent être rattachées aux Cordaîtées avec quelque certitude ; la dernière espèce, cependant, commence à s*en écarter par sa forme globuleuse et par quelques détails de structure interne ; cependant, nous avons pensé devoir les conserver avec les Cordaicarpus.

Quant aux autres graines, fort nombreuses, qui s'en écartent encore davantage, nous les décrirons dans un chapitre à part.

Genre SCUTOCORDAITE. N. genre (1).

Dans les pages qui précèdent, nous avons décrit les trois coupes admises par M. Grand'Eury dans la classification des Cordaîtées, comprenant les Cordaïtes proprement dits, les Dory ^Cordaïtes j les Poa-Cordaïtes, différenciés par la forme et la nervation des feuilles,

(i) Sur un nouveau type de Cordaite B. R., R. Z. Comptesrendus des séances de V Académie des sciences, 23 mars

par les iofloresoences et vraisemblablemest structure du bois. Des écbantîllozis recueilliii mentry par M. Fayol et sea dévoués collafaoraie', permia d'ajouter un quatrième type aux trois qui dent. I

Ce type intéressant est représenté par une edr clo tige ou de rameau aplati, dont la partie supâ est encore couronnée de feuilles.

Los cicatrices laissées par les feuilles sur les c nets ont la forme d'un croissant terminé en '/ aiguë.

La feuille détachée présente h. la base une eci crure demi-circulaire venant s'adapter sur un corn de même forme, proéminent, à surface sensible* plate et unie, se prolongeant vers le bas en une* à bords latéraux, concaves d'abord, puis presque}* tèles.

Les feuilles s'élar^ssent régulièrement en pre» un contour arrondi ; ensuite, elles se divisent en i certain nombre de lanières rigides, dressées.

Dans la partie de la feuille non divisée en lauiéte on remarque des nervures fortes, saillantes/ ce'^ évidemment ces nervures qui favorisaient et limitais la formation des déchirures de la feuilie. NuKeJ*'! entre les nervures on ne distingue le réseau transtef-j sal, si apparent dans les feuilles des vrais CordaïteS'

La persistance des feuilles, leur insertion ^'"''^ coussinet demi-circulaire saillant, leur forme arroi»'' d'abord au-dessus de la base d'attache, puis con£racteeenfin, leur division en nombreuses lanières étroiW*. raides, dressées, sont autant de caractères qui distifr i guent ce genre des types connus de Cordaïtes. (

SCUTOCORDAITES GRAND*EURYI (PL. LXIII, FiG. 6)

Scutocordaites Grand'EuryU Renault et Zeiller. Comptesrendus de VAcadémie des sciences, 23 mars 1885.

Extrémité de tige ou de rameau feuille, long de 15 centimètres, mesurant à la base 27 millimètres et 22 à Tautre extrémité.

Une portion de la surface est encore recouverte d'une mince couche de houille brillante, dure, tenace, élastique, offrant une organisation interne reconnaissable. Réduite en lames minces, transparentes, on y découvre Tépiderme formé de cellules rectangulaires, à parois épaissies^ et une assise de tissu hypodermique ; les autres parties de l'écorce, le liber, le bois, ont été séparés ou détruits par la macération. Ce n'est donc que la zone extérieure de Técorce, contenant Tépiderme, rhypoderme et les mamelons des cicatrices foliaires que Ton retrouve à l'état de charbon ; dès lors, cette pellicule de houille, malgré sa minceur, est formée de deux feuillets distincts, résultant de la superposition des faces supérieure et inférieure, de cette sorte de gaine superficielle houillifîée, amenée au contact par la compression.

Les cicatrices laissées par les feuilles sur les coussU nets ont la forme d'un croissant terminé en pointes aiguës non décurrentes, dont la convexité est en haut ; la distance des pointes est de 4 millimètres, le rayon de l'arc concave inférieur est sensiblement égal à 2 millimètres ; cet arc mesure une demi-circonférence. Le rayon de courbure de l'arc supérieur est environ de 4 millimètres, l'épaisseur maximum du croissant est de 2 millimètres, ce qui dénote une feuille d'une épaisseur médiane assez forte.

La feuille détachée présentait à la base crure demi-circulaire, venant s'adapter sur ;j net de même forme, lai^e de 4 nxillimètr^ p. à surface sensiblement plane et unie, se p vers le bas, en une saillie à bords latér^oi : d'abord, puis presque parallèles et distants oc mètres ; le coussinet et son prolongement mesr 13 millimètres.

La partie décurrente du coussinet présente à' face des gerçures qui simulent un réseau îrr^ mailles transversales ; une coupe mince fêà cette région montre que les mailles du réseaa r:^ de la déviation des fibres hypodermiques, éci| fortement de leur direction verticale primitive pi croissement rapide et énergique des tissus soufrf^^ Tépiderme 8*est déchiré et ces déchirures fonseï tervalle vide des mailles.

Certains CordaiclsiduSy entr'autres le C- omiiV provenant du terrain houiller de Longpendu (Mo^ nin), présentent à leur surface, mais plus parties^ ment entre les cicatrices, de nombreuses gerçures logues et qui n'ont pas d'autre origine.

Au sommet de l'échantillon, les cicatrices foiitf sont d'abord très rapprochées, presque contiguB rappellent certaines Sigillaires du groupe des ClathJ la partie décurrente et gercée du coussinet ne seè veloppait que plus tard ; elles s'écartaient bientôt f Télongation du rameau, et la distance de deux cicat^ ces immédiatement superposées devient égale i { millimètres environ. Le nombre des cicatrices compc

entre ces dernières étant de 4, le cycle foliaire est-i

Nous avons dit que les feuilles présentaient à la base une échancrure circulaire ; à partir des bords de cette échancrure, elles s'élargissent régulièrement en pre-

nant un contour arrondi ; à une distance de la base de

4 à 5 millimètres, là où elles ont acquis une largeur

maxima de 8 millimètres, elles commencent à s'atténuer

et à une distance de 1 1 millimètres elles n'ont plus que

& millimètres de largeur ; à partir de ce point, on les

voit se diviser en un certain nombre de lanières rigides,

dressées, variant de O^^jS à 3 millimètres de largeur

et longues de il à 12 centimètres ; la longueur totale

des feuilles développées est donc de 13 centimètres.

Dans la partie de la feuille non divisée en lanières, on remarque des nervures fortes et saillantes, distantes de 0°*'°,5, séparées par des stries parallèles extrêmement fines.

Provenance. — Tranchée de Forêt à 12 mètres au toit de la Grande Couche.

Affinités botaniques des Cordaïtes.

L'importance du rôle que les Cordaïtes ont joué à répoque de la formation de la houille justifie quelques détails complémentaires.

Les Cordaïtes ont pu atteindre une hauteur de 30 à 40 mètres, ne se ramifiant que vers le sommet ; les branches et les rameaux portaient des feuilles qui, dans quelques cas, mesuraient 1 mètre de longueur sur 15 à 20 centimètres de largeur. Dans le jeune âge, elles étaient d'abord très rapprochées, enroulées en forme de gros bourgeon et après leur épanouissement s'espaçaient considérablement sur le rameau. Nous avons vu que les Cordaïtes étaient monocarpés, c'est-à-dire que les fleurs femelles, quoique disposées en épi comme les fleurs mâles, étaient solitaires et entourées d'une sorte, d'involucre.

Les racines ne sont jamais pivotantes, la ramification terminale est irrégulière.

La moelle, coiuiiie d'abord sous le ntxn f A' avait, dans la majenre partie des cas, un diaiB«=* sidérable, parfois 35 à 30 centimètres de eir.: reoce. Le bois était formé de deux régions disii'' l'une, plus ioteme, composée de tracliéides sfkiii rayées et réticulées; l'autre, plus extérieure, oStseI trscbéides à ponctuations aréolées, disposées esè ou trots rangées sur les faces latérales.

Cette constitution de la moelle et du bois plus les Cycadées que les Conifères.

Le cloisonnement de la moelle des CordaStes es! e conséquence de leur mode rapide de croissance m b teur bien supérieur à celle des Cycadées aotuella.

La forme des feuilles de Cordaîtes est camplèiat'^ dilTérento de celle des frondes de Cycadées, les r nules des Cycas et des Stangeria ont une nervure ^ diane dont les feuilles de Cordaîtes sont absolam^ dépourvues. Maïs si on se borne à comparer unt ^ liole de Zamiéc, l'analogie est plus grande, la siisi tudo de la nervation est assez complète pour que Bk£^ gniart ait rangé les Pychnophyllum (feuilles de Ot dattes) d'après les empreintes dans le voisinage des Cicadées.

Le cordon foliaire de ces dernières plantes est fonde deux parties distinctes ; l'une est composée d'él^ mcnts rayés ayant un accroissement centripète el àifposé flans ordre ; l'autre, d'éléments ligneux souw» rayés ot ponctués, se développant de dedans en deboe centrifuges par conséquent et disposés en séries nyot nantes.

rachéea se trouvent entre les deux parties dï , en contact avec elles ou isolées au milic" iu à minces parois. La partie centrifuge s'itt^ ' sidérablement à l'extrémité du cordon et n'est

plus représentée que par deux ou trois cellules poreuses et quelques assises de cellules cambif ormes.

Cette constitution du faisceau foliaire est à peu près celle que nous avons reconnue dans les cordons foliaires des Gordaîtes; la partie centrifuge, il est vrai, généralement très peu développée, est seulement représentée par un arc d'un ou deux rangs de cellules poreuses, mais cela peut tenir à un caractère appartenant en propre à ces feuilles ou plutôt à ce que les éléments de la zone cambiale et libérienne ont été presque toujours détruits pendant la pétrification.

Dans les Cycadées actuelles, le cordon foliaire est tantôt accompagné d'une gaine de cellules vasiformes, tantôt il en est dépourvu. Dans les feuilles de Cordaîtes, sa présence est constante.

Le tissu hypodermique forme à la face supérieure des feuilles de Cycadées une couche continue, tandis que dans celles des Cordaîtes il se présente sous la forme de bandes séparées accompagnant toujours audessus et au-dessous le cordon foliaire, se dédoublant aussi quand ce dernier se dichotomise.

C'est à la présence de ces bandes ainsi séparées qu'est due la facilité avec laquelle ces feuilles se déchiraient en long et l'aspect fissuré accidentel qu'elles présentent quelquefois sur les empreintes.

Les fleurs des Cycadées sont dioiques apérianthées ; on ne sait pas encore si les fleurs unisexuées des Cordaîtes étaient monoïques ou dioîques ; la présence simultanée des cônes mâles et des cônes femelles pourraient faire supposer qu'elles étaient monoïques, mais la disposition des fleurs femelles dans les régimes de ces dernières plantes est tout à fait différente de celle qu'affectent les fleurs femelles plongées dans le tissu des Carpophylles des Cycas ou disposées sous les écailles peltées et charnues des Zamiées.

Les chatons miles dans lesquels on a pu la disposition des étammes, composées, conmie d l'avons dit, d'un filet épais surmonté de trois gt: tre anthères en forme de oomei, laisseraient peaaa Gnétacées, mais le mode de déhiscence est difféz la disposition des étamines est tout aatre.

Dans les Cycadées Tirantes, le pollen fcMHié àti petits grains ayant 0"*,03 de diamètre, bî-tri-ceH^ se développe dans des anthères sessiles placée i face inférieure des bractées disposées autour d^us£ en forme de cône. Dans les plantes qui nous ooc;:p: le pollen atteignait 0'*,i2, se divisait d^à iniêie rement dans les anthères et les fleurs mâles étaieC'' t parées et distinctes à la sur&ce d*axes très courts ^ leur sommet.

Les graines des Cordaîtes sont orthotropes avec celle dressé dont le sommet correspond au micn^ ce nucelle est toujours surmonté d'une chambre pdnlque ; à sa base, le faisceau chalazien forme, oom:^ nous l'avons dit, deux systèmes vasculaires : l'un exl^ rieur & Tendodesta, l'autre intérieur au nucelle.

Dans les graines de Gycadées, on remarque ai^ deux systèmes vasculaires partant de la chalaze, 1^ se rendant dans les téguments comme chez les Cordji* tes, le second reste dans la partie commune au nu* celle et au tégument, mais ne pénètre jamais à^ l'intérieur du nucelle pour envelopper plus au mm le sac embryonnaire.

Comme on le voit, les Cordaîtes ont un certain nombre de caractères importants qui les rapprochent des Cycadées. Mais d'autres les en écartent ; ces caractère sont tirés surtout de la structure anatomique des diff^ rents organes qu'on a pu reconnaître et étudier; dé plus, leur port général les en éloigne.

La disposition des fleurs mâles et des fleurs fe-

lies rappelle dans une certaine mesure celle de laines Taxinées ou de certaines Onétacées, mais les Férences se multiplient si on examine d'autres ornes.

Il n'est donc pas possible d'en faire des Cycadées aprement dites, mais encore moins des Taxinées ou (8 Gnétacées ; ils constituent à juste titre une famille dépendante qui a débuté de bonne heure puisqu'on signalé dans le dévonien d'Amérique un de ses rerésentants sous le nom de C Robhiij et s'est continuée Lsque dans le terrain permien, peut-être même dans )S formations secondaires.

A certaines époques, les Cordaîtes ont vécu en si rande abondance que leur présence, franchement pré- >ondérante, a pu servir de caractéristique d'étage. En iffety depuis les travaux de M. Orand'Eury, on distin- ^e les couches inférieures de Saint-Etienne, celle de Blanzy, de Longpendu, etc., sous le nom d* étage des Cordaïtées. Certaines couches de houille de ces bassins sont uniquement formées de bois, d'écorces, de feuilles de Cordaîtes superposés ayant conservé, malgré la houillification, leur organisation interne plus ou moins reconnaissable.

Les Cordaïtées, quoique ayant formé une famille puissante, se perdent brusquement à partir des terrains paléozoïques, comme du reste la famille des Sigillaires, des Lépidodendrons, des Calamariées, etc. Il semble qu'il y ait eu à cette époque un changement dans le climat ou les conditions de milieu extérieur, relativement assez rapide pour faire disparaître un grand nombre des types anciens et donner l'essor à d'autres déjà existants, mais peu répandus et qui se sont mieux accommodés du nouvel état de choses.

Parmi ces derniers on peut citer le type Cycadéen : représenté dans le terrain houiller moyen par le soûl

genre Noegger&thia (1) ; un peu plus tard duabi rain houiller supérieur, on voit apparaître d' genres tels que le G. pterophylltim (2), le G. Zamites (3) rentrant également daas la famille Cycadées, mais ces différents groupes n'ont jusqu'ici qu'un très petit nombre d'échantilloiu,»! tend à faire admettre que c'est principalement à que secondaire que ces plantes ont trouvé les ditiong les plus favorables à leur développemeat remarques donnent plus d'intérêt h quelques înaài pinnules trouvées à Conunentry et qui appartieaiit-i genre Z&mites, genre essentiellement cycadéeD.

(1) Noegger^hia foliosa, Stemberg, ^/. der fVorw-r». pi. XX.

(3) Marquis de Saporta, évolution des phanérogsmet,f-' flg. B.

(31 Sur les Spheno-Zamites. B. R. Comptes-Bfnéu* l'Acad. des Sciences, décembre 1881.

cnrcADÉES

Genre ZAMITES. Brongt.

Gomme Ton sait, les Zamiées et les Cycas composent actuellement la famille des Cycadées, représentée dans les temps anciens, beaucoup plus largement même à partir du terrain houiller supérieur. Le genre Zamites a été créé pour réunir les Zamiées fossiles qui ne pouvaient pas être identifiées avec les espèces vivantes.

Les caractères des Zamiées sont les suivants : troncs tantôt ovoïdes, globuleux, bulbiformes ou cylindriques et s' élevant à une hauteur de plusieurs mètres. Frondes pinnées, rarement bi-pinnées (Bowenia). Feuilles ou pinnules quelquefois insérées sur le rachis par toute leur largeur, le plus souvent rétrécies à la base qui parfois est pédicellée ou munie d'une callosité, lancéolées, aiguës ou obtuses, rarement ovales, bords entiers ou largement dentés et munis d'aiguillons, épaisses, coriaces, parcourues par des nervures fines, nombreuses, simples ou dichotomes, convergentes vers le sommet ou divergentes et se terminant vers les bords latéraux.

Les inflorescences mâles et femelles sont strobiliformes. Les Zamiées sont exclusivement propres aux régions tropicales de la Nouvelle- Hollande, de l'Amérique et de l'Afrique australe et vivent dans les plaines, sur les collines ou dans le voisinage de la mer.

Les espèces vivantes sont nombreuses et forment plusieurs genres. Il en est de même des espèces fossiles réparties dans un assez grand nombre de genres dont quelques-uns, comme les Encephalartos, sont arrivés jusqu'à nous ; les organes de la végétation ont seuls, le plus souvent, servi à créer les genres fossiles.

Le genre Zamites comprend les Zamiéw dont les frondes, généralement caduques, piniH sentent une vernation érigée, ïmbrîcative. Leâ les sont insérées sur la face supérieure du raàa] une callosité. Les nervures,sîmples ou dichotoicfi: parallèles entre elles ; les plus extérieures dits; légèrement et s'arrêtent à diverses hauteurs le kwr bord, qui est toujours entier et coriace.

IjBs frondes de Zamites sont de petite taille; n ment elles dépassent 3 à 4 décimètres, oomme du Zamites gigas , mais même dans ce cas ne peuvent être comparées, sous le rapport ^ mensions, avec les frondes de nos EncephalArUx de nos Macro-Z&mia, par conséquent les At^ avaient un feuillage moins ample que celui de 1»;^ part des Zamiées actuelles ; i! surmontait des Hgesix boïdes ou cylindriques, qui se trouvaient dans le mkrapport de taille ; jusqu'à présent, on n'a pas rencx': de troncs de Cycadées fossiles atteignant le diaic^ de certains de nos Cycas ou de nos Dioon.

ZAMITES CARBONARIUS. N. species.

{PL. LXVII, Fie. 7)

Zamites oarboaarïoi. — B. R., R. Z., Cam.ptBS-ReKd'is * l'Académie des Sciences, 8 février 1886.

Cette espèce est représentée par une portion à: fronde portant sept pinnules entières, trois d'un ^^ du rachîs, quatre de l'autre et en plus deux autn^ pinnules incomplète.s.

Le rachis mesure 6 centimètres de longueur, 5 mil-

lim^tres (le largeur ; il est épais et sillonné de quelques

s longitudinales. Les pinnules sont alterneâ,

^ues, égales, h contour entier, terminées en

I au sommet, arrondies à la base, qui est muni!

d*UTie sorte d'épaississement ou de callosité au point d'insertion ; celle-ci se fait à la face supérieure du rachis sur deux lignes parallèles distantes de 3 millimètres et l'intervalle, qui sépare deux insertions voisines du même côté, est environ 13 millimètres. Les pinnules sont sub-perpendiculaires au rachis, longues de 22 millimètres et larges de 10. Les bords supérieur et inférieur sont convexes ; la convexité est un peu plus marquée au bord supérieur.

La forme ovale-aiguë de la feuille est due à la rencontre des deux bords convexes dont la courbure ne se modifie pas. Les nervures sont parallèles, dichotomes, égales, se terminant au contour de la feuille sans inflexion, convergentes à la base vers la callosité d'insertion dont le contour est arrondi. Le nombre dos nervures est d'environ 32 par centimètre.

Provenance. — Tranchée de Forêt, à 8 ou 10 mètres au toit de la Grande Couche.

ZAMITES PLANCHARDI. N. speoies.

(PL. LXVÏI, FiG. 8)

Cette espèce, comme les suivantes, n*est représentée que par des pinnules isolées et détachées du rachis.

Pinnules longues de 51 millimètres et larges dans la partie la plus étalée du limbe de 16 millimètres, base d'attache de la feuille circulaire entourant obliquement le rachis qui devait être à peu près cylindrique, extrémité aiguë, bords supérieur et inférieur sensiblement convexes ; l'inférieur, à courbure plus accentuée, ce qui donne à la pinnule un aspect dissymétrique et indique une disposition pinnée ; nervures nettes, serrées, distantes de 0™™,5, légèrement divergentes, rarement dichotomes, et se terminant sans inflexion aux bords mêmes de la feuille ; on ne remarque aucune dentelure

sur le contour, la pinnule était raide, coriace etnf*] pelle certaines Zamiées vivantes.

Provenance. — Tranchée de Foret.

ZAMITES MINIERI. N. species.

(PL. LXVII, FiG. 9, 10, M)

Pinnules de faibles dimensions, longues de 16 à U millimètres, larges de 6 à 7 millimètres, à contour pr^ que symétrique, base élargie, circulaire, dénotant use insertion normale au rachis, limbe lancéolé ou arrondi acuminé, nervures fines, serrées, distantes de 0''*^ift 0°",3, légèrement courbes, se terminant aux bords de la feuille qui sont entiers et sans dentelures.

Provenance. — Tranchée de Forêt,

ZAMITES ACICULARIS. N. species.

(PL. LXVII, Fia. 13)

Folioles longues de 3 centimètres, larges de 4 millimètres, limbe à contour sensiblement régulier, saas dentelures, lancéolé^ parcouru par des nervures parallèles, rectilignes, serrées, rarement dichotomes, distantes de 0""",3 environ ; légèrement recourbé à la base, qui est droite.

Cette espèce se distingue par le peu de développement du Ihnbe en largeur et aussi par une plus grande consistance de ce dernier, si Ton en juge par Tépaisseur de la pellicule de houille qu'il a laissée.

Provenance. — Tranchée de Forêt.

ZAMITES REGULARIS. N. species.

(Pl. LXVII, PiG. 14, 15, 16. 17)

Pinnules de forme régulière, bords entiers, base plus ou moins élargie suivant leurs dimensions, limbe lan-

céolé, aouminé ; nervures droites, rarement dichotomes, distantes de 0"^,6 à 0™",7. La pellicule de houille laissée par le limbe est un peu plus mince que dans les espèces précédentes.

Provenance. — Tranchée de Forêt, au toit de la Grande Couche.

ZAMITES SAP0RTANU8. N. species.

(PL. LXVII, FiG. 18, 19)

Pinnules de forme légèrement dissymétriques, longues de 4 centimètres environ et larges de 1 centimètre, bords supérieur et inférieur convexes, à convexité plus marquée en dessous, dentelés vers l'extrémité ; les pinnules appartenant à cette espèce sont plus voisines, sous ce rapport, des Zamiées actuelles que les espèces que nous avons décrites ; les dents sont plus rapprochées, toutefois, que dans les Zamia, parce que les nervures qui se terminent entre chacune des dents sont plus rapprochées et plus fines que dans les espèces vivantes.

Les nervures se dichotomisent dès la base, leur écartemont est de 1 millimètre environ supérieur à celui des échantillons déjà cités ; elles sont accompagnées de bandes hypodermiques formées par des cellules allongées, étroites, houillifiées et dont on reconnaît encore la forme ; entre les nervures, on remarque un épiderme composé de cellules allongées fusiformes, à bords finement crénelés. L'épaisseur de la feuille paraît avoir été assez forte ; elle était insérée obliquement sur le rachis par une base légèrement épaissie.

Provenance. — Tranchée de Forêt.

Le genre Zamites n'avait été rencontré jusqu'ici que dans les terrains tertiaires et secondaires, il ne paraît même pas avoir été signalé avec certitude dans le

trias. Le type du genre le Zamiies Feneonis surtout dans le Corallien. Les espèces assez ses trouvées à Commentry ont donc pour coi de reculer jusque dans le houiller supérieur Tappià de ce genre et d'augmenter le nombre des plantes ment cycadéennes qui ont vécu à cette époque.

Genre PTEROPHYLLUM. Brongt.

Pt^rophyUmn. Brongt, prodrome, p. 95 et 195. Tableaudsi

Page 1