COMPLÉMENT DE LA CLASSIFICATION DES MALADIES
Des deux classes de maladies dont Platon vient de par* Jer, celles de la première classe sont produites suivant lui par les défauts , la surabondance, ou les déplacements des quatre espèces primitives de corps dans l'organisation animale : ce sont les vices de tempérament , auxquels corresdent suivant lui, outre une foule de petites maladies qu'il a négligé d'énuméreH, quatre espèces de fièvre dont il parlera bientôt 3. ^
Les maladies de la seconde classe tiennent aux compositions secondaires , et viennent dé ce que les substances animales, savoir la chair, les tendons , l'humeur visqueuse , les os et la moelle, loin de se produire les unes des autres* dans leur état naturel, se décomposent et retournent chacune à la substance d'où elle est née : ce sont les diverses espèces de phthisie et de maladies des os et de la moelle, ainsi que nous venons de le voir.
Enfin Platon va parler d'une troisième classe de maladies qui tiennent les unes aux vices de la respiration, les autres à la pituite et à la bile formées par l'altération de deux des compositions secondaires , savoir du sang et de la chairî. Les maladies qu'il attribue aux vices de la respiration sont les affections pulmonaires, les points de côté, les pleurésies et le tétanos 4. Celles qu'il attribue à la pituite seule , ce sont les humeurs froides, les dartres, elles diverses espèces de catarrhes » ; celles qu'il attribue à la pituite et à la bile noire réunies, ce sont le cauchemar,
1 V. note 176.
2 V. note 192.
3 Tintée, p. 8:j b , c , d ; p. 85 et. Cf. notes 181 et 191. ft V- noies 186 et 187.
5 Y. note 189.
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répîlepsie et la folie i. Enfin celles qui résultent suivant lui de la bile seule, ce sont les maladies inflammatoires, les tumeurs, les fièvres bilieuses, la diarrhée et la dyssenterie a.
Pour ce qui concerne cette classification des maladies, je ne fais que répéter l'interprétation fort nette donnée à ce passage du Timce par Apulée, dont je puis opposer l'autorité à celle de Galien, qui veut assimiler toute cette théorie de Platon à celle d'Hippocrate, tandis que Platon a suivi ici principalement l'opinion du pythagoricien Alcméon3, et sur quelques points seulement celle d'Hippocrate et d'Anaxagorc*.
NOTE CLXXXVL