‹ Etudes sur le Timée de PlatonChapitre 37 sur 140 · PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DES QUATRE CORPS ELEMENTAIRES · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DES QUATRE CORPS ELEMENTAIRES

Sous le rapport de la stabilité, Platon compare entre eux les quatre genres de corps, et assigne le premier rang au cube, c'est-à-dire à la terre, le second à l'icosaèdrt, c'est-à-dire à l'eau, le troisième à l'octaèdre, c'est-à-dire à l'air, le quatrième à la pyramide, c'est-à-dire au feu. Sous les autres rapports, il ne compare entre eux que les trois qui sont formés du même élément : les corpuscules de feu sont les plus petits, les plus aigus, les plus tranchants, les plus mobiles et les plus légers; ceux d'air le sont moins, ceux d'eau le sont moins encore. Probablement Platon sous-entend que les corpuscules de terre, c'est-à-dire les cubes, sont les plus grands, les moins aigus, lès moins tranchants, les moins mobiles et les plus lourds de tous ; mais U ne le dit pas.

Platon déclare que des trois genres de corps formés de l'élément scalène celui qui a le moins grand nombre de bases, ihyiaruç fiAntç , est le plus léger, parce qu'U se compose d'un

IV. Eufièbe, Prép. h„l t 5i Théodorct, Thirap., IV, 1; VaWre Maxim* , VUI,2A.

moindre nombre des mêmes éléments, % ôhyitrruv Çuviârwç t<ûv «ùtwv ppûv. Suivant la traduction de M. Cousin, celui qui a les bases les plus petites serait le plus léger , comme étant formé des mêmes éléments, mais plus petits. Mais il me paraît évident que voici la pensée de Platon : le tétraèdre régulier doit être plus léger que l'octaèdre et que l'icosaèdre, parce que les mêmes éléments sont au nombre de vingt-quatre seulement dans le premier, tandis qu'ils sont au nombre de quarante-huit dans le second, et de cent vingt dans le troisième*.

Toute cette théorie des corpuscules élémentaires a été combattue par Arîstote*.

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