VIU PRÉFACE
mouvement des sujets , sans quelque échantillon d'études sérieuses, quoique incomplètes , ne peuvent captiver un instant que les frivoles ou les indifférents , et, si je ne devais toucher que ceux-ci, je les donnerais tous, sans exception, pour l'honneur d'être feuilleté par un esprit solide et de bonne foi.
Le public des lecteurs est diversement composé. A côté des poètes et au-dessous des érudits, il y a des hommes qui ont trop de science pour être rangés parmi les premiers et trop peu pour compter parmi les seconds. C'est pour ceux-là que j'ai écrit ce premier ouvrage , pour eux que j'ai été sobre dans beaucoup de citations philologiques et rései^vé dans l'emploi des ornements. Heureux si, après cette première épreuve , il m'est donné un jour d'aspirer plus haut et de n'écrire plus que pour les savants !
Paris, le d mars 1847.