DES VÉGÉTAUX
Telle me parait être la traduction exacte de ces deux dernières phrases, d'après le texte de M. Bekker, appuyé par les manuscrits. Au premier coup d'œil elles semblent se contredire en ce que l'une accorde au végétal un mouvement propre , que l'autre parait lui refuser. M. Lin d au insinue qu'on pourrait à la rigueur sous-entendre le substantif x<ty« avec l'adjectif oixtlcf, : alors le sens serait que l'arbre résiste aux impulsions du dehors et reste dans sa place propre. Mais il me paraît évident que l'adjectif otxet'a se rapporte à xtvijaet. Le mouvement propre au végétal , oixeix xhnvtç, cette agitation qui a lieu en lui-même, est l'un des mouvements énumérés par Àristote2, savoir le moument de la croissance et la circulation des sucs végétatifs, tandis que la faculté de se mouvoir lui-même , qui lui est refusée, serait la faculté de changer de place. Seulement il faut avouer que Platou s'est exprimé d'une manière un peu obscure. Galien, qui a compris ainsi ce passage duTiméeS,
1 V. notes 14 et 1S9.
2 Pttys., V, 1, p. 225, col. 2, L 7-9. Cf. Métaph. , X ( XI ) , 2, p. 1060, col. 2 , Bekker.
S Fragment latin sur le Timée, t. 5, p. 276 , 277, Chartlcr; De la nature des facultés physiques ,•!. 1 , p. Jte , L 50 , Baie ; Des op. d'Hippocr. et do Plat., liv. 5 , t, 1 , p. 298 , 299, Baie.