‹ Etudes sur le Timée de PlatonChapitre 116 sur 140 · ÉDITIONS OU TIMÉE · texte numérisé non relu

ÉDITIONS OU TIMÉE

Pour indiquer toutes les éditions du Timée, il faudrait d'abord nommer toutes les éditions complètes des œuvres

1 V. H. Cousin, Fragments philosophiques— Philosophie schoUutiqut, 2- édition , 1840, in-8% p. 175 et 371.

2 Ibid. , p. 371.

3 Partie I , section 5 , $ 2, n' 6.

A Fragnu philos. -philos. schoL, 2* éd., 1840, in-8', p. 374-391.

NOTICE

de Platon ; mais cette énumération me parait inutile. Seu~ lement je rappellerai qu'à l'exemple de tous les derniers éditeurs, j'ai marqué en marge, le long de mon texte, les pages de l'édition d'Henri Estienne et de Serranus (Paris, 1578, en 3 volumes in-folio , reliés habituellement en 2 tomes) , et je ferai remarquer que l'édition partielle donnée par Fischer (Leipzig, 1760 — 1776, en U volumes in-8°),et l'édition choisie, donnée par Heindorf (1802 — 1809, en li volâmes in-8°), ne contiennent ni Tune ni l'autre le Timée. Ensuite il me suffira d'énumérer les éditions particulières du Timée , et de dire quels sont les textes dont je me suis servi pour constituer le mien.

Le Timée a été publié à part, 1° à Paris, chez Wechel, 1532, in-4% texte grec seul; 2° de même, chez Tiletanus, 1542, in-l?\ 3° chez Morcl, 1151 , in-Z|°; 4° en S rec et en latin , avec le commentaire de Chalcidius, à Paris, 1579, in-4*; 5° avec traduction latine , notes et index , par M. Lindau , à Leipzig, 1828, in-8°.

J'ai eu sous les yeux l'édition d'Henri Estienne et de Serranus, celle de M. BcLker, celle de M. Lindau et la seconde des deux éditions de M. S taliban m. Voici quelques renseignements sur chacune d'elles.

1° L'édition de Platon donnée par Henri Estienne, à Paris, en 1578, offre une nouvelle récension du texte, tandis que les deux éditions de Bâle n'étaient que des réimpressions de l'édition dés Aide, avec un petit nombre de changements : en regard du texte d'Henri Estienne se trouve la traduction de Jean de Serres (Serranus). Quelques notes philologiques sont rejetées à la fin de l'ouvrage.

c2° L'édition de M. Bekker, faite d'après la collation de nombreux manuscrits, et offrant une riche collection de variantes, entre lesquelles le savant éditeur a su choisir, a fixé le texte de Platon. Cette édition , commencée en 1816, se compose de trois parties en huit volumes, pour le texte, avec la traduction de Ficin au bas des pages, et de deux volumes pour les Commentaria critica, c'est-à-dire les variantes, et pour les scholies.

BIBLIOGRAPHIQUE. Zjll

3* M. Lindau a réimprimé le texte du Timée de M. Bekker avec un très-petit nombre de changements : il y a joint une nouvelle traduction latine, des notes etun index.

A' M. Stallbaum avait publié à Leipzig une première édition de Platon (texte grec seulement), dont le treizième volume contient le Timée. Il publie maintenant à Gotha une seconde édition, avec prolégomènes et commentaires, dont le septième volume, contenant le Timée et le Criiias, a paru en 1838. C'est cette dernière édition que j'ai euè sous les yeux. Pour Tune et pour l'autre, M. Stallbaum a eu la collation de plusieurs manuscrits, outre les variantes des éditions antérieures; mais la plupart du temps il y a trouvé la confirmation des leçons adoptées par M. Bekker. Cependant il a introduit dans le texte quelques améliorations, en général peu importantes; dans les questions douteuses ou à peu près indifférentes, il a mieux aimé ne pas suivre le savant éditeur de Berlin ; enfin il a fait un petit nombre de fausses corrections , et dans ses notes il en a proposé quelques autres , qu'il a eu du moins le bon esprit de ne pas exécuter. Tout compensé, il est difficile de dire si son texte vaut mieux que celui de M. Bekker.

J'ai suivi habituellement ce dernier texte; lorsque je m'en suis écarté , c'est par des raisons qu'on peut voir dans l'édition de M. Stallbaum, ou dans celle de M. Lindau, ou bien que je donne moi-même.

SECTION DEUXIÈME

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