PHILOSOPHIE LATINE
Tant s'en faut que le Platonisme ait disparu complètement en Occident pendant le moyen-âge : on le trouve très-
IV. plus haut, section ft, n*l. if 2 V. lleincrs, Hist. des sciences dans la Grèce , Ht. 3, chap. 5 , trad. Dr., ta. p. 280-510.
S V. Léo Alla ti us , De PaelUs r p. 87 et 91.
û Cf. Fabricius, Biblioth. #r. , 11*. S. ebap. 3. t. 3, p. 03-98, Harles. sur les ouvrages en langues orientale», relatifs au Tintée, t. ibUL, $7, t. 3, p. 137, Harle*
altéré, mais très-vivace encore, dans Bernard de Chartres, initié à la connaissance du Timée par le commentaire de Macrobe sur le Songe de S ci pion, ainsi que par la traduction et le commentaire de ChalcidiusJ.
Plusieurs commentaires latins sur le Timée , écrits au moyen-âge, existent en manuscrit dans diverses bibliothèques de France et d'Allemagne. Je ne puis parler que d'un seid. Il se trouve à Paris, dans un manuscrit de la bibliothèque du Roi, du fonds de Saint-Germain, coté sous le n°1095, depuis le folio 53 recto, jusqu'au folio 60 verso. L'auteur semble être le même que celui delà Plùlosophia mundiet de VImago mundi , c'est-à-dire Honoré d'Autun , ou plutôt Guillaume de Conches*. Ce commentaire, d'où sont tirés les renseignements donnés plus hauts sur Chalcidius, est fait évidemment sur sa traduction latine du Timée : il ne s'étend que jusqu'à la page 34 a de l'édition d'Henri Estienne (Paris, 1578), et l'auteur sait trop peu le Grec pour pouvoir aborder le texte même de Platon; car il dérive Thimœus du verbe grec thimio, je fleuris , et le mot archetipus de archos, princeps, et de tipos, forma. Tout ce que je dis de cet ouvrage est emprunté à M. Cousin , qui en a publié des extraits