DU SANG, DE LA FIBRINE ET DU SERUM
Platon ne veut point parler ici de ces fibres qui réunies en muscles constituent la chair, mais des fibres du sang, petits filaments qui eu forment la partie la plus épaisse et qu'on en peut séparer, comme il le dit plus loin. Aristote parle aussi de ces fibres du sang, qu'il nomme de même îveçS. Suivant Platon, ce sont elles qui en se rapprochant et en s'unissant forment les tendons, les ligaments et les aponévroses, qu'il appelle nerfs*, tandis que la chair se forme d'après lui de ce qui reste du sang après qu'on en a retranché les fibres, c'est-à-dire de cette partie limpide du sang qu' Aristote et Platon 5 appellent l%Up et que Platon
1 Y. Dote 191.
2 V. note 185. «
3 Eut. des anim., m, 6, p. 515 , col. 2. 1. 50-33; III, 19 (14), p. 520, col. 2 , 1. 26 ; De* part, detaninu, II, 4.
4 V. note 152, $ 1.
5 Timée, p. 83 e.
considère comme susceptible aussi de se coaguler *. Ainsi , des trois parties composantes du sang, qui sont le sérum, la fibrine et les globules, Aristote et Platon ont connu la seconde , mais ils n 'on t pas établi de distinction entre le sérum et les globules, auxquels le sang doit sa couleur rouge.
NOTECLXXVIIL
DU PÉRIOSTE.
Ce qui attache réellement la chair aux os, ce sont les tendons, les ligaments et les aponévroses. Quant à la substance visqueuse et luisante à laquelle est attribuée ici la fonction de coller encore mieux la chair aux os, cette substance qui provenant de la chair et des tendons sert à faire croître et à nourrir les os, et dont la partie la plus pure, s'infiltrant à travers eux, arrose la moelle, ce ne peut être que le suc même dont la chair est pleine, comme Platon Ta dit plus haut en parlant de sa formation. C'est donc à ce suc qu'il attribue l'aspect luisant de la chair et des tendons et la force avec laquelle ils adhèrent aux os 2. Mais ici il semble surtout considérer ce suc comme réuni autour des os et y formant la membrane nommée périoste*, qui suivant lui sécrète le suc dont la moelle se nourrit à travers les os *. La seule autre membrane dont Platon ait parlé, c'est le diaphragme 5.
1 V. note 190.
2 Cf. Aristote , Hist. des anim., III , 5, p. 516, col. 2, 1. 1018, Bekkcr.
3 V. Aristote, Uist. des anim., III, 13 (11), p. 519, col. 1,1. 32col. 1,1. 61 6f. Des part, des anim., III , 11.
U V. note 184.
5 V. note 139.