V. fos,, p
Pterophyllnm. Unger, gen. et spec, p. 2tf7.
Frondes probablement caduques ^ pinnées, àsegmes allongés, linéaires, insérés à angle droit par toute te base sur les côtés du rachis, mais distincts entre eDx« tronqués ? au sommet. Nervures simples, égales, pa» lëles, aboutissant au sommet des pinnules.
Le genre Pteropfct/Uum est remarquable par la durs de son existence ; pendant longtemps, le Pt- coUâfinum, Geinitz, trouvé dans les schistes argileux roogeâtres ou gris-verts du grès rouge de Reinsdorfi f^ de Zwickau (Saxe), a été regardé comme le plusancies représentant de ce genre ; mais, depuis quelques aunées, il a été signalé dans divers bassins houîU^^'^ Saint-Etienne par exemple : Saporta CEvolution du phanérogame, p. 109, Fig. B.); à Montmaillot IBlan^!!- B. R. et R. Z. (Comptes-rendus des séances de rAcaodes sciences, février 1886) ; enfin, à Commentry. Ces< dans le trias où ces plantes paraissent avoir eu w maximum de leur développement sous les formes i^ Pt. Jœgeriy gracilCy Kurrii, pectinatuirty cuneaM etc. ; ils perdent peu à peu de leur importance i^ rOolîthe, le Weald et se terminent dans la orai^ /^^^ rieure.
PTEROPHYLLUM FAYOLL N. species.
(PL. LXVIII, FiG. 1)
Lj6 bel échantillon figuré dans cette planche mesure 29 centimètres de longueur et paraît loin d'être complet ; sa largeur atteint 25 centimètres ; c'est le plus grand des Pterophyllum décrits jusqu'ici.
Lie rachis atteint 7 millimètres de diamètre et il conserve cette dimension sur toute l'étendue de l'empreinte, ce qui dénote une fronde d'une longueur considérable. Dans certaines régions, il est encore recouvert d'une couche de houille de 0°'°',3 d'épaisseur, marquée de stries longitudinales, serrées, trois à quatre par millimètre ; elles paraissent dues à des bandes hypodermiques qui existaient sur toute sa longueur.
Les pinnules sont entières, linéaires, insérées subperpendiculairement au rachis par toute leur base, qui présente une décurrence marquée sur le bord inférieur ; elles sont soudées entre elles sur une hauteur de 1 à 2 millimètres et libres sur tout le reste de leur étendue. Leur longueur dépasse 12 centimètres et leur largeur atteint 1 centimètre ; les deux bords restent parallèles jusqu'à une distance à partir de la base de 9 centimètres ; puis le bord inférieur se recourbe légèrement et finit par atteindre le bord supérieur ; les pinnules, par conséquent, ne sont donc pas arrondies, obtuses ou tronquées comme on l'a dit souvent pour d'autres espèces, mais terminées en pointe aiguë et en lame de couteau. Elles sont parcourues par des nervures égales, nombreuses, dix à douze par pinnule, très nettes, saillantes, légèrement courbées à la base d'insertion, parallèles sur tout le reste du limbe, sans bifurcation, et se terminant brusquement au contour lentement arrondi du bord inférieur.
Les pinnuled sont insérées à la face superieiEc rachis, le long de deux rainures longitudinales di d'environ 5 millimètres ; sur les bords extérieur! ë cette rainure se trouve la membrane, larg^e de 1 i millimètres, formée par la soudure de la base des t lioles ; en se séparant, elles laissent entre elles un tervalle large de 2 à 3 millimètres qui se termiaeii côté du rachis par un angle aigu, à côtés curvilignef e dessus.
Les feuilles étaient épaisses, coriaces, si on en jfist d'après la pellicule de houille laissée sur l'empreifi^: le limbe devait être solide et résistant, car aucune as feuilles n'est fissurée, et pourtant la disposition en nervures, fortes, parallèles, sans dichoton>ie, de^ù favoriser leur déchirure suivant la longueur.
Provenance. — Houillères de MontA'icq, tranchée dt puits Pochin.
Les espèces, dont le Pt, Fayoli se rapproche le plus, sont le Pt. CotaMLnum^ Geinitz, de Zwickau^ le Pt Grand Euryanuniy Saporta et Marion, et le PL primœvum^ B. R.
Mais, dans le premier, les pinnules^ larges égdement de près de 1 centimètre, sont plus rapprochées, l'intervalle qui les sépare se termine vers le rachis en pointe aiguë, leur base d'insertion part également d'une sorte de gouttière parcourant la longueur du rachis : mais, sur la figure donnée par Geinitz, Dyas (tab. XXXIII), en haut de l'échantillon, c'est une simple fente et, au bas, les bords sont écartés à peine de 1,5 de millimètre ; le rachis paraît en outre avoir été beaucoup plus faible que dans l'espèce de Commentry. Dans l'échantillon de Zv^^ickau, aucune des feuilles ne présente son extrémité, toutes sont incomplètes, quelques-unes sont fissurées ; ces différences nous parais- '
sent assez importantes pour séparer notre PterophyU lum de celui de Geinitz.
Quant à celui figuré par MM. de Saporta et Marion, l. c.j p. 109, le rachis mesure 6 millimètres ; les pinnules sont larges seulement de 4 millimètres ; elles sont beaucoup plus grêles, incomplètes, les détails de la figure ne permettent pas de préciser d'autres caractères, mais, tel qu'il est représenté, il ne paraît pas devoir se rapporter au Pt. Fayoli.
Une autre espèce que nous avons décrite (1) et que nous désignerons sous le nom de Pt. primdevum, trouvée à Montmaillot (Blanzy)^ par M. Raymond, ingénieur au Creuset, est peut-être plus voisine de ce dernier que celle de Saint-Etienne.
C'est une fronde très incomplète, à rachis épais, large de 8 millimètres, strié longitudinalement. Les segments de la fronde sont inégaux, linéaires, insérés perpendiculairement ou sub-perpendiculairement au rachis par toute leur base. Les nervures sont très apparentes, égales, parallèles aux bords des pinnules, sans aucune dichotomie, légèrement décurrentes sur le rachis; on compte 16 ou 17 nervures sur une largeur de 1 centimètre. Des préparations faites sur des lambeaux d'épiderme montrent que cet épiderme est com* posé de cellules rectangulaires, semblables à celles des Pterophyllum triasiques. La largeur des feuilles varie de 4 à 8 millimètres, leur longueur dépasse 5 centimètres, elles sont insérées presque sur les bords du rachis; la gouttière, peu apparente sur Téchantillon^ est très large.
Les principales différences à signaler entre le Pt. Fayoli et le Pt. primaevum sont les dimensions rela-
(1) Comptes-rendus des séances de l'Acad. des Sciences, fév. 1886.
tivemeat plus considérables du rachis dana ce di riDégalité manifeste dea pinnules et la nervaliaia est plus fine, plus serrée, que dans celle de i-^ mentry.
Genre TITANOPHYLLUM. N. genre.
Le genre Tit&nophyllum est fondé sur un très pi nombre de feuilles trouvées à Conameotry dans le 1« des roseaux, et qui oITrent, soit en largeur, 9Ciii < longueur, des proportions considérables ; la àitn» du genre est : Feuilles de très grande taille, messa 70 à 75 centimètres de longueur sur 20 h S5 cent!» très de largeur, à surface supérieure lisse et brilla» parcourues par des bandes hypodermiques loi^id» nalee, parallèles, non bifurquées, à limbe cona» très épais, insérées par une base elliptique irèseltfP' de forme rectangulaire, légèrement atténuées à l'a*' mité supérieure qui, souvect, est fissurée, quelque* à bords concaves ou éohancrées à l'extrémité oppo>* Les bandes et les nervures, qui sont parallèles si presque toute la longueur de la feuille, s'incun» pour aboutir à la surface d'insertion ; une cuticule, ve épaisse et lisse, recouvrait l'épiderme.
On ne connaît pas jusqu'ici les tiges ou 1^ ^'"''^ sur lesquels étaient insérées ces feuilles giganleeç'"'' Nous n'avons remarqué à (Jommentry aucune pw* dont le port pût s'accommoder à ce genre de feuillf^ Le tronc devait avoir un diamètre considérable pt* fournir une surface d'attache suffisante, carlesfei^'^ ne paraissent pas avoir été amplexioaules. Cerw"" tiges siticiflées d'Autun, qui forment le genre ''"'r xylon, Brongt, présentent à leur partie supérieure^* cicatrices allongées transversiilement, épaïsseSi ^'*' trant un nombre considérable de cordons vasculu^
hypodermiques, ayant porté des feuilles larges, épaisses, coriaces, peut-être très analogue à une feuille de Tita' nophyllum ; ces tiges ont une organisation interne qui nous les a fait classer parmi les Cycadées.
Nous ne serions donc pas surpris que les feuilles en question appartinssent à une tige cycadéenne analogue à celle des Colpoxylon.
Jusqu'ici, le genre Tinatophyllum a été rencontré seulement dans les houillères de Commentry.
TITANOPHYLLUM GRAND'EURYI. N. species.
(PL. LXIX, FiG. 1 à 14)
Feuilles larges de 25 centimètres, longues de 60 à 65 centimètres, base d'insertion irrégulièrement elliptique entourant une tige circulaire sur une portion de sa circonférence ; mesurant 9 à 1 0 centimètres dans le sens transversal et 3 à 4 en hauteur, limbe de forme rectangulaire, fissuré, déchiqueté à l'extrémité, légèrement convexe en dessus, à bords souvent enroulés et repliés en dessous (Fia. 14). Face supérieure munie d'un épiderme épais (Fia. 10), lui-même recouvert d'une couche cuticulaire ayant produit une couche de houille d'un aspect lisse et brillant. L'épiderme, attaqué par un mélange oxydant, se dissout en grande partie ; il ne reste que la cuticule qui a conservé le moulage exact des cellules épidermiques sous-jacentes, c'est ce que représente la Fia. 10 que nous venons de citer. Les traces laissées par ces cellules sont sensiblement quarrées.
Au-dessous de l'épiderme, on remarque lorsque l'on a fait subir un traitement ménagé à une portion de feuilles, des bandes parallèles (Fia. 6, a) alternativement plus claires et plus foncées. Les bandes foncées correspondent, sans aucun doute, à des bandes d'hypoderme qui parcouraient le limbe suivant toute sa
longueur ; il est probable que la feuille était d'un nombre égal de cordons vasculaîres placés i dessous des bandes d'hypoderme ; ces dernières: tribuaient à lui donner une réststance et une s6 suffisante. Quant aux bandes vasculaîres et au pa^ chyme, le microscope n'en a décelé aucune trace ap'^ le traitement oxydant ; mais la cuticule de la face i férieure persiste comme celle de la face supérieaitî laisse voir (FiG. 6, b) les détails suivants : on distiiç^ comme en dessus, dos bandes alternativement p claires et plus foncées, mais disposées de façonàate^ ner avec celles de la partie supérieure ; uneia^ claire correspond à une bande foncée et inversemeî Les bandes claires (Fie. 7, c) sont formées par h c^ cule ayant conservé le moulage, parfois même «^ portion des parois de l'épiderme ; les cellules swt* peu près rectangulaires, plus allongées que celles dcl* face supérieure ; les bandes foncées sont garnies s nombreux stomates très nettement conservés [Fiset 9, bj. Les deux cellules arquées qui circonscrivtt' l'ostiole sont bien visibles et ressorte nt en noir «^ur » préparation. Entre les stomates, qui sont sussez régulièrement disposés, les cellules épidermiques ont utf forme différente de celles des bandes claires; elles *■' présentent sous la forme de petits mamelons arrondi* déprimés, plus petits, le tiers ou le quart de ces àei" nières.
Nous avons supposé que des bandes vasculaiw^ étaient placées au-dessous des bandes hypodermiques supérieures ; par conséquent, les lignes de stoma^ auraient occupé sur la face inférieure Tintervalle coiH' pris entre les nervures. Les empreintes portent, do reste, d'une manière très apparente^ sous forme de sH' Ions aplatis et parallèles, les traces de ces nervures; i les lignes de stomates y sont également visibles 9S^
Taspect de côtes aplaties et de môme largeur que les sillons.
Souvent les feuilles ont leurs bords enroulés ou repliés en dessous sur une certaine étendue, de sorte qu'en coupe transversale, elles offrent quelquefois Taspect d'un mince cylindre aplati, analogue à celui qu'aurait laissé un gros pétiole dont la partie centrale aurait disparu et qui ne serait plus représenté que par sa couche épidermique ; les dimensions considérables des Tttanophyllum et l'épaisseur de la houille qu'ils ont laissée pouvaient légitimer l'hypothèse que l'on avait affaire à des pétioles aplatis (ÏOdontopteris par exemple ; les Fia. 11 et 12, qui représentent des préparations faites sur les bords mêmes repliés en dessous, montrent que cette supposition doit être abandonnée. En effet, la ligne médiane de chacune des deux préparations correspond au bord même de la feuille, et sur la Fia. 12, à gauche de cette ligne, on voit la cuticule qui correspond à la face supérieure, et, à droite, celle qui appartient à la face inférieure ; les deux cuticules, d'abord superposées, ont été dédoublées ; il est clair que dans le cas d'un rameau ou d'un pétiole, cette opération n'aurait pas été possible.
Du reste, l'incurvation des nervures vers la base d'attache et la forme de cette base indiquent que l'organe était bien une feuille et non un pétiole.
Le nombre des feuilles de Titanophyllum trouvé à Commentry est considérable ; beaucoup sont incomplètes, mais quelques-unes sont entières ; souvent elles sont réunies en assez grand nombre les unes à côté des autres, mais sans trace de plantes auxquelles on puisse les rattacher. Nous représentons (Fio. 5) une large plaque réduite à 1/30 offrant 16 feuilles étalées séparées ou s'entrecroisant et à peu près de même grandeur. Provenance. — Banc des roseaux.
6S6 Genre DICRANOPHYLLUM. GrandEcrt.
DieranophyUam. Grand*Ëury. Comptes^RendhLs Ac^ Sciences, t, LXXX, p. 1021. Flore car5. du dép. de ial: p. 272.
Dicranophyllum. Zeiller. Explic. carte géoL de la. France.^ p. 157.
Feuilles linéaires aiguës variables de long'ueur, a&e plusieurs fois dichotomes ; celles qui portent les gr; ne le sont qu'une seule fois, dénature coriace, h parcourues par des nervures fortes, saillantes. p£s lèle au bord de la feuille, insérées en spirale soij rameaux et les ramules, très nombreuses» conîiè'* par leurs bases. Elles sont fixées sur des coussmâ saillants, sub-rhomboîdaux obliques, rappelant ceaxè: Lepidodendrons, mais formés par la base charnue ^ feuilles décurrentes latéralement et plus semblables ceux de certaines Conifères.
Les feuilles, d'abord réunies en toufTe serrée à \e trémité des rameaux, s'étalaient sur les portions (te branches plus âgées et finissaient par retomber obliqi: ment de haut en bas le long de la tige.
Rameaux florifères très peu modifiés et semblable aux rameaux feuilles, organes mâles constitués para nombreux petits cônes axillaires, organes femelles ovules et graines, disposés en grand nombre le lotf de la partie linéaire dressée non encore bifurquée àt la feuille qui alors ne subit plus de nouvelle dichoto- ' mie.
DICRANOPHYLLUM GALLIOUM. Gband'Eury.
(Pl. LXX et Pl. LXXI, Fio. 3 et 4)
l)icranophylIum gallicum. Grand'Eury, loc. cit., p. 275, pi. XIV, fig. 8 à 10.
Diera&ophyllujn gallioum. Zeiller, loc, ct^, p. 158, pi. CLXXVI, ûg. 1,2.
Feuilles persistantes, linéaires, simples sur une longueur de 15 à 20 millimètres, puis se séparant en deux branches divergeant de 30^ environ, égales, longues de 10 à 15 millimètres; celles-ci se bifurquent à leur tour sous un angle de 40'' et forment deux pointes aiguës, longues de 8 à 10 millimètres. Les deux bifurcations successives s*exécutent dans un même plan.
La partie simple de la feuille est parcourue par trois nervures parallèles ; celle du milieu, la plus importante, se divise en deux cordons qui pénètrent dans les deux premières bronches, en même temps que Tune des nervures latérales. Chaque lobe possède donc deux nervures qui se séparent à la deuxième bifurcation pour entrer dans chacune des deux pointes de Ja feuille qui ne possèdent qu'une seule nervure.
Les feuilles sont insérées sur un mamelon rhomboîdal, à angles supérieur et inférieur aigu, dont les dimensions varient sensiblement d'un échantillon à l'autre, mais deux à trois fois plus haut que large. Le point où la feuille se détache est placé au quart supérieur du mamelon et la nervure médiane se continue avec une sorte de carène longitudinale qui s'étend jusqu'à son extrémité inférieure, de là une assez grande ressemblance, comme nous l'avons dit, avec les mamelons foliaires des Lepidodendrons.
Description des échantillons.
Sur la FiG. 1, Pl. LXX, se voit un rameau large de 12 à 15 millimètres et de plusieurs décimètres de longueur recouvert en partie d'une couche de houille de plus de 1 millimètre d'épaisseur; en bas de l'échantillon, la houille a laissé sur l'argile l'empreinte d'un certain nombre de cicatrices ; toute la partie supérieure du ra-
me au est garnie de feuilles dressées contre Im tst néaires, mesurant 5 ou 6 centimètres ; sur qaâ: unes, on peut constater deux bifurcations
La Fio. 2 se rapporte également à une raméale fouillée, les feuilles linéaires sont plus et plus serrées que dans Téchantillon qui précédé le bas, elles se sont étalées dans une direction pm perpendiculaire au rameau.
Provenance. — Puits Sainte- Aline.
Sur les FiQ. 1 et 8, dans la région dégarnie defaâ on peut observer des résidus de ces oi^anes enca* tachés aux cicatrices, de longueur et d'orientatis: férentes comme si le rameau avait été soumis à chocs répétés qui peu à peu auraient brisé et les appendices ; du reste les deux rameaux sont e^ rés de nombreux fragments de ces organes.
L'échantillon représenté (FiG. 4) est un rameau bc trant des cicatrices nues et d'autres sur lesquelles se attachées des feuilles étalées perpendiculairement s dernier et de plus un jeune ramule s'en écartant sa malement et muni de feuilles serrées les unes oac les autres en forme de bourgeon allongé ; le ramule en voie d'élongation.
Provenance. — Tranchée de Forêt.
Les Fio. 6 et 7 montrent des rameaux brisés presqf normalement ; les feuilles, étalées plusieurs fois, dicb tomes, semblent verticillées, mais cet aspect proxic de ce que sur les jeunes rameaux les bases de feuilte disposées en spirales régulières se touchent ou sontestrémement voisines.
Provenance. — Puits Forêt.
L'extrémité de rameau de la FiG.3 est garnie de feuillas plusieurs fois dichotomes, à l'aisselle desquelles se trouvent des corps charbonneux formés d'ëcailles rapprochées, longs de 5 à 6 millimètres, larges de 2 à 3, ot(h-
des, acuminés, qui nous paraissent être des bourgeons ayant contenu les étamines, bourgeons assez analogues de forme et de dimensions à ceux qui renferment les organes mâles de certains Cordaîtes.
Provenance. — Puits Forêt.
Dans la Fig. 5 on reconnaît un jeune rameau feuille. Les feuilles, peu distinctes quant & leur forme à cause du mode de cassure qui passe par Taxe du rameau, sont accompagnées à la base d*un certain nombre de graines aplaties et détachées, de sorte qu'il est impossible, d* après cet échantillon, de se faire une idée de la manière dont elles étaient disposées soit sur le rameau, soit sur les feuilles.
Il nous a donc paru intéressant de figurer, à titre de complément, un échantillon recueilli à Ronchamp (Haute-Saône), par M. Parcheminey et qui jette quelque lumière sur cette question.
DICRANOPHYLLUM GALLICUM. Var. D. Parchemineyi.
(Pl. LXXI, Fig. 5)
Portion de rameau mesurant 9 millimètres de diamètre environ montrant en bas les cicatrices foliaires sous-corticales, longues de 6 millimètres et larges de 3, rhomboldales, à angles supérieur et inférieur aigus, formant ainsi des losanges allongés.
La plupart des mamelons sont garnis de feuilles une seule fois bifurquées, la partie non divisée a une longueur de 2 centimètres 1/2 environ ; les dents atteignent à peine 10 millimètres et divergent sous un angle de 50^ environ ; elles sont coriaces, aiguës et parcourues par une seule nervure, la portion simple de la feuille, quoique mesurant seulement 1,5 à 2 millimètres de largeur, a laissé une épaisseur de houille plus considérable qu*à Tordinaire, ce qui indique une solidité et une rigidité plus grande.
Entre les parties non bifurquées de feuilles, m çoit un nombre considérable de petites graines q laissé une couche épaisse de charbon. Dans régions de Téchantillon, en a par exemple, on moyen de la loupe non pas seulement en contai encore attachéeSf un certain nombre de graines.
Bous un grossissement suffisant, on peut sui faisceau vasculaire qui, partant de la chalaze, va cher sur la feuille ; celle-ci en supportait un grand nombre paraissant sMnsérer sur la nervur : diane. Les graines sont ovoïdes, acuminées, longes 4 millimètres et larges de 3, dressées.
Le nucelle mesure 2°",8 de hauteur et 2 milliis^ de largeur ; du côté de la chalaze, les tég'umente îs minces et atteignent à peine quelques dixièmes de s limètre ; ils s'épaississent au contraire dans la rcp opposée et mesurent presque 1 millimètre ; àc quelques graines détachées, on reconnaît le canal c cropylaire qui traversait cette région.
On comprend facilement que Tempreinte houilIiS^ n'ait pas conservé plus de détails discernables ; toos^ fois, il ressort de la description qui précède que la rameaux fructifères des Dicranophylluni n'étaî^r pas modifiés, que les feuilles fertiles portaient dim' tement les ovules et les graines sur leur partie n^ bifurquée, probablement attachées en chapelet te unes au-dessus des autres le long de la nervure mèdiane ; que tout le changement que ces feuilles suhi^ saient se bornait à un épaississement plus considérable de la partie inférieure et à la présence d une seule bifurcation qui donnait naissance à deux lobes raides en forme d'aiguillon.
La structure interne des graines étant inconnue, an ne peut dire si leur organisation rapprocherait les Dicranophyllum des Cordaites, des Cycadées ou des
Conifères ; leur port rappelle plutôt ce dernier groupe que les deux précédents , c'est ce qui nous a déterminé à les ranger dans la classe des Conifères. Mais la disposition et le nombre des graines placées sur une même feuille les éloigne certainement des Salisburiées, auxquelles on les avait comparés à cause de la forme bifurquée du limbe.
DICRANOPHYLLUM LONGIFOLIUM. N. species.
(PL. LXXI, FiG. 1)
Cette espèce, désignée par erreur dans TÂtlas comme Dicranophyllum striatum^oonsiXixie en réalité une espèce nouvelle. Sa diagnose est la suivante :
Rameaux ou tiges cylindriques de 12 à 15 millimètres de diamètre, portant dos cicatrices sous-corticales en forme de losanges allongé.^, à angles supérieur et inférieur aigus et à angles latéraux arrondis, longs de 8 millimètres et larges de 2, revêtus d'une couche de houille de près de 2 millimètres d'épaisseur, portant des feuilles longuement persistantes ; le rameau, dont une portion seulement a été figurée et dont les extrémités manquent, mesure 50 centimètres.
Feuilles dressées, appliquées étroitement contre le rameau, de dimensions considérables ; présentant deux dichotomies successives.
La portion simple du limbe a 60 à 70 millimètres de longueur ; il est parcouru par trois nervures très visibles, séparées par de nombreuses stries longitudinales ; sa largeur est de 3 millimètres. Les deux branches de la bifurcation atteignent 50 à 55 millimètres ; l'angle d'écartement est à peine de 3*^, tandis que dans le D. gallicum cet écartement atteint 30°.
Chacune d'elles possède deux nervures, dont l'une est à peu près médiane, tandis que la deuxième longe
le bord interne ; la largeur des lobes est de 1' 3* dichotomie donne naissance à deux branches longues de 22 à 23 millimètres, largres de t/2 parcourues par une seule nervure, et dont l'écar! ne dépasse pas à 3 à 4*, tandis que dans le D.tpt cet écartement atteint 40". Il en résulte pourli^ qui nous occupe un port parliculier ; les fenifla flistantes, longues de plus de 14 centimètres, dis et serrées contre le rameau, lui forment un fcc? épais ; elles ne s'étalent pas et encore moins se rr sent de haut en bas, comme dans le Z>. gallicuir~
Les deux espèces sont donc parfaitement di^ par la différence dans la longueur des feuilles, !' écartement des branches de leurs bi furcations i leur disposition sur les rameaux et les tïg'es.
Provenance. — Tranchée Saint Edmond.
DICRANOPHYLLUM STRIATUM. Grand-Eoit, (Pl. LXXI, Fig. 2)
DioraoopltyllBin strlatiun, Orand'Bury. Flore c&rb. d^' la Loire, p. 275, pi. XXX, flg. 1 et 2.
Feuilles caduques contrairement aux espèces pnf dentés, toujours isolées. Divisées une ou deui^ rarement entières, branches des dichotomies rapt^ chées, moins raides et moins coriaces que ceUes ^ espèces précédentes, longueur très variable, depuis . jusqu'à 200 millimètres, larges de 5 à 6 milIimétR' planes, parcourues, suivant qu'elles sont plus ou idod larges, par 4, 5, 7 nervures égales, rapprochées convergentes à la base de la feuille. Certaines fetf/^ élargies à la base ont présenté une sorte de ca* ayant pu servir de réceptacle à une graine (GrandW
Ce mode d'insertion des graines serait alors bi« j
L'échantillon représenté (Pl. LXXI, Fig. 2) est fragmenté, la partie entière du limbe manque complètement; si on en juge d'après ce qui reste de la feuille, cette portion aurait pu atteindre 10 à 12 centimètres ; au point où la bifurcation commence, elle atteint 8 millimètres de largeur. Les deux branches de la dichotomie sont égales ; elles mesurent chacune un peu plus de 3 millimètres de large et 75 millimètres de long ; Tune et l'autre sont parcourues par 7 nervures fines, égales, parallèles, sans aucune division. Les branches de la deuxième dichotomie ont une largeur de 1™",5 et une longueur de 55 millimètres ; leur angle décartement, comme celui de la première bifurcation, mesure quelques degrés seulement ; elles sont longuement atténuées en pointe aiguë, parcourues par des nervures fines, au nombre do 4 à 5, que Ton peut suivre presque jusqu'à l'extrémité. La feuille que nous venons de décrire aurait pu atteindre 23 ou 24 centimètres de longueur et aurait dépassé la taille de colles qui ont été décrites jusqu'ici ; les nervures sont également plus nombreuses, et la pellicule de houille qu'elle a laissée indique un limbe assez épais et rigide.
C'est le seul échantillon que nous ayons remarqué dans la collection envoyée au Muséum par M. Fayol ; peut-être forme-t-elle une espèce ou une variété, mais l'état fragmentaire où elle se présente n'autorise pas, selon nous, à faire maintenant cette distinction. Provenance. — Tranchée Saint-Edmond, à 24 mètres. Nous avons représenté (Fig. 3 et 4, Pl. LXXI) deux fragments qui appartiennent au D. gallicum et qui présentent les particularités suivantes :
Le premier est l'extrémité d'un rameau orné d'un certain nombre de feuilles, large de 8 millimètres, recouvert partiellement d'une couche de houille présentant les caractères extérieurs des cicatrices des Dicra-
nophyllum ; à Taisselle de quelques f&uilles ae des bourgeons écailleux, ovoïdes, longps de 6 mètres et larges de 3, qui doivent être des bec mâles ; sur quelques-uns, la houille a conserré la forme des écailles. Dans les parties où l'axe pourvu de houille, la moelle cylindrique se comme articulée et divisée par des dîaphrsems peu obliques et inégalement distants.
Provensince. — Tranchée Saint-Edmond.
Le deuxième est un fragment de ti^e de 2 ce^ très de diamètre, dépourvu de feuilles, mais r conservé vers le haut un certain nombre de cicatr reconnaissables ; quelques feuilles de DicranophyL gallicum qui raccompagnent laissent supposer que! a bien affaire à cette espèce.
La région dépourvue de houille montre égakms le moulage cylindrique de la moelle coupé par i lames minces de houille placées obliquement et :• paraissent être des restes de cloisons transversales.
Les Dicranophyllum auraient donc eu une moei' artisiforme comme celle des Cordaîtes, mais les i phragmes y auraient éié moins réguliers et moc: constants.
Provenance, — Tranchée Saint-Edmond.
Dans ce chapitre, nous donnerons la description des principales espèces de graines trouvées à Commentry, qui n'ont pu jusqu'ici être rapportées d'une manière certaine à des plantes recueillies à l'état d'empreinte. "Nous commençons par le genre Rhabdocarpus trouvé également à l'état silicifîé dans les gisements de Grand'Croix et dont on connaît la structure interne.
Graines i symétrie binaire.
Genre RHABDOCARPUS. Goeppert et Berger.
RbabdooarpuB. Qœppert et Berger, de fructibus et iem, form. lith.
Rhabdocarpus. Grand*Ëury, loc, cit., p. 205.
Rbabdocarpas. Brongniart, Graines fos. silio.y p. 21.
Graines variables de grandeur, 3 à 5 centimètres de longueur^ ovales ou oblongues, terminées en pointe ou en cône tronqué, arrondies et ombiliquées au sommet, légèrement aplaties, à section transversale elliptique, marquées de sillons longitudinaux assez nets. Testa formé de deux téguments distincts, l'un extérieur sarcoteata mou, charnu, dont le tissu est parcouru par de longs tubes à parois épaissies, colorés à l'intérieur, groupés en nombre variable et séparés par un tissu cellulaire dont les éléments^ d'assez grandes dimensions, ont une section prismatique ou rectangulaire, épiderme formé de cellules à parois très épaisses recouvrant immédiatement le tissu tubuleux, ce dernier a produit à l'extérieur les sillons qu'on y observe. Endotesta dur, résistant, composé de plusieurs cou*
ches de cellulea superposées, différentes d^ toutes fortement ligniQées.
Double système vasculaire; le faisceau chslazé: développé forme un lacis épais à la base du nocb enveloppe une partie du s&c embryonnaire de plu«, deux branches récurrentes qui se relêTor suite dans le plan principal de la graine et h l'endotesti jusque vers le micropyle.
Nucelle avec chambre polUnique assez dévrisfi canal poUinique allongé en tube souvent fendu i trémité et ^'engageant assez loin dans l'ouveitun: cropylaire du testa.
RHABD0CARPU8 CONICUS. Broust.
(Pl. LXXII, Fia. 17, 21, 22, Î3)
Rhabdooaxpas oonlcus. Brongt, Gr. fos. sil., p. 69, f- Rhabdooaipua ooniouB. Reiiault,Cours de bot. foi., p-
Graines allongées, coniques, arrondies a la ba% section transversale elliptique, longues de 30 i ^ millimètres, larges de 16 à 17 millimètres et épaù» de 13 à 13 millimètres.
Sur la Fio. 31, qui représente une coupe longiï dinale passant par le micropyle, on distingue les tr tails suivants : a, Sarcofesfa formé de tissu cellulaiii et sillonné, surtout vers l'extérieur, de longs tute colorés en noir par la houillification dos produit gommeux ou résinoîdes qui y étaient contenus; i Endoteata. composé de cellules fortement épaissiei 771, canal micropylaire creusé dans le testa; n, aucellt réduit à son épiderme ; m a, endosperme déplace di sa position primitive et contenant un archégone.
La FiQ. 21 bis montre quelques détails plus grossie -r : a' est une portion de Yendotesta avec ses cellulef
fortement lignifiées ; n, le nucelle dont Textrémité terminée en tube est sortie du canal micropylaire du testa et se trouve repliée de droite à gauche. L'endosperme terminé en cône tronqué est visible en ma, e* en co se trouve un archégone au milieu du tissu déchiré.
La partie inférieure de la graine a été représentée (FiG. 22) avec un grossissement de -- et (FiG. 22 bis)
sous celui de q- ; dans cette dernière figure, le faisceau
chalazien volumineux ch s'élève verticalement, forme
une épaisse couche vasculaire en o, dans le tissu même
du nucelle ; en f\ f, elle s'irradie autour du sac em-
bryonnaire, et les faisceaux séparés montent presque
jusqu'à mi-hauteur du sac. A sa partie inférieure, elle
envoie deux faisceaux vasculaires f, f qui s'incurvent
de haut en bas et se relèvent ensuite dans le testa, en
passant entre les deux téguments, et atteignent presque
la région micropylaire de la graine.
Une coupe transversale est représentée FiG. 23 ; la section est elliptique : en a, se trouvent les deux téguments ; en c, Tendosperme enveloppé par la membrane du sac embryonnaire et Tépiderme du nucelle.
Les coupes dont nous venons de donner une description sommaire ont été faites dans un Rhabdocarpus conicus des gisements silicifiés de Grand'Croix.
L'échantillon de la Fig. 17, qui laisse voir la graine de forme sensiblement elliptique à l'intérieur des enveloppes en partie enlevées, provient de la tranchée de Forêt.
RHABDOCABPUS ASTROCARYOIDES- (Pl. LXXII, Fig. )8)
Rliabdooarpns •strooaryoiâes. Grand'Eury. toc. cù flg. 13.
Oraines plus volumineuses, mesurant 33 miUiiB dans leur plus grande largeur, hautes de 33 milliat: légèrement ombiliquées à la base, arrondies. brusquement atténuées au sommet qui se tennivi un prolongement saillant, couche de houille ê laissée par les téguments et marquée de sillons côtes, suivant la longueur. Le prolongement vrai laire est plus large et plus rapidement décroissanl dans l'espèce type décrite par M. Grand'Eury.
Provenance. — Tranchée de Forêt.
RHABDOCABPUS TUNICATUS. Gokppbht et BeisR {PL. LXXII, Fig. 18)
Rhabdooarpiu tnnloatiu. Goep. et Berger. De fructït^
sein., p. 21. tab. 1, flg. 10 et 11.
RhabdooarpuB touioatos. Grand'Eury, loc. cit.. pt. IV
lletn'.
Graines volumineuses, mesurant 23 à 35 millimi^ dans la partie la plus élargie, longues de 40 millim^ s'atténuant, quand tes téguments sont complets, u^ rapidement en pointe aigufi. Couche de houille épaii^ marquée de stries longitudinales très accusées.
L'échantillon qui a été figuré a perdu une portion i^ téguments dans la région supérieure, de manière <^ la diminution de diamètre paraît beaucoup plus brusli' que dans l'espèce type et rappelle celle que not^ venons de décrire.
Provena.nce. — Tranchée de l'Espérance.
RHABDOCARPUS OVOIDEUS. N. speciea.
(PL. LXXII, FiG. 20)
Graines larges de 22 millimètres, longues de 38 à 40 millimètres, ovoides, présentant à la base un prolong^ement servant à l'insertion, atténuées dans la région ncûcropylaire en une pointe obtuse ou tronquée. Couche de houille laissée par les téguments, épaisse et parcourue par des stries longitudinales.
Provenanoe, — Tranchée de Forêt.
Les graines qui composent le genre A/iabdocarpus se distinguent facilement des CordaicBrpxis par leur forme plus allongée ; elles sont toujours sensiblement plus hautes que larges ; le Sarcotesta, est sillonné de stries très apparentes , soit sur les empreintes, soit dans la houille même laissée par ce tégument. Lorsque les téguments ont été enlevés, la graine apparaît moins aplatie que dans les Cordaicarpus ; elle est discoïde et ne présente pas, à la base, d'échancrure cordiforme.
Ooppert avait rapporté les Rhabdocarpus aux Mono-' cotylédones j mais leur structure interne, la présence d*une chambre poUinique et d'archégones doivent les faire ranger dans Tembranchement des Gymnospermes.
Comme nous Tavons dit précédemment, les Dolerophyllum, semblent avoir eu pour graines des semences dont les téguments striés rappellent ceux des Rhabdocarpus, et les détails que nous avons reconnu dans Torganisation du faisceau foliaire rapprochent ces dernières plantes des Cycadées, par conséquent les graines qui nous occupent auraient appartenu à un genre particulier, disparu, rentrant dans cette classe.
OraioM polyfon««.
Dans ce groupe, nous rang-eona les graiaei téguments présentent un notzibre variable de cïi gitudinales. Ce groupement est purement arâ c'est à cause de l'impossibilité où l'on est adu^ de rapporter ces graines à leurs g'enres rasp^: végétaux, trouvés en empreinte ou à l'état péin& nous avons adopté ce classement.
Genre GNETOPSIS. B. R. R. Z. (1;.
Graines petites, bautes de 3 à 5 millimètrest-^ de 2 à 3, elliptiques sur une coupe lonpKi^ circulaires ou ovales sur une coupe traosversiksentant souvent un certeiin nombre de crêtes sél correspondant à autant de côtes longitudinales ' toutes, te tégument de faible épaisseur se conDau dessus par un organe divisé, lors de la matunu^ graine, en trois ou quatre branches recouvert* nombreux poils très fins, plus ou moins étaiéseî? faitement distincts ; l'une des fonctions de cetW f* de l'enveloppe était d'aider à la dissémination fi graine.
ONETOPSIS ELLIPTICA, (Pl LXXII, Fia. 30 à 33]
Nous donnons la description de cette esp^i ^\ été trouvée dans le quartz de Grand'Croix, pouf pléter l'bîstoire du genre (3). \
(1) Sur un nouveau ^eare de graines fossiles du ^ houiller supérieur, B. Renault et R. Zeilier (Compiti-»'^ des Séances de l'Institut, T juillet 1894).
(2) Sur les Gnétacées du terrain houiller, B. Bentuli-;
Les graines appartenant à cette espèce étaient renférinées dans un ovaire ouvert.
Cet ovaire est formé par deux feuilles carpellaires [FiG. 30, 31) soudées sur un tiers environ de leur hauteur ; chacune d'elles contient deux graines.
I^a cavité ovarienne renferme donc primitivement quatre ovules, mais il est peu probable que tous les quatre fussent fécondés, si on en juge par les échantillons qui ont été étudiés, deux seulement semblent être parvenus à maturité. Ils sont dressés au fond de la cavité formée par les carpelles.
Comme Tovaire est ouvert, la protection est complétée (FiG. 32, 33) par des poils nombreux partant de tous les points de la surface interne des carpelles et dépassant l'extrémité des ovules. Les deux feuilles carpellaires ont leurs bords supérieurs dentelés et légèrement recourbés en dehors. Elles sont parcourues par cinq ou sept faisceaux vasculaires à trachées internes et se prolongeant jusque dans les dentelures. La hauteur de Tovaire est do 6™", 4 et sa largeur de 3"™, 4 à cette époque de son développement ; il se termine inférieurement par un prolongement recourbé qui allait s'insérer sur le rameau fructifère.
Les ovules renfermés dans l'ovaire sont sensiblement de môme âge et non encore fécondés.
Ils sont unitégumentés. Le sac embryonnaire complètement développé renferme deux archégones placés symétriquement à sa partie supérieure dans un plan parallèle à celui de la suture des carpelles.
Les cellules de Tendosperne sont visibles autour des archégones ; ces derniers ne renfermaient pas encore ou ne renferment plus d'oosphères.
Le nucelle refoulé par le sac embryonnaire n'est représenté que par son épiderme et par la chambre poUinique dans laquelle on distingue un certain nom-
&42 bre de grains do pollen; il se continue an dit un canal conique pénétrant dans l'ouverture ee laire du tégument ; ce dernier se prolonge em a entonnoir qui surmonte les ovules et atteint b supérieure de la zone de poils où ils sont plongé. espèce d'entonnoir se divisait suivant sa lo: certain nombre de languettes munies de f litaient le transport par les vents de la gri sortir de l'ovaire.
Un autre mode de dissémination paraît appartenu à ces graines curieuses ; en o&et, k ment s'épaissit d'une façon marquée à la part» Heure et le tissu est creusé de nombreuses lu aériennes qui devaient permettre à la ^rsioe de i à la surface de l'eau.
Quatre faisceaux vasculaJres partant de la bn l'ovule montent entre l'épiderme du nucetle etliBi brane du sac embryonnaire, jusque vers la cbs poUinique.
Au milieu des poils qui protègent les otuI« reconnaît un certain nombre de grains groupai tétrades pluri-cellulaires, identiques à ceux coflia dans les sacs de certains Bruchm&nnia.
La présence d'un ovaire, incomplet il est vrai,)! fermant un certain nombre de graines, permet di mettre l'existence de ûnétacées à l'époque de la lant tion du terrain houiller de Rive-de-Gier et par extet^ dans celui de Commentry, qui a fourni les es[>c; suivantes :
QNETOPSIS TRIGONA. N. epecies B. R., R. Z.
l*exténeur de trois créted saillantes, correspontrois côtes longitudinales alldnt de la chalaze au yle, à tégument de faible épaisseur, longues de iTxiètres et larges de 2. L'appareil disséminarme d'abord au-dessus de la graine une petite e cylindrique de 0*",8 de longueur, puis se di- 1 trois branches égales, longues de S^^^^h et coude poils déliés. La graine étant mûre s'était pée de la cavité ovarienne.
>oenance. — Tranchée de Forêt.
ONETOPSIS HEXAGONA. N. specieô. B. R., R. Z.
(PL. LXXII, Fl&. 25, 26) opsls hexagona. B. R., R. Z., loc. cit., 7 juillet 1884.
'aines à section transversale marquée extérieudnt de six crêtes saillantes correspondant à six s longitudinales allant de la chalaze au micropyle, jument de faible épaisseur, longues de 3 millimètres irges de l"",?. L'appareil disséminateur, long de nillimètres, forme d'abord une sorte de tube presque ndrique, qui se résout plus ou moins promptement trois branches ; Tune de ces branches se divise à i tour en deux autres, à une distance de 12 milli- Ires environ, à partir de la base ; toutes sont couiiefi de poils fins et étalés ; les branches sont moins irtées que dans celle qui précède.
Provenance. — Tranchée de Forêt.
GNBTOPSIS PLUMOSA. N. species.
(PL. LXXII, FiG. 27. 28, 29)
Oraines probablement trigones, petites^ longues de
millimètres et larges de i'^'°,5, à tégument peu
pais. L'appareil disséminateur, long de 18 à 20 milli-
métras, volumineux, d'abord simple à la baw, eu deux branches ; chacune d'elles se lésocl nombre considérable de poils longrs. a tantôt serrés les uns contre les autres, taotct û plus ou moins étalée et courbés . I
La division de l'appareil seulement en deux sa qui se résolvent presqu'imniécliatezneQl eo cj nombre de poils allongés, nous a fait regard espèce comme distincte des précédentes. |
Prouenance. — Tranchée de Forêt. i
Genre TRIGONOCARPUS. Baoser. I
Tiigonooarpaa, Brongt. Prodrome, 1828.
TrlgonooarpBs, Hooker. Trans. soc.roî/aiff. iS5i. Trlgonooarpua, Ooeppert et Berger, de fructiU et •<& Trlgonooarpiu, Fiedier, Dis fos. fruct. lier sleù^i-
TrigonooarpuB, Grand'Eury, loc. cit., p. 183. Trigonooarpas, Brongt. Graines fos. eUicifiêei, p- i^-
Graines elliptiques trigones, à trots carënei saillantes ne se prolongeant pas en ailes.
Téguments au nombre de deux : l'un interne, coriace, formé de cellules fortement incrustées ; I')' souvent détruit, mou et charnu. Les trois an^Ier plus marqués à la partie supérieure et correspoidans cette partie à trois sutures qui paraissent j"^ se disjoindre à l'époque de la germination. Les ^ ments se prolongent supérieurement en un taiciof. tubuleux, tantôt en conservant sensiblement )s m'' épaisseur, tantôt en prenant un épaississemeot {^ considérable dû surtout au développement de 1'^*^ loppe charnue ou Sarcotesta. Lo faisceau ch>las<t très développé, émettait d'eibord trois cordons r/sf laires, parcourant la partie extérieure du Sarcote*' puis, à la base du nucelle, envoyait un nombre ^
considérable de faisceaux qui montaient le long de la membrane du sac embryonnaire. Le nucelle était séparé de Vendotesta par un tissu formé de cellules rameuses, destiné à alléger le poids de la graine et à permettre son transport par les eaux.
A sa partie supérieure le nucelle renferme la chambre poUinique contenant encore des grains de pollen.
Li*eiidosperme montre souvent deux archégones assez bien conservés.
TRIGONOCARPUS OLIVAEFORMIS. Lind. et Hutton.
(PL. LXXII, FiG. 42, 43, 44, 45)
Tri^onooarpiiin olivaelorme , Lindley et Hutton, Fossil. Flora ofgreat Britain, vol. III, pi. 222, fig. 1, 3.
Graines longues de 25 à 27 millimètres, larges de 17 à 20 millimètres, globuleuses, terminées par un prolongement micropylaire assez apparent. Marquées longitudinalement de trois côtes saillantes.
Chalaze présentant une base arrondie, lorsque les téguments sont enlevés, triangulaire, au contraire, lorsqu'ils ont été conservés.
Provenance. — Tranchée de Forêt.
TRIGONOCARPUS NOEGGERATHI. Brongt.
(Pl. LXXII, Fig. 46 à 52)
Trlgonooarptis Noeggerathi, Sternb. Versuch, einer, etc.,
vol. 1, p. 49, pl. LV, fig. 6 et 7.
Trigonooarpus Noeggerathi, Lindley et Hutton. Fos. FI. BHt., t. III, p. 193, tab. 222.
Palxnacites Noeggerathi, Goeppert et Berger, loc. cit., t. 1, fig. 1 et 2.
Trigonooarpnm Noeggerathi, Fiedler, u5er die fossilen frûchte der Steinhohlen formation, p. 277, tab, 21, fig. 1, tab. 22, tab. 27, fig. 30,31.
Trigonocarpns Noeggerathi, Grand'Eury, lôc cit., p. 183, pl. XV, fig. 1 .
Graines trigones marqués à la base d' cicatrice correspondant à rattache, ombiliqn tre; téguments épais ayant laissé une couche îinpo? de houille, laissant encore voir les trois crêtes h tudinales qui montent jusqu'au sommet. Il c rare que la compression ait déterminé la des trois valyes qui composent le testa de lat
Elles mesurent environ 28 à 30 millimètr<^a sur 15 à 18 de large.
Souvent on constate une certaine dissymétrie forme de la graine, comme si elle avait été les côtés d*un rameau.
Provenance. — Tranchée de Foret.
Tantôt, comme dans les Fio. 46, 47, on remsrtpwe base trois petites crêtes entre les côtes prineî tantôt ces crêtes font défaut, mais elles ne se longent pas quand elles existent au delà du quart de hauteur de la graine à partir de la base.
TRIOONOCARPUS PU8ILLUS. BaONGT. Species.
(PL. LXXIl, FïG. 59 à 62)
TrigonocarpuspusAUiifl, Brongt. Cnraines fos&iles siHcij p. 25, tab. B, fig. 1, 2, 3.
Les graines que nous rapportons à cette espèce s(^\ sensiblement plus grandes que celles qui, trouvées i Tétat siliciiié, ont servi à l'établir, mais Taspect extérisiv est le même ; elles mesurent 15 millimètres de long sur 8 mètres de large, tandis (pe les graines de Grand'Croix atteignent seulement 9 mîlliniètres ei longueur et 5 en largeur. Les graines de Commentry sont recouvertes par un testa épais, portant à la bamb trace très nette de la cicatrice d'insertion, parcoun, suivant sa longueur, de trois arêtes allant de la hm au sommet, et terminé en pointe assez aiguë.
tL
CJertains échantillons montrent trois fentes disposées suivant les arêtes comme si le testa avait pu s'ouvrir HXJL moment de la germination ou sous Tinfluence d'une légère compression en trois valves distinctes.
D'après Brongniart, le testa mince est entièrement formé d*un tissu dense et compacte offrant cependant deux couches superficielles différentes de la zone moyenne composée de cellules rayonnantes.
Le testa se prolonge supérieurement en un micropyle tubuleux. La chalaze est traversée par un faisceau vasculaire volumineux. Le nucelle présente un sommet conique montrant toujours un espace vide bordé d*un tissu cellulaire spécial et contenant des grains de pollen.
Dans quelques échantillons silicifiés que nous avons en préparation, nous avons reconnu en plus les détails complémentaires suivants :
Sur une coupe transversale faite un peu au-dessus du milieu de la hauteur de la graine, la section du nucelle est triangulaire ; aux trois angles on remarque un prolongement qui allait s'attacher aux trois angles correspondants du testa ; k l'intérieur du nucelle se trouve un sac embryonnaire renfermant le tissu de Tendosperme conservé et deux archégones dans lesquels on peut enxïore distinguer des oosphères.
Dans la chambre poUinique se trouve un assez grand nombre de grains de pollen à section elliptique et pluricellulaires. Le faisceau chalazien, après avoir traversé le testa, s*épanouit et envoie entre Tépiderme du nucelle et la membrane du sac embryonnaire plusieurs cordons vasculaires longeant la membrane du sac et s'élevant jusqu'à la base de la chambre poUinique.
Genre TRIPTEROSPERMUM. Brongt.
D'après Brongt., loc. cit.^ p. 25, ce g-enre coed des graines dont la forme générale est celle des r. nocarpus, et Tamande dépouillée du tes£a en ad tous les caractères ; mais ce testa ^ très épais, ^f longe en trois ailes saillantes et est composé de k^ couches. L'interne est formée d'un tissu serré, ^ coloré et très opaque ; Textérieure, plus épaisse ! constituée par un tissu plus lâche et plus transpira Ces deux couches sont séparées d'une mamèn ï nette et sont même quelquefois disjointes ; eSa continuent en s'amincissant dans les ailes et auto:?: micropyle qui forme un bec épais et saillant.
Le faisceau chalazien est formé de vaisseaux ste et de trachées très fines qui, traversant le testa., s étals pour former le disque chalazien et couvrent daos s assez grande étendue la surface externe du sac es bryonnaire.
TRIPTEROSPERMUM ROSTRATUM. Species.
(PL. LXXII, FiG. 68)
Graines d'assez grande dimension, mesurant ayecla ailes près de 28 millimètres en largeur, les ailes is: saillie sur la surface d'environ 4 millimètres. L'épil'' seur de la graine est sensiblement de 20 millimètre Sa longueur totale atteint 42 millimètres.
Le testa proprement dit, que Ton reconnaît à b houille que ses enveloppes ont laissée, se prolonge es une sorte de bec charnu, épais, ombiliqué au sommet * L'empreinte ne permet pas de reconnaître les détaHs de structure interne constatés dans les échantillooi silicifiés.
Provenance, — Tranchée de Forêt.
Genre HEXAPTEROSPERMUM. Brungt,
Graines allongées présentant en coupe transversale une figure hexagone se prolongeant aux angles en six ailes plus ou moins développées.
Le testa est mince, tantôt formé d'un seul tégument,
tantôt de deux enveloppes différant par leur structure.
Les ailes présentent une faible épaisseur dans ce
dernier cas, tandis qu'elles sont plus larges et plus
développées dans le second.
HBXAGONOCARPUS CRASSUS. N. epecies.
(PL. LXXII, FiG. 53 à 55)
Nous rapprochons cette espèce du genre Hexapterospermum créé sur des préparations silicifiées, par Brongniart ; mais dans Timpossibilité de pouvoir identifier de simples moulages avec des espèces faites d'après la structure anatomique, moulages qui ne portent souvent que sur le corps même de la graine, c'està-dire sur Tamande, et dont on pourrait contester la valeur générique, nous avons préféré la décrire sous celui de Hexagonocarpiis .
Graines à testa épais, mais très incomplet dans les échantillons trouvés à Commentry.
Le moulage de romande mesure 27 millimètres, suivant la longueur, et 13 à 14, suivant son épaisseur; il est marqué de six côtes et de six sillons très accusés, depuis la chalaze jusqu'au micropyle.
L'extrémité chalazienne mesure près de 10 millimètres de base et est marquée sur les bords de 6 dépressions arrondies correspondant aux 6 sillons de la surface ; elle est ombiliquée au centre.
Les côtes sont égales, à arêtes vives équidistantes. Leur nombre permet facilement de distinguer ces
graines dos moulages analogues laissés par les ' nocarpus, sur lesquels on ne voit que trois eôteè i de la base au sommet ; quand on peut en rec trois autres intercalaires, elles s'arrét«nt avmn£ «Ts^ atteint la moitié de la longueur de la g^^ne. Provenance. — Tranchée de Forêt.
HEXAGONOCARPUS INAEQUALIS. N. apeci««.
(PL. LXXII, FiG. 57, 58)
Graines à testa plus mince que celui de l'esp oédente. Moulage de l'amande à section dli* aplati, haut de 21 h 23 millimètres, large de 1 mètres, suivant sa grande dimension et de 9 mil! seulement dans le sens de la petite.
Marqué & la aurrace de six cdtes à ardtes vive de la base au sommet, inégalement écartées ; o face, prises au milieu, sont distantes de 6 millimèev tandis que celles des côtés sont éloignées seulemeotâ 3 millimètres. Les sillons sont ooncavea, mais màm profondément creusés que dans l'espèce précédente.
L'extrémité chalazienne présente une base elliptiqn mesurant 3 et 2 millimètres de diamètre, ombiliqu^^ au centre, mais dépourvue de dépressions.
HEXAGONOCARPUS PIRIFORMIS. N. specie».
(Pl. LXXII, FiG. 67. renversée).
Corpollthea mbcIavatoB? Orand'Eury. FI. carb, dép. l.nirt page 186. Vel Polypterooarpos, pi. XV, Gg. 8.
Graines se rapprochant plus sûrement de celli tenues dans le genre Hex&gonospermum de Bron Renflées au sommet légèrement mucroné, attér la base, longues de 30 millimètres environ et de 6 millimètres, longuement piriformea, parc
long^tudinalement par 6 côtes égales équidistantes, prolong^ées en ailes larges de 3 millimètres.
Le corps de la graine est infléchi légèrement à la base, comme si elles avaient été insérées plusieurs ensemble à l'extrémité d'un rameau.
La houille laissée par les ailes ne présente pas les veinules transversales signalées par M. Grand'Eury dans le Carpolithes aubclavatxÀSy elle est lisse, peu épaisse, le corps de la graine ne parait pas non plus avoir été strié à la surface.
Pro-venance. — Tranchée de Forêt.
Genre DECAGONOCARPUS. N. genre.
Graines à testa très épais, à section décagonale. Les 10 angles se prolongent en 10 ailes allant de la chalaze au micropyle. La forme générale de la graine est celle d'un ellipsoïde de révolution très régulier dont le grand axe serait sensiblement le double du petit.
Le testa^ ainsi que les ailes, sont marqués de stries transversales très visibles.
DECAGONOCARPUS OLIVAEFORMIS. N. species.
(Pt. LXXII, FiG. 56) (1).
Graines à téguments épais, mesurant en longueur 35 millimètres et en diamètre 16 millimètres, extrémités supérieure et inférieure arrondies. Les ailes, toutes égales, ont une largeur de 3 millimètres ; elles s'atténuent rapidement, mais d'une façon régulière en approchant de la chalaze ou du micropyle.
Leur surface est marquée de rides transversales, parallèles et très visibles.
(1) La figure a été reliée par erreur sur la planche avec celle qui porte le n* 55.
Cette espèce paraît se rapprocher du Pobj^i permum RenauUi Brongt. par la structure desé mais dans l'espèce que noua décrivons, la sectk'fL\ sente la forme d'un décagone, tandis que l'espètt Rive-de-Gier est hexagonale et porte douze ailes.: six grandes et six petites.
Prouenance. — Tranchée de ForÔt.
Genre COLPOSPERMUM. N. genre.
Graines cylindriques, allongées, terminées ea péa plus ou moins saillantes aux deux extrémités, it mince marqué extérieurement de côtes arroodis --j pourvues d'ailes, mais séparées par des sortes de fli'-j s'entrecroisant et formant un réseau à mailles al^ gées et aiguës à leur extrémité. t
Malgré le peu d'épaisseur du testa, il se mora composé de lames entrecroisées, superposées, fona» chacune de Obres cylindriques parallèles entre ^ rectilignes ou plus ou moins contournées.
Toute la surface du testa, est recouverte à'unff derme formé de cellules prismatiques juxtaposées! façon à montrer à la loupe ou au microscope un "** hexagonal parfaitement régulier ; chacune des caUnl' est marquée au centre de sa surface libre polygo"* d'une dépression circulaire ou elliptique.
Le faisceau chalazien est volumineux ; il se divise*^' dessous du sac embryonnaire en un très grand Boaux' de bandes vasculaires qui montent dans le nucel^^" long des parois du sac jusqu'à la région microp;'^
Le nucclle est creusé au-dessus du sac d'une cbiSibre pollinique et on rencontre un certain nomhw* grains de pollen.
Le testa se prolonge en une sorte de pointe caa^f*
Ce genre rappelle celui créé par Brongniart sous le nom de Ptychotesta^ par la constitution des différentes couches fibreuses qui forment l'épaisseur du tégument, mais en diffère en ce que les replis de ce dernier ne se prolongent pas on forme d'ailes, et par les crêtes irrégulières et multiples qui existent entre les côtes peu saillantes, mais beaucoup plus nombreuses.
A ce genre^ nous rapportons plusieurs graines à la surface desquelles nous avons reconnu, à l'aide du microscope, les crêtes irréguliëres dont nous avons parlé et répiderme caractéristique composé de cellules prismatiques hexagonales.
COLPOSPERMUM SULCATUM (Pl. LXXII, Fig. 63 à 66)
Garpollthes snloatus. Presl. in Sternberg, Flore du Monde primitif, tab. X , fig. 8, vol. IL
Garpolithes suloatus. Grand 'Eury, loc. cit., p. 187, pl. XV, fig. 18.
Trigonooarpuxu Sohulzianaiu* Fiedier, p. 295, T. XXIV, die fossilen fruchte.
Graines variables de grandeur, cylindriques, atténuées en pointe aux deux extrémités quand elles sont complètes, généralement régulières, mais quelquefois un peu recourbées à la base. Testa marqué de côtes nombreuses longitudinales, souvent continues d'une extrémité à l'autre de la graine.
D'autres fois interrompues ou écrasées, séparées par un réseau très fin, rarement visible sur les empreintes, teste recouvert par un épiderme formé do cellules prismatiques hexagonales paraissant déprimées au centre.
Sur la Pl. LXXIII, Fig. 1, nous avons représenté un échantillon bien conservé montrant les deux extré-
mités terminées par un prolongement tronqué.
Nous avons cru utile de compléter la àsssz précédente en donnant deux coupes : l*une fa^asai l'autre longitudinale, faites dans un échaotilloa s provenant de Grand'Croix.
Sur la Fia. 2, qui représente une coupe b» la région médiane de la graine, on voit que k; est replié en forme de boucles un certain nc^ fois; les replis sont inégaux et inég^emeat S^ entre eux, on remarque des crêtes plus ou msmî lantes qui proviennent des lames s'entrecro^r formant un réseau entre les côtes principales: lames sont également produites par le testa^ des replis se touchent, au lieu d'être contouroéfi boucles .
Malgré sa faible épaisseur, on reconuait facflee qu'il est formé par la superposition de plusieur« ches composées chacune de longues fibres paniâ rectilignes ou contournées, dont la direction e^ii rente si Ton passe d'une couche à la suivante ; ^ disposition devait donner au testa, une très gn& solidité.
En dehors de ce premier tégument, il semble f en a existé un autre de consistance charnue doal ne retrouve que des lambeaux; c'est lui qui porter Tépiderme à cellules prismatiques hexagoiu^ dont nous avons fait mention.
À rintérieur de la graine on reconnaît facilec^ l'épiderme n du nucelle qui s'est contracté et se troa^ à une assez grande distance du testa; plus en dedtf^ la membrane se du sac embryonnaire, et entre te deux de nombreux cordons vasculaires venant de b ohalaze et pour la plupart adhérents à la membnv du sac.
oalJ d0^
Sur la PiG. 3, qui représente une coupe longitudinal passant par le micropyle, on peut distinguer en a le testsL offrant de très grandes inégalités d'épaisseur résultant des crêtes superficielles rencontrées par la préparation ; au-dessus de la partie dure et colorée formant le premier tégument, se trouve une couche moins épaisse, charnue, formée de cellules à parois minces, arrondies, recouverte d'un épiderme à cellules hexagonales.
Le nucelle n'a conservé que son épiderme n et une portion de la chambre pollinique c p où se trouvent quelques grains de pollen ; il est surmonté d'un petit mamelon qui était engagé dans le canal micropylaire m du testSL avant la macération éprouvée par la graine.
Genre PACHYTESTA. Brongt. (1)
O. Paohjrtesta, Brongt. Gr. fos. silicif.t p. 23. O. Pachytesta, Grand'Eury, loc.cit.^ p. 203.
Qraines volumineuses pouvant atteindre 11 centimètres de long et 5 de large, ellipsoïdales.
Testa épais mesurant 5 à 6 millimètres dans la zone moyenne et quelquefois 12 millimètres dans les ré* gions micropylaire et chalazienne, formé de cellules allongées, sinueuses, repliées de diverses manières, suivant la partie que l'on examine, marqué à la surface, sur les empreintes, de sillons longitudinaux convergents aux deux extrémités.
Le testa, est parcouru de la chalaze au micropyle par des bandes vasculaires disposées sur deux surfaces ellipsoïdales concentriques ; ce sont les plus extérieures
(1) Les caractères du genre sont pour la plupart fournis par l'étude de graines conservées par la silice.
qui donnent las aillons des empreintes. Il est en trois segments par trois lames long'itudiiuLfe tissu particulier à éléments plus fîna et paraLcid n'est pas rare de trouver le tégument fendu direction de ces lames. Chacune d'elles é^ de départ d'une bande qui, se divisant bientôt ce autres, allait rejoindre le nucelle occupant la p intérieure de la graine ; ce nucelle était dozac nuia au centre par six lames longitudinales. L'intox compris entre le nucelle et l'épiderme interne (b s divisé ainsi en six compartiments était rempli p»:^ ment par un tissu lacuneux ; le reste semble avoir éc cupé par des loges contenant de l'air destiné à sa la graine & la surface de l'eau. Le nucelle est pla.; une sorte de pédicelle discoïde fort développé st vant à l'intérieur du te$t& très épais dans la rts chalazienne.
Le faisceau vasculaire qui la traverse émet à li^ hauteurs dilTérentes les deux systèmes de faiscoqui montent concentriquement dans l'épaisseur tégument ; arrivé au-dessus du pédicello étalé en diaç:. dont noua avons parlé, le faisceau, qui a pris e importance considérable, s'irradie en forme de cupt-se divise en un très grand nombre de branches losf tudinales qui, après avoir parcouru le tissu nuc^Ht* en diminuant peu à peu d'importance, se terminent. peu au-dessous de la chambre pollinique. Celle-«ù n surmontée d'un prolongement cylindre-conique du excelle qui s'engage dans le canal micropylaïre du testi La chambre renferme souvent un grand nombre ib grains de pollen de taille fort différente. Le sac «>bryonnaire est toujours vide; sa cavité estg-arniefr^ quemment de cristaux de quartz.
PACHYTESTAINCRASSATA. Bronot.
(PL. LXXIII, FiG. 4)
Paohsrtesta inoraBsata^ Brongt. Graines fos. silicif.fi^, 89 pi. XIX, pi. XX.
Graines mesurant 10 à 11 centimètres de longueur et 5 à 6 de largeur, de forme ellipsoïdale, à contour symétrique et extrémités arrondies.
Testa, présentant à la surface des sillons longitudinaux convergents vers les deux extrémités et provenant du système vasculaire le plus extérieur qui traverse le tégument.
Tes^a fortement épaissi sur toutes les régions, ce qui donne à la graine un contour ovale arrondi .
Nucelle placé sur un pédicelle chalazien très proéminent à bords inférieurs circulaires fortement infléchis, relié au testa par six lames cellulaires allant de la chalaze au micropyle, parcouru par un nombre considérable de faisceaux vasculaircs partant en rayonnant de la cupule vasculaire chalazienne, occupé à son sommet par une chambre pollinique très développée et terminé par un long prolongement cylindro-conique engagé dans le canal micropylaire du testa, et rempli d'un nombre considérable de grains de pollen.
Provenance. — Tranchée de Forêt.
PACHYTESTA GIGANTEA. Brongt.
(PL. LXXIII, FiG. 5 à 9)
Pachytetta gigantea, Brongt, loc. cit., p. 85, pi. XVII, XVIII, XXI.
Paohytesta gigantea, Grand*Eury, loc. oit, p. 204, pi. XVI,
Graines de dimensions considérables mesurant 8 à 9 centimètres de longueur sur 3 à 4 centimètres de
largeur; de forme ellipsoïdale relativement pW grée que dans l'espèce précédente, légèreEnent ôi? trique au sommet, qui se prolonge en uae sorte obtus, testa, moins épais que dans le f . irvr'i montrant à la surface des sillons lon^tudînaux gents aux deux extrémités, arrondi à la partie rieure.
Nacelle placé sur unpédicelle moins proëmiast: dans l'espèce précédente et à bords circulaireis :ii5a plus surbaissés, réuni au testa par six lames Itmç dinalcs limitant autant de loges aériennes.
Chambre poUinique de grande» dimensions et tenant des grains de pollen.
Il n'est pas rare dans cette espèce de voir le fendu suivant les trois lames de lissu qui, sur coupe transversale, le divise en trois segments.
Nous avons donné (Fie. 6) une coupe transféra d'un P. giyantea. silicifié. Le testa s'y montre d/f^' trois portions distinctes ; dans son épaisseur on ■ marque tes faisceaux vasculaires a disposés sut<fac cercles concentriques; au centre se voit lo ou-t^ placé à une certaine distance du testa..
Sur la Fia. 7, qui représente une coupe passaol^ la région micropylaire, en a se trouve le testa «J* nant, placé à une certaine distance le nucelle n ^^ l'épiderme ep a été séparé par la macération, le ôs. nucellaire est terminé par un petit mamelon placé i~' dessous du canal micropylaire m, qui paraît être continuation de l'épiderme du nucelle. Le sac ei bryonnaire n est représenté par une simple memtW sans aucune structure et offre une cavité dont les pirois sont garnies de cristaux de quartz.
Dans la Fig. 8, le testa a, épaissi fortement à la bmest traversé par le faisceau vasculaire f, duquel se détachent dans toutes les directions et à deux
clifTérentes les bandes e e qui constituent les deux zones concentriques parcourant lefe^ta; en c /i, le faisceau s*étale en forme de coupe, puis se divise en un grand nombre de branches qui s'élèvent dans Tépaisseurdu nucelle n.
La FiG. 9 montre une section transversale du tissu écrasé du nucelle traversé par les cordons vasoulaires /, /^venant de la chalaze et s*élevant jusque près de la ohambre pollinique ; en e' p* se trouve Tépiderme du nucelle, et en e p Tune des six lames cellulaires qui le réunissaient au teste, après s'être soudées deux à doux dans le voisinage des bandes marquant les trois segments de la graine.
T^ovensLUce. — Ces quatre figures sont tirées de préparations silicifiées de Qrand*Croix.
Genre CODONOSPERMUM. Bronst.
O. Codonospermtun, Brongt. Graines fos, silicifiées^ p. 28.
Graines de dimensions et de forme variables, globuleuses, ou ellipsoïdales, à surface lisse ou marquée d'un étranglement circulaire placé sensiblement vers le milieu de la longueur de la graine. Composées de deux parties distinctes : Tune qui est la graine proprement dite, reconnaissable à sa forme de pyramide à huit ou dix faces, terminée en pointe; Tautre, arrondie, portant huit côtes convergent vers la chalaze et vide. Tantôt la graine proprement dite se prolonge en huit dents disposées sur une circonférence marquant la ligne de jonction de la graine et de son appendice ; tantôt ces dents font défaut.
Testa formé de deux assises : Tune extérieure, cellulaire, charnue, d'une consistance assez faible, souvent détruite ; Tautre, plus résistante, composée de cellules
prismatiques allongées, parallèles disposées en superposées et s'entrecroisant.
La partie de la graine vide, sorte de cloche est composée de huit côtes en forme d'arcoaiu, m nuation de Vendotesta et d'une enveloppa oeQù qui les recouvre et constitue les parois de la tÀoâ cette dernière partie parut-être une continuat)«. earGotestà.
Le nucelle présente les mêmes particularités qiei graines que nous avons étudiées plus haut, c'est-a-£:i une chambre poUinique garnie de grains de palh un sac embryonnaire presque toujours vide, de dk breux faisceaux vasculaires s' élevant contre la pot du sac, de la chalaze à la base de la chambre fCr linique.
Le faisceau chalazien traverse la cloche aériem dans une sorte de tube qui lui sert de gaine et h l'tt trémité inférieure duquel viennent aboutir les bn côtes qui en soutiennent les parois.
Les empreintes fournissent tantôt te moulage de U graine complète, tantôt celui de chacune des dem parties séparées.
CODONOSPBRMUM MINUS. Gh.
{PL. LXXIII. Fio. 10, 11) Codonospeniram mlnns, Gr., loc. cit., p. 18S.
Graines petites, globuleuses, légèrement acur au sommot, marquées de huit côtes que l'on peut assez facilement du micropyle & l'extrémité lazienne de la cloche ; la séparation entre la g proprement dite et son appareil de disséminatic peu marquée. La hauteur et la largeur sont d'en 13 millimètres.
Provenfince. — Tranchée de Foi-êt,
CODONOSPERMUM ANOMALUM. Brongt.
(PL. LXXUI, FiG. 12, 13, 14, 18, 19, 22 à 26, graines silicifiées)
Codono&permum anomaluxn.Brongt., loc. cit., p. 29. Godonospermuin anomalum, Gr., p. 184, pi. XV, fig. 5.
Graines globuleuses, mucronées au sommet^ offrant à la surface de la graine proprement dite huit côtes peu saillantes, arrondies.
L'appareil aérien est peu développé , mais très distinct de la graine, marqué de huit sillons profonds.
L'aspect de cette graine sur les empreintes varie sensiblement suivant lo côté qui a été moulé, etsuivant l'aplatissement qu'elle a subi. Les Fig. 13 et 18 représentant deux échantillons vus en dessus ;dans le premier ,1a graine a été comprimée dans le sens même de son axe ; huit côtes assez saillantes partent du micropyle et vont en rayonnant à la périphérie; dans le second, la compression s'est faite un peu obliquement par rapport à l'axe et Ton aperçoit au bas de la figure une portion de l'appareil aérien. Dans la Fm. 14, la compression a été assez énergique pour faire disparaître presque complètement les huit côtes.
Pour compléter la description de cette espèce, nous donnons (Fig. 22 à 26) plusieurs coupes faites dans des graines siliciQées de Grand'Croix.
La Fig. 22 montre une partie de section longitudinale passant par l'appareil disséminateur et une portion de la graine.
Le testa a se prolonge au-delà de la graine proprement dite en une sorte de dent, la cloche aérienne est traversée par un tube contenant le faisceau chalazien ch* Le plan de la section passe dans la partie cellulaire placée entre deux côtes. Sur la Fig. 23, au contraire,il passe par ces côtes mêmes ; dans l'intérieur de la graine
se trouve une partie <lu nucelle n avec la chambrs linique cp, le tissu du nucelle est souvent bb conservé dans cette région (Fia. 24 n], et Is poUinique peut renfermer uo cazi:aiii nombre de polyédriques et pluricellulaires.
L'appareil disséminateur pouvais se détacher dt. graine, la Pic. 25 montre un commencement de Mp ration, nous avons plusieurs fois rencontré dans k magmas d'Autun un certain nombre de ces flotw réunis par groupe, mais détachés.
C0DONO3PERMUM ACUMINATUM. N. «pecÎM- (PL. LXXIH, Fio. ib)
Graines globuleuses, hautes de 15 à 18 millimiM et larges de 15, sommet micropylaire très prociuioe^ marquées de 8 côtes saillantes à arêtes vives, sépane par un sillon élargi et concave.
Les côtes sont beaucoup plus proéminentes etl'aiitf' mité micropylaire, plus accusée que dans le C. v»malum.
Provenance. — Tranchée de Forêt.
CODONOSPERHUH HAJUS. N. epcaim- (PL. LXXni, Fi6. 16)
Graines volumineuses mesurant 27 à 98 millimètres de diamètre, la hauteur ne nous est pas connua, c*r'* graine ne présentait que l'empreinte de la clocM aérienne. Cette dernière est marquée de 8 côtes tre) visibles venant aboutir au tube chalazien dont ^ diamètre considérable dépasse 4 miUimètrea de ^ mètre.
Provenance. — Tranchée de Forêt,
CODONOSPERMUM OBLONGUM. N. species.
(PL.LXXI1I, FiG.17)
Godonospeminm jimiox? Gr., loc. c^^,PL. XV, Fig. 5.
Graines allongées, oblongues, aouminées au sommet, hautes de 18 millimètres et larges de 12, marquées de 8 côtes très saillantes séparées par un sillon profond et arrondi. Appareil disséminateur bien distinct de la ^aine, mais peu développé, parcouru par huit crêtes longitudinales très nettes.
Cette espèce difTëre du C. acuminatum par sa forme oblongue et plus allongée et du C. junior par son contour moins globuleux, par son appareil disséminateur moins contracté et par ses côtes plus saillantes et plus marquées.
Provenance. — Tranchée de Forêt.
CODONOSPERMUM DECANGULOSUM. N. species.
(PL. LXXXIII, FiG. 20)
Graines volumineuses, comprimées, mesurant 23 millimètres de diamètre, hauteur inconnue, caractérisées par la présence de 10 côtes, tous les autres codonospermum observés n'en présentent que 8. Il est assez difficile de se rendre compte de la dépression circulaire existant à 5 millimètres du sommet, peutêtre est-ce l'appareil disséminateur que la compression a rendu apparent sur le moulage de la graine ellemâme.
provenance. — Tranchée Saint-Edmond.
CODONOSPERMUN LAEVI-COSTATUM. N. species.
(PL. LXXXIII, FiG. 21)
Graine allongée mesurant 1 2 millimètres de longueur et 8 millimètres de largeur. Nettement divisée en deux
parties, par un étranglement circulaire, la pi Bon appareil diBsémioateur sont arrondis, mir^ huit côtes peu apparentes ; co dernier, un peuple que la graine.porte k son extrémité chalazienneu! pédoncule.
Provenance. — Tranchée de Forêt.
CODONOSPERMUM OLrVABFORME. B. R., y.*p»»
(PL. LXXIII, Fi6. 27. 28, 29)
On trouve à Commentry quelques graines oble* longues de 2 centimètres environ , larges de 1'^ mètres, présentant 8 côtes peu marquées, seàtA visibles à la partie supérieure et quo nouscroyoc; voir rapprocher sinon identifier avec des yrs«*^ cifiées de même forme et de même dimeawon fnant des gisements de Orand'Croix.
Nous représentons (FiQ. 27) avec un grossiMsa*' trois diamètres une section longitudinale passant* blement par l'axe de la graine.
On y remarque comme dans les autres espects Codonospermum deux téguments, l'un extérieur v nu, peu résistant, souvent enlevé ; les cellules f^" composent sont polyédriques, à parois ornées de pJ tuations ; l'autre, dur, coriace, de couleur foDC». constitué par des cellules allongées, plus ou * contournées, fortement incrustées, l'enrfo/Mi^ ^f""' dans l'enveloppe extérieure des sortes de crêtes tesff bées de différentes façons, placées en lignes longit» nales au sommet de la graine et donnant naiBSSiHV' côtes que l'on y remarque.
L'intérieur de la graine est occupé par le n' ou moins déformé, terminé à sa partie supériei"* une chambre pollinique de grande dimension ^'^
mant un certain nombre de grains de pollen pluricellulaires.
Souvent Tépiderme seul est conservé et représenté par une membrane composée de grandes cellules à section transversale rectangulaire n (Fig. 29).
Dans son intérieur, on trouve le sac embryonnaire ^e dont la membrane s*est détachée de Tendosperme, et c'est contre cette membrane que Ton remarque encore adhérents les faisceaux vasculaires f; ces derniers, au nombre de seize, vont de la chalaze jusqu'à la base de la chambre pollinique.
La graine se continue en dessous par un espace vide en forme de cloche (Fig. 27 c a) dont les parois sont la continuation même des téguments de la graine, par conséquent organisées de la même façon. Il n'y a pas d'étranglement marquant, comme dans les espèces précédentes, une séparation entre la graine et son appareil disséminateur ; rien ne traduit donc à l'extérieur la présence de cet organe ; mais une cloison transversale, formée par Vendotesta,^ établit cette séparation, et un tube médian qui s'en détache vient aboutir à l'extrémité inférieure de la cloche, et c'est dans ce tube que se trouve renfermé le faisceau vasculaire qui, après avoir pénétré dans le nucelle, se divise en seize branches appliquées contre la membrane du sac.
Dans cette espèce, on ne remarque plus les arcs, au nombre de 8, se détachant du corps de la graine et aboutissant à Textrémité chalazienne ; c'est une dépendance continue de Vendotesta, qui soutient le tissu cellulaire mou extérieur ; par conséquent, l'appareil disséminateur ne pouvait se détacher de la graine comme dans les espèces précédentes; et celle-ci devait être soutenue par les eaux un temps beaucoup plus long.
Il est impossible, quant à présent, de soupçonner quelles sont les plantes houillères qui ont porté ces
graines stngulières.Ni à 5aint-EUenne,BiàGn*d'] pas plus qu'à Commentry, on n'a trouvé ds : en connexion qui pût fournir quelques iodices.
Genre SAMAROPSIS. Goeppbst.
O. Samaropsla, Goeppert, Die fos. Flon der periûi Fomation, p. 177, Grsnd'Eury, loc. cit., p. Ï77.
Le genre Samaropaw comprend des grainM i^ globuleuses, ovoïdes ou aplaties, entourées pari ment ou en totalité, par une expansion membnbea forme d'aile, généralement dirigée dansleplanp» de la graine et marquée, soit d'un réseau, soit d« de stries parallèles, simples ou ramifiées, aU^J contour de la graine à celui de l'aile ou ensuis bords.
Ce genre, nous n'en doutons pas, oompru' graines appartenant à plusieurs familles, teUo Dicranophylium, Walc/iia, etc. Nous avons dasi de Walc/iia provenant de la Charmoye, près Me nÎ8, qui laissent échapper des graines aiiéesiuwlt aux Samaropsis et certaines graines de Dicrai lum montrent dans la région micropylaire unes* sion membraneuse rappelant le Sa.ms.ropsis suit», Gr. ; mais dans l'impossibilité de rapporter aùrenu*' plupart des graines munies dans leur plan P""^ d'une expansion membraneuse à leur genre ou to"* respectifs, nous décrirons ici toutes celles frouvw Commentry et qui portent cet appareil de di* nation.
SAMAROPSIS TUNICATA. N. spwres. (Pl. LXVn, FiG.SOàîS)
Graines petites, hautes de 3 à 7 millimètres buiï» leur état de développement, largos de I à 2 inilliif*''''
ovoïdes ou plus ou moins cylindriques, allongées, acuminées et incurvées; entourées d'une membrane mince, recouvrant le corps de la graine s^étcndant en forme d*aile latéralement et se prolongeant sensiblement au-dessus en une sorte de pointe recourbée. La membrane, vue à la loupe, parait finement réticulée, les mailles du réseau sont allongées suivant Taxe de la graine.
Les Fia. 21, 23, 25 ont été faites à un grossissement de 5 diamètres.
Prooenance. — Tranchée de Forêt.
SAMAROPSIS ELONGATA. N. species, (PL. LXXIII, Fia. 35)
Graine à contour elliptique allongé mesurant 6 à 7 millimètres de longeur et 3 de largeur, entourée complètement d'une aile membraneuse très développée atteignant 22 millimètres de longueur et 7 de largeur, échancrée au sommet. La pellicule de houille n'a pas conservé la trace des stries qui pouvaient exister sur la membrane; elle montre seulement une ligne noire au sommet de la graine correspondant au canal micropylaire qui s'étendait jusqu'au bord supérieur.
SAMAROPSIS ELLIPTICA. N. species.
(PL. LVXIII, Fia. 36)
Graine à contour elliptique, petite, haute de 3 millimètres, large de 2, entourée complètement par une aile membraneuse à contour sensiblement elliptique longue de 1 1 millimètres et large de 9. La pellicule de houille n'a pas conservé la trace des stries qui pouvaient exister à sa surface.
SAHAROPSIS CARNOSA. N. sfMcin.
(PL. LXXIII, Fis. 37)
Graioe à contour elliptique, acumioée i extrémités, longes de 13 millimètres et lins! 5, entourée complètement par une aile de la» peu près circuIaire,tronquée & la base, aysatUwi couche de houille plus épaisse que dans les e? précédentes, marquée de plusieurs plia concenir^ parallèles aux bords de la graine.
ProueTiance. — Cette g^-aine, comme les préa tes, provient de la Tranchée de Forêt.
Les Sam&ropsis figuré par Gôppert (1), 'Nevbeir; par Lindley et Hutton (3),Geinitz (iJ,Grand'Euryii,! des formes et des grandeurs tellement difféKD-isf noua ne croyons pas,commenouB l'avons déj& dit,}*^ dilTérenteB espèces puissent appartenir au métnegf*'' peut-être même k une môme famille, nous conàdi) donc le genre S&maropsis comme provisoire, à«^ réunir les graines cylindriques ou aplaties muni^'^ aile membraneuse plus ou moins coriace, ente*» partiellement ou complètement le corp« de i* F**
L'étude des graines trouvées à Comnaentryet* nous avons fait sommairement la desoriptioa, "' l'aide des empreintes, soit en nous aidant des bj** espèces rencontrées à l'état silieifié, font reascff| quelques particularités intéressantes qui semWflB*^ ', tériser les graines houillères. l\
(f ) Die fossile Flora permischen, Pl. XXVIII, P'&- ">■ (2) Géologicitl swaey of Okio, Pl. XLIU, FiO. 7- I
" (3) oseil Flora of gre&t Brifain, vol. I, p. 2i0.
Tout d*abord la présence d'une chambre poUinique et d'un sac embryonnaire renfermant un prothalle femelle avec des archégones les rangent parmi les Gymnospermes.
Les téguments pouvaient se diviser en deux ou trois valves Cordaicarpus, P&chytesta^ Gaudrya, etc., au moment de la germination.
Dans beaucoup de graines de Gymnospermes actuels le nucelle est soudé au tégument par une large surface et le faisceau chalazien, après sa division au-dessous du nucelle, envoie des branches qui ne dépassent pas la région commune au nucelle et au tégument. Dans les graines de Gymnospermes houillères, le nucelle n'est attaché au tégument que par une surface très petite, il est pour ainsi dire isolé dans la cavité ; aussi pour atténuer YeSei de cet isolement si marqué comme dans les Pachytest^j l'extrémité du faisceau chalazien ne se divise qu'après son entrée dans le nucelle ; les branches vasculaires appliquées contre les parois du sac embryonnaire s'élèvent jusqu'à la moitié de sa hauteur en formant une sorte de cupule, souvent même l'enveloppent complètement et atteignent la chambre poUinique.
Le développement souvent extraordinaire de cette dernière partie du nucelle peut servir aussi de caractère distinctif aux graines de cette époque. Comme nous l'avons déjà fait remarquer, les grains de pollen qui y pénétraient avant même l'apparition du sac embryonnaire achevaient leur évolution en attendant la formation du sac et la maturation des archégones. Très rarement on trouve la trace d'un embryon, ce qui laisse croire que les effets de la fécondation étaient encore plus tardifs que dans nos Ceratozamia actuels et qu'ils ne se faisaient sentir qu'au moment de la germination.
Presque toutes les graines houillères sont pourvues d'appareils disséminateurs, soit aériens, soit aquatiques ;
tantôt ce sont de ^aodes ailes □seBQbnBF:^! nombre variable donnant pri^e au vent et plsà les côtes longitudinales que l'on reznarque ù genres Samaropsis, Tripterospermum, Polyplr^ mum, etc. ; tantôt des aigrettes munies de Iisiï; Stepha.no8perm.um., Gnetopsis, etc. 1
D'autres fois ce sont des réservoirs aériens ji* moins volumineux placés vers l'extréinité ciahtf Codonospermum, Polylophoapermumj etc. OcS« tissus lacuneux dont les mailles sont remplie: » placées, soit vers l'extrémité mïcropylaire, sàli^ cbalaze Gnetopsis, Ga.udrya, soit entre le nuoei' tégument Pachyfesfa. Quelquefois, sur la naènH (■■ on rencontre les deux genres d'appareils aquatiça aériens.
Ces précautions, multipliées pour favoriser b 6 mination des végétaux se reproduisant par gna étaient indispensables à une époque où l'eau Dssi qu'à l'état liquide ou à l'état de vapeur ; la ré^ était la même aux pôles et sous les tropiques, if ! les témoignages fournis par les empreintes boniBi) |
L'abondance extraordinaire de la vapeur d'eu« i tenue dans l'atmosphère amenait fatalement li iM \ de pluies torrentielles détruisant la végétation sv ' vastes étendues de terrain. Cette disparition n'étai'l» momentanée, grâce à la facilité aveo laquelle la ^lef des graines pouvaient être transportées par l'eaaffi vents.
On conçoit également que le développement ^ Angiospermes ait été longtemps paralysé par ces pi» fréquentes qui devaient enlever les grains de polï tombés sur les stigmates avant la fécondation ii ovules. Les Gymnospermes étaient plus hvonsii puisque legrain pénétrait immédiatement dans le iwcelle, où la chambre pollinique lui offrait un abri »ir
et des moyens de développement; nous pensons que la présence de cette cavité a joui un très grand rôle à cette époque dans Textension évidente de cet Embranchement.
D'autres conséquences découlent de l'étude des genres de graines que Ton rencontre partout dans les difiérents gisements du terrain houiller supérieur. Le nombre des genres dont on a pu reconnaître la structure, seulement dans les gisements silicifiés de Saint- Etienne et d'Âutun dépasse certainement quarante. La description de beaucoup d'entre eux a été publiée ; d'autres sont encore inédits, et il en reste encore à découvrir ; or, les genres Cordaicarpi«,R/ia6docarpiw, quelques Samaropsis seuls ont pu être rapportés avec certitude à des tiges fossiles connues.
Si, comme beaucoup de paléontologistes le font au-* jourd'hui, on retire de l'embranchement des Phanérogames, les Sigillaires, les Calamodendrées, il ne reste plus pour les terrains houillers de Saint-Etienne, de Commentry que quelques genres de Conifères, tels que les Waîc/iia, les Dicranop/iyWum, quelques genres cycadéens comme les Pterophyllum^ Titanophyllum? CycaditeSj pour avoir pu se reproduire par graines*
Mais déjà parmi ces genres les Wàlchia et les Dicranophyllum ont fourni en empreintes des rameaux fertiles portant des graines rentrant dans le groupe hétérogène des Samaropsis.
Il faut donc, par conséquent, supposer que, malgré les recherches nombreuses qui ont déjà été faites dans les différents bassins houillers supérieurs de la Franco, il reste encore à découvrir un nombre considérable de genres, ou bien que la proscription des Calamodendrées et des Sigillaires de l'embranchement des Phanérogames est trop absolu et seulement temporaire.